Archives de Catégorie: Société

LE QUÉBEC FACE A L’IMMIGRATION

Emma Massucci—Templier, Montréal   

 

Quel modèle pour le Québec: le multiculturalisme canadien ou bien l’interculturalisme québécois?

Le Québec est très souvent vu comme un Eldorado, une province où l’immigration est forcément liée à l’intégration, et où le quotidien connaît automatiquement une amélioration. C’est cet espoir qui a poussé 49 024 étrangers à s’installer au Québec au cours de l’année 2015, une majorité venant de France, de Chine, d’Iran, de Syrie, d’Algérie ou bien encore du Maroc.

Avec la récente élection du 45ème Président des États-Unis, Donald Trump, connu pour son repli nationaliste incarné par le slogan « America First » et plus spécialement par l’instauration de son décret anti-migration, le Canada connaît une hausse sans précédent du nombre d’immigrés états-uniens.

Quel sort est réservé à ces nombreux immigrants, venant des États-Unis mais aussi du monde entier, en arrivant au Québec ?

Il est vrai que les québécois ont toujours été ouverts à l’immigration, avec notamment en 2007 48% des Québécois qui pensent que leur province devrait continuer à accueillir 45 000 personnes par an. Cependant, le multiculturalisme, pour lequel le Canada est devenu attractif pour les étrangers, énoncé par Charles Taylor, n’est pas toujours valable au Québec. En effet, les 90 000 adhérents au Parti Québécois qui soutiennent l’indépendance du Québec montrent qu’il existe un fossé entre le Québec et le reste du Canada.

 

Les principales raisons de ce désir de détachement sont exposées par le Bloc Québécois, parti prônant lui aussi l’indépendance du Québec: « Pour que le Québec se gouverne lui-même, selon ses principes et ses valeurs », « pour établir des politiques qui reflètent les valeurs du Québec », « pour établir des politiques économiques en fonction de nos intérêts »… Mais quelles sont ces valeurs, qui séparent le Québec du Canada?

 

Le multiculturalisme canadien est apparu dans les années 60, il s’agit d’un modèle de gestion de la diversité ethnoculturelle des nouveaux arrivants, basé sur la reconnaissance du bilinguisme, des droits des autochtones et le respect des droits de tous les Canadiens, sans distinction fondée sur l’origine, la langue ou la religion. Ce système est très attrayant pour les étrangers, comme le montre les données publiées par Statistiques Canada qui stipulent qu’en 2011, le Canada comptait au total environ 6 775 800 personnes immigrées, soit 20,6% de la population totale. Des études réalisées par General Social Survey (GSS) et Canadian Community Health Survey (CCHS) ont montré que la plupart des groupes d’immigrants vivant au Canada ont un niveau de vie plus satisfaisant que les populations vivant dans leur pays d’origine avec, parmi 43 groupes d’immigrants, 38 d’entre eux qui ont une satisfaction de vie qui dépasse celui des populations vivant dans leurs pays d’origines de plus de 0,5 points (sur une échelle du niveau de vie le plus insatisfaisant au plus satisfaisant). Cette satisfaction peut être expliquée par le fait que, comme publié par The Washington Post, le Canada est un des pays connaissant le moins de racisme, tandis qu’il occupe le deuxième rang parmi tous les pays au chapitre de la tolérance et de l’inclusion.

 

Pourtant, le Québec désire s’éloigner de ce système pour diverses raisons. Il dénonce une mosaïque ethnoculturelle canadienne, où le multiculturalisme est néfaste tandis que les différentes et nombreuses ethnies vivant au Canada ne se perçoivent pas comme faisant partie de la même nation, qu’ils vivent sur un même territoire, mais ne peuvent véritablement « vivre ensemble » à cause de la barrière des valeurs et des cultures, qui les divisent et qui contribue au profilage racial. Le profilage racial se définit comme un comportement discriminatoire réel ou perçu de la part d’une autorité à l’égard d’un groupe d’individus en fonction de leur origine ethnique, nationale ou encore religieuse. Le profilage racial au Québec a pris de l’ampleur en 2003 et représente un vrai handicap pour la province aujourd’hui tandis que, par exemple en 2014 la Cour d’appel du Québec a confirmé un cas de profilage racial alors que quatre « africains » ont été victimes de discrimination dans un bar de Terrebonne ou encore en 2015 lorsqu’un immigrant a été interpelé par des agents de la Sécurité publique de Trois-Rivières qui l’ont questionné sur son identité et sa présence dans la ville sans motif apparent.

 

Aujourd’hui, les immigrants arrivants au Québec souffrent de nombreuses inégalités. Au niveau de l’embauche, bien que la discrimination à l’embauche soit interdite en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne, les discriminations sont bien réelles. En novembre 2012, l’Institut de Recherche et d’Informations Socio-économiques (IRIS) a prouvé ce fait, bien que l’étude publiée sur leur site internet ait été supprimée depuis. Selon l’IRIS, plus de la moitié des personnes arrivées au pays dans les cinq années précédentes occupaient un emploi pour lequel elles étaient surqualifiées. De plus, le taux de chômage des immigrants au Québec est presque le double de celui des personnes nées au Québec, et dans le cas des diplômés universitaires, le taux de chômage des immigrants détenteurs d’un baccalauréat est trois fois plus élevé que celui d’un natif. Par ailleurs, malgré leur niveau d’étude, les immigrants gagnent moins bien leur vie que les natifs, avec un revenu représentant en moyenne 82,9% de celui des personnes n’ayant pas immigré.

 

Les femmes sont d’autant plus touchées par ce type de discriminations tandis que 46% d’entre elles se trouvent en situation de surqualification, et qu’elles disposent d’un revenu moyen qui représente 90% de celui des femmes natives et 60% de celui des hommes nés au Québec.

 

Le multiculturalisme canadien se différencie quelque peu de l’interculturalisme québécois, que souhaite mettre en place le parti indépendantiste québécois pour remédier aux failles du système actuel. Celui-ci est basé sur la langue française comme langue publique commune et favorise les rapports entre les minorités ethnoculturelles et la culture de la majorité française tout en invitant les groupes minoritaires à conserver leur héritage, à manifester leur présence et leurs propres valeurs. Le Québec montre là sa volonté de construire une société égalitaire et inclusive, de façon à pouvoir vivre ensemble et en harmonie.

 

Les statistiques, elles, nous racontent une autre histoire.

 

En effet, cette politique est contradictoire avec le sondage réalisé par la maison CROP et publié par Radio Canada. Il a été montré que 26% de la population québécoise pensent que le fait d’avoir un nombre croissant d’ethnies et de nationalités différentes fait du Canada un moins bon endroit où vivre, cette proportion est réduite de cinq points de pourcentages chez les canadiens. De plus, 67% des québécois sont d’accord avec l’idée que les immigrants devraient mettre de côté leur culture et adopter la culture canadienne, ce qui contredit les principes fondamentaux de l’interculturalisme et du multiculturalisme.

 

De plus, le Bloc Québécois souhaite se détacher du système canadien pour « accueillir et inclure pleinement les nouveaux arrivants », mais les statistiques nous prouvent là encore le contraire tandis que 32% de la population québécoise pensent qu’il faudrait interdire l’immigration musulmane, et 42% trouvent que l’accueil de 40000 réfugiés syriens au Canada a été une mauvaise décision. Ce n’est pas tout. En 2012, la mise en place de la nouvelle politique du gouvernement du Québec par Philippe Couillard, « Ensemble, nous sommes le Québec », va là encore à l’encontre des principes de l’interculturalisme tandis qu’elle s’appuie sur trois idées principales : mieux sélectionner, mieux intégrer et mieux vivre ensemble. Face à quoi, Julia Posca, auteure du rapport de l’IRIS, réagit : « la nouvelle politique en matière d’immigration, de participation et d’inclusion promet d’arrimer l’immigration aux besoins des entreprises, mais ne peut garantir qu’elle réduira les inégalités entre personnes natives et personnes immigrantes. »

 

Où se trouve donc le Québec? Dans le multiculturalisme canadien? L’interculturalisme québécois? Ou bien l’interculturalisme québécois ne serait-il qu’une façade pour restreindre l’immigration et l’intégration dans un Québec de moins en moins accueillant? 

 

NON AU RACISME DANS LE FOOT!

Vanessa BONILLA BARRAGAN, Bogotá   

Même si le football est un des sports dans lesquels se fréquentent des personnes de différents couleurs de peau, de différentes religions, de nationalités, de langues…le racisme reste un vrai défi. De sorte que pour les supporters du football colombien est quelque chose de normal, est quelque chose qui fait partie du quotidien et qui ne nous impacte pas au moment d’aller au stade. C’est normal écouter des comparaisons entre les joueurs noirs et des singes, que le mot “noir” soit synonyme de “rapide mais imbécile” et que le fait que l’équipe a plus de joueurs noirs que blancs soit déjà une anticipation pour croire que l’équipe ne vas pas arriver trop loin puisqu’elle est pleine de joueurs “bêtes qui ne savent que donner des coup de pieds”.

Malheureusement, ceci n’est pas un problème uniquement du football colombien. Il y a quelques jours, un joueur colombien qui actuellement est au Boca Juniors d’Argentine, Frank Fabra, dans un match du tournoi d’Argentine disputé entre son équipe et Estudiantes de la plata, a dû abandonner le terrain de l’équipe adverse avec les larmes aux yeux, après avoir reçu de multiples insultes racistes, à cause de sa couleur de peau.

Pour donner un exemple plus célèbre du racisme dans le football et partir un peu du continent américain, il y a quelques années, dans un match amical entre le AC Milan et le Pro Patria, équipe de la 4ème division italienne, le joueur ghanéen (ghana) Kevin Prince Boateng, actuel joueur du club espagnol Las Palmas, a reçu des insultes racistes des supporteurs de l’équipe bustocchi et a dû abandonner le terrain avant la fin du match. Il a ressenti une grande émotion quand ses copains, en signe de soutien, se sont fidèlement retirés avec lui vers les loges. Cependant, l’événement le plus controversé dans le football des dernières années est sans doute celui dans lequel est impliqué le joueur brésilien Dani Alves. Dans un match de la ligue espagnole (qui avant s’appelait ligue BBVA)  entre le Barcelona FC et le Sevilla FC,  pendant un corner, les supporters adverses ont jeté en direction de l’ailier au point de corner, des bananes pour lui signifier sa ressemblance à un singe. Le joueur, néanmoins, a eu une excellente réaction puisqu’il a ramassé les bananes du sol et a commencé à les manger. Ce sont seulement quelques exemples de racisme que doivent supporter les joueurs de football quotidiennement.

Pour moi, en tant que supporter et passionnée du football c’est très triste de lire des nouvelles comme celles-là parce que mes parents m’ont toujours dit que le football était un spectacle qu’on devait vivre avec de la joie et comme exemple ils me montraient le joyeux  Ronaldinho avec un ballon dans les pieds. Je connais parfaitement le désespoir et l’impuissance d’être assise à la tribune pendant que mon équipe est en train de perdre, est éliminée et humiliée. Et je reconnais que comme supporter passionné, on oublie parfois que les joueurs sont des êtres humains aussi, avec une âme et une sensibilité humaine. Mon article est vraiment une invitation pour toutes les personnes qui le lisent à vivre le football comme ce qu’il est, un merveilleux spectacle !… et à laisser les préjugés, les insultes et les différences en dehors du stade pour encourager  notre équipe de cœur.

 

NO AL RACISMO EN EL FUTBOL!

Apesar de ser el fútbol uno de los deportes en el cual se mezclan todo tipo de personas de diferentes colores, nacionalidades, religiones, idiomas.. el racismo es un verdadero problema. Tanto así que para los hinchas del fútbol colombiano es algo que ya nos parece normal, es algo del cotidiano, es algo que ya no nos impacta a la hora de ir al estadio. Es normal escuchar comparaciones entre los jugadores morenos con micos, que la palabra “negro” sea sinónimo de rápido pero bruto y que el hecho de que en la cancha haya más jugadores “negros” que “blancos” sea una anticipación a que el equipo no va llegar lejos porque está lleno de “torpes que solo saben dar patadas”.

Desafortunadamente, este no es un problema únicamente del fútbol colombiano. Hace unos pocos días, un jugador colombiano que actualmente juega para el Boca Juniors de Argentina, Frank Fabra, en el juego disputado por el torneo de apertura argentino entre su equipo y Estudiantes de la plata, se vio obligado a abandonar la cancha del equipo contrario con lágrimas en sus ojos después de recibir múltiples insultos racistas por ser moreno.

Para dar un ejemplo más célebre del racismo en el fútbol e irnos un poco del continente americano, hace nos años en un partido amistoso entre el AC Milan y el Pro patria, equipo de la cuarta división italiana, el jugador ghanés Kevin Prince Boateng actual jugador del club español Las Palmas recibió insultos racistas por parte de la fanaticada del equipo bustocchi y se vio obligado abandonar el terreno de juego sin haberse culminado los 90 minutos del partido. Gran emoción vivió el jugador al ver el apoyo de sus compañeros que fielmente se retiraron junto con él hacia los camerinos. No obstante, el episodio más controversial que vivió el fútbol en los últimos años fue sin duda alguna en el que se vio implicado el jugador brasileño Dani Alves. En un partido de la liga española anteriormente liga BBVA que disputaba el FC Barcelona contra el Sevilla FC durante un tiro de esquina al lateral le arrojaron bananos en símbolo a su parentezco con un primate por su color de piel. El jugador, sin embargo, tuvo una excelente reacción al recoger los bananos del piso y empezar a comérselos. Éstos son sólo algunos de los muchos casos de racismo que sufren los futbolistas a diario.

Para mí, como amante e hincha del fútbol es muy triste encontrarme con una noticia de este tipo pues desde chiquita siempre me enseñaron que el fútbol no era más que un espectáculo que se debía vivir con alegría y como ejemplo me mostraban lo feliz que era Ronaldinho con un balón a sus pies. Conozco perfectamente el desespero y la impotencia de estar sentado en la tribuna mientras tu equipo es goleado, eliminado y humillado. Y reconozco que como hinchas apasionados se nos olvida que los jugadores son seres humanos también. Y como seres humanos sienten. Mi artículo es en verdad una invitación para todas las personas que lo leen a que empecemos a vivir el fútbol como lo que es: un espectáculo. A que dejemos los prejuicios, los insultos y las diferencias afueran del estadio y nos propongamos a alentar al equipo de nuestros amores.

LA COMUNA 13 EN MEDELLÍN, COLOMBIA

Sofia Roa et Maria Helena Atuesta, Bogotá   

Medellín es una ciudad de Colombia; es la capital de departamento de Antioquia. Es también la segunda ciudad más poblada del país y a sus habitantes comúnmente se les denomina como “paisas”. Medellín se divide en 6 zonas y esas zonas se dividen a su vez en 16 comunas; la comuna 13 es una de esas. El poblamiento de la Comuna 13, un conjunto de 19 barrios anclados en las montañas del centro occidente de Medellín, es el resultado combinado de procesos migratorios, pero también de la relegación social y económica, y muy especialmente del desplazamiento forzoso que ha provocado la guerra en las últimas décadas.

 

Entre los años 2001 y 2003 la comuna 13 en Medellín, se convirtió en escenario de una guerra que tuvo como protagonistas a milicias, guerrillas, paramilitares y Fuerza Pública. Exclusión y violencia tienen por tanto una expresión socio-espacial en la ciudad, que junto al vacío de poder generado por la precaria presencia del Estado y sus instituciones, configuraron un escenario conflictivo, inducido, explotado o aprovechado por múltiples actores armados. A partir de la década del 2000 el sector centro-occidental de Medellín, en el que se ubica la Comuna 13, adquiere mayor importancia en relación con el impulso a un modelo de desarrollo regional que propende por una articulación e integración territorial de Antioquia con el Valle de Aburrá y Medellín 14. Bajo esta perspectiva, la Comuna 13 ofrece ventajas dada su cercanía a la carretera al Mar, una vía importante para la economía de Antioquia y del país al conectar a Medellín con el puerto de Urabá clave en la economía del Departamento y con el túnel de occidente 15 que acorta las distancias entre Medellín y Santa Fe de Antioquia, capital del Departamento en la época colonial e importante potencial turístico. Esta ubicación ha sido importante también para guerrillas y paramilitares al posibilitar la conexión con sus frentes de guerrilla o bloques de autodefensas en Urabá, el transporte de armas, su proyección hacia otras zonas del país y la explotación de recursos económicos provenientes de la extracción ilegal de gasolina 16, dada la ubicación del oleoducto Sebastopol-Medellín en el corregimiento vecino de San Cristóbal.

El desplazamiento forzado intraurbano alcanzó niveles inusitados y se configuró como una de las expresiones más relevantes de otra cara del conflicto armado en Colombia: la guerra en las ciudades, una guerra que encontró, en Medellín, un escenario expedito para su implementación. El desplazamiento masivo ocurrido en el barrio El Salado el 29 de junio de 2002 se convirtió en el más visible, tanto en la ciudad de Medellín como en el resto del país, por su magnitud, por el clima de terror e incertidumbre que generaron los combates dentro del barrio y por la excesiva violencia con que los paramilitares atacaron a la población. Le precede un desplazamiento individual y familiar relacionado con el dominio paramilitar y continúa en el presente con la emergencia de nuevos grupos armados (combos, bandas, desmovilizados y las denominadas BACRIM)  que, al igual que en el caso de El Salado, emplean el desplazamiento forzado como una de las estrategias para el dominio del territorio y el control social y político de la zona.

 

Las características topográficas de altas pendientes, la construcción de barrios de invasión por parte de migrantes y desplazados de la violencia y la densificación e irregularidad en el trazado que de allí se desprenden, hacen de este un territorio de difícil acceso y circulación. Este aspecto ha sido aprovechado por los grupos armados, quienes han tomado a la comuna como lugar de operaciones y corredor estratégico para el transporte de droga, el ingreso de armas, el traslado de integrantes de frentes rurales hacia la ciudad, el refugio de personas buscadas por la justicia y para mantener secuestrados, en muchos casos como antesala a su entrega a los frentes guerrilleros rurales. Las condiciones de pobreza y exclusión de los habitantes de la Comuna 17 y la precaria intervención y presencia institucional en las décadas de 1980 y 1990 crearon condiciones favorables para la inserción de grupos armados. Las milicias 18 fueron las primeras en hacerse presentes, y posteriormente las guerrillas y los paramilitares; en cada caso impusieron un régimen de orden y autoridad que consideraban inexistente. Si bien estos rasgos son similares a los de otras zonas de periferia de la ciudad, en el caso de la Comuna 13 se acentúo su condición de exclusión al ocupar un lugar marginal en la atención del Estado, quien se concentró en la Comuna Nororiental por el auge de fenómenos de violencia relacionados con el sicariato y el accionar de bandas al servicio de Pablo Escobar en los años ochenta y noventa. El hecho de que la Comuna 13 no haya sido epicentro del narcotráfico ni de estos actores de la violencia y la casi inexistente presencia de la Fuerza Pública en el sector durante estos años 20 favorecieron el arraigo de las milicias, quienes al no encontrar mayor resistencia, lograron ejercer un dominio territorial por casi una década.

 

Estas condiciones socioeconómicas han llevado a que por años organizaciones civiles y no gubernamentales hayan reclamado una intervención social del Gobierno. De la misma manera, las milicias y guerrillas justificaron su presencia en el sector por el abandono en el cual el Estado tenía sumida a esta población y diversos grupos armados han utilizado esta situación para ofrecer a la población, especialmente a jóvenes y niños, participar en redes delincuenciales que prometen la posibilidad de ingreso y ascenso social

 

Si bien el desplazamiento forzado en la Comuna 13 se registra de manera continuada desde mediados de la década de los ochenta hasta el presente, un análisis de las variaciones y de los momentos diferenciados en sus dinámicas permite profundizar en las expresiones y el impacto del conflicto armado y de las violaciones masivas de los derechos humanos sobre los residentes de este sector.

A lo largo de este tiempo, ya sea en razón de los contextos en que se produce, de la magnitud alcanzada, de la dinámica de la conflictividad urbana en la que se inscribe o de las maneras en que los diversos actores armados han acudido al desplazamiento forzado en un contexto urbano y de guerra, se pueden delimitar los siguientes períodos:

De 1985 al 2000.Período marcado por el dominio miliciano y por un tipo de desplazamiento gota a gota muy poco reconocido en las cifras pero que hace parte de la memoria de sus pobladores.

Del 2001 al 2003. Época de agudización del desplazamiento forzado intraurbano que inicia con la ofensiva del Bloque Metro y el Bloque Cacique Nutibara y culmina con la Operación Orión, una operación militar de retoma del territorio ordenada por el entonces presidente Álvaro Uribe Vélez en acuerdo con el entonces alcalde de Medellín, Luis Pérez Gutiérrez.

Del 2004 al 2007. Años marcados por la continuidad en los desplazamientos silenciosos en un nuevo contexto, el repliegue de la guerrilla y las desmovilizaciones de los paramilitares.

Del 2008 al 2010. Período en el que emergen combos que resultan de la recomposición de actores de violencia en la ciudad responsables de más desplazamientos forzados intraurbanos individuales y nuevamente masivos.

 

 Los medios :

Las noticias relacionadas con esta confrontación  hicieron visible la crisis humanitaria que vivía la comuna y los territorios en los que se hacía evidente la guerra en las ciudades. Esto tuvo profundas implicaciones para la sociedad civil, entre ellas, el desplazamiento forzado que ocasionó y que fue el resultado de una estrategia implementada por los grupos armados para desalojar a poblaciones localizadas en ciertos territorios estratégicos o en disputa, desterrar a quienes se consideraba enemigo e implementar un régimen de terror que facilitara el control de la población y el territorio.

 

El desplazamiento forzado en la Comuna 13 es consecuencia directa e indirecta del accionar de diversos actores armados (milicias, guerrillas, paramilitares, fuerzas armadas y más recientemente, bandas y combos) que bajo diferentes intereses y lógicas han apelado a prácticas de violencia y terror. En este proceso confluyen diversos factores que hacen de la Comuna 13 epicentro del conflicto armado, de la violencia y el desplazamiento forzado en contextos urbanos.

 

En un espacio micro como el de la Comuna 13 el escalamiento del conflicto armado se hizo evidente a través de una confrontación abierta entre paramilitares, guerrillas y milicias. Para cada uno de estos actores la derrota militar del enemigo revestía una particular importancia en los inicios de la década de 2000 y la población civil se convirtió en eje de esta confrontación: Para el ELN, las FARC y los CAP se trataba de mantener el control sobre la única comuna de la ciudad en la que habían logrado un afincamiento desde el cual era factible resistir a la ofensiva paramilitar, obtener recursos económicos (secuestro, extorsión), movilizarse libremente y planear acciones de mayor envergadura en la ciudad. En el caso de los paramilitares, la expulsión de las guerrillas de la Comuna 13 significaba un logro estratégico en tanto que con ello se lograba remover el último obstáculo para consolidar su dominio sobre este territorio estratégico, conseguir un avance en la implementación del proyecto contrainsurgente y aprovechar una gran oportunidad para la expansión de las redes del crimen organizado. Finalmente, para el Gobierno de Álvaro Uribe (2002-2006), la recuperación de la Comuna 13 fue vista como una oportunidad para mostrar resultados en la aplicación de la estrategia de seguridad democrática, centrada en la lucha contra la amenaza terrorista asociada con la guerrilla en una ciudad que, como Medellín, había jugado un papel importante en su elección como presidente y en un clima de polarización política y de rechazo a la guerrilla. Asesinatos selectivos, amenazas, masacres, enfrentamientos, órdenes de desalojo y detenciones arbitrarias hicieron parte de los métodos de terror empleados por todos los actores armados con un impacto significativo en el aumento del desplazamiento forzado.

 

Memoria Colectiva:

 

En efecto, en los relatos de la población, el asesinato de personas representativas, la exhibición de cuerpos asesinados y la desaparición forzada aparecen asociados a la llegada de los paramilitares, en lo que claramente constituía una estrategia de emplear el terror como mecanismo de presión y control.

En respuesta a esta arremetida, las FARC reforzaron sus filas con la llegada de más guerrilleros de los frentes rurales y con el uso de métodos que afectaron a la población civil, como los reclutamientos forzados, el aumento de la extorsión, los secuestros y las presiones contra líderes sociales para la destinación de recursos de organizaciones sociales para el financiamiento de sus actividades. Según el testimonio de un habitante en una crónica periodística: Llegaron por el lado de Cuatro Esquinas (Nuevos Conquistadores) y se han regado por varios lados. Dicen que la cosa se va poner dura y, para las armas, aunque trajeron más, están recogiendo plata con los secuestros. Son muy distintos a los que han combatido en el barrio durante años […] dicen que los mandaron del propio Caguán. (El Colombiano, 13 de octubre del 2002, 8A) El desplazamiento masivo se convirtió en un recurso al cual apelaron los paramilitares para lograr el destierro de sectores de residentes considerados como aliados de la guerrilla y para controlar territorios estratégicos para la confrontación militar, tal y como ocurrió con el desplazamiento masivo de El Salado. En este mismo año también se evidenció un cambio en la presencia y el modo de operar de la Fuerza Pública, quienes hasta ese entonces habían tenido una presencia ocasional en la Comuna para atender problemas de orden público. La realización de un elevado número de operativos militares desplegados en una sola zona de la ciudad en un corto período evidencia el lugar importante de la Comuna en la estrategia militar. Entre los meses de febrero y octubre del 2002 se llevaron a cabo 11 operativos militares en los lugares que se consideraban eran los territorios controlados por la guerrilla.

 

Memoria Individual:

 

“[…] teníamos infiltrados en la organización de las mismas milicias y esos daban dedo, entonces nosotros íbamos en carros y los sacábamos, los matábamos y los enterrábamos. Al principio siempre los dos o tres primeros que se matan se dejan en la calle para que la gente entre a creer y sienta la presencia de la Autodefensa.” (Tribunal Superior de Medellín, 25 de marzo 2009) Testimonio de un desmovilizado.

 

“La desconfianza de ellos [los paramilitares] era porque nos vieron subir por Cuatro Esquinas, que era la mata de los milicianos. Nos dijo que lo siguiéramos, para que viéramos algo que nos iba a interesar. ¿Y sabe qué era? ¡Una cabeza humana! Sola, metida en un tubo de la reja del tanque de Empresas Públicas. Nos dijo que nos acercáramos más para que la viéramos mejor, que de pronto hasta sabíamos de quién era. Pero estaba irreconocible, por lo quemada. […] Yo no resistí ni tres segundos mirándola, y me puse a llorar con mi hermanita. Nos dijeron sigan pues monitas, y no lloren que eso no les luce. Vayan y díganles a esos caretrapos [milicianos] de abajo que así van a quedar todos”. (Testimonio de mujer joven, citado por Aricapa 2005, 197)

 

Conclusion :

El sector ha sido un escenario de una guerra urbana y de acciones de violencia contra la población; esta ha sido víctima de hechos atroces, bien sea por amenazas directas o por el ambiente generalizado de terror y miedo.

EN ROUTE LES FILLES POUR CONQUÉRIR LE MONDE A DOUBLE PAS !

Ophelie valdie PERRENOUD, Bogotá 

Alors qu’en 1936 le basket-ball masculin fait son apparition aux jeux olympiques, nous avons dû attendre -nous les femmes-  40 ans plus tard pour participer à ces mêmes jeux ! Et c’est ainsi dans tous les sports. Avec un essor de la pratique en Europe et en Asie et un nombre impressionnant de 757 000 licenciés, ce sport est le sport collectif numéro un chez les femmes avec 207 000 licenciées dans le monde. Bien que la pratique du basket-ball féminin soit très répandue, sa reconnaissance a été plus tardive et moindre.

Ce sport est encore loin d’avoir la reconnaissance sportive et médiatique du football qui se place en 1ére position avec 2 millions de licences délivrées dans le monde, mais devance le hockey sur gazon qui se place en 3ème position, qui l’aurait cru ?

Le basket est plutôt bien installé au sein du lycée Français Louis Pasteur. Eh oui, ceci n’est pas un canular, il y a même plusieurs équipes féminines composées d’incroyables guerrières de la 6ème à la terminale! Du lundi au vendredi, des filles passionnées du basket s’entraînent pour des compétitions ou tout simplement pour leur plaisir et bien être. Le lycée est par ailleurs fier d’exhiber le palmarès de leurs victoires, pas seulement représenté par des trophées, tels que les trophées de première place des compétitions UNCOLI (union de colegios internacionales), mais également par une attitude digne de gagnantes,  et surtout digne de joueuses de basket.

Contrairement à la légende qui assume que le créateur du basket James Naismith en inventant ce sport souhaitait trouver une “activité où les contacts physiques sont restreints”, ce sport est très physique, ce qui ne l’empêche pas de conquérir de plus en plus de territoire et le gymnase du lycée Français de Bogota en est la preuve !

De la même façon que la pratique du basket est en essor en Europe et en Asie, il l’est également en Amérique Latine notamment dans les “barrios” les plus pauvres où la pratique du basket de rue nous montre que ce sport contribue à la reconstruction des cultures populaires urbaines, davantage connues pour les balles des armes à feu. Le basket ce n’est pas seulement un quelconque sport où l’on fait circuler une balle, mais  un mode de vie dont on ne se passe pas, une fois adopté. Ce sport où chaque gabarit peut trouver sa place est en train de se révéler au monde entier, pas seulement sous sa caractéristique de “sport de jeunes”, mais en tant qu’un sport de principes et de valeurs. Alors préparez-vous, car le basket est en route pour conquérir le monde à double pas !

 

Le “blue whale challenge” débarque en Amérique Latine!

Fanny adele marthe TAUZIA MOLIERE, Bogotá 

 

Cet article a obtenu le deuxième prix du Jury de Science Po Poitiers 2017  « Sujet original, très bien rédigé! »  

 

   En moins d’un an, une centaine de suicide furent constaté en Russie, cela dû à un sombre jeu. Maintenant, le “blue whale challenge” débarque en Amérique Latine avec déjà une vingtaine de morts sur le continent, causé par ce jeu macabre. En Colombie, trois jeunes furent retrouvés morts, laissant derrière eux des traces nous menant à penser que le « jeu de la baleine bleue » en est la cause…

Qu’est ce que le « blue whale challenge » et d’où vient-il ?

Né sur le réseau social russe « Vkontakte », le « blue whale challenge » consiste en une série de défis sur internet conduisant les adolescents au suicide.

Il s’inspire d’une légende populaire selon laquelle les baleines bleues sont capables de se suicider en s’échouant sur les plages. Ce dernier cible les jeunes de 12 à 16 ans, les réseaux sociaux tel que Facebook. Des adolescents souvent introvertis, à tendance dépressive, ayant des problèmes familiaux. Les participants doivent alors réaliser 50 défis de plus en plus sordides sur 50 jours, jusqu’à la dernière étape : se donner la mort.

Pour jouer, les jeunes contactent ou sont contactés, par des « tuteurs ». Leur rôle ? Donner chaque jour un défi au participant. Au début, cela semble facile. Les défis semblent inoffensifs : Se renseigner sur les baleines. Dessiner une baleine sur une feuille… Mais, très vite les choses dégénèrent : Insulter ses parents, écouter de la musique triste à 2h du matin, se scarifier une baleine sur le bras. Tout cela jusqu’à l’ultime défie : le suicide.

 

L’arrivée du « blue whale challenge » en Amérique Latine.

Apres l’Asie et l’Europe, le « blue whale challenge » a fait surface il y a quelques mois en Amérique de Sud. Et le bilan est corsé. Neuf morts au Brésil, trois en Colombie, deux en Uruguay, sans comptés ceux du Mexique, du Chile ou encore de la Bolivie. Une cinquantaine de jeunes hospitalisé dans toute l’Amérique latine, furent retrouvés dans un état critique. Blessés physiquement, avec des scarifications sur tout le corps, mais aussi mentalement, dépressifs, n’ayant plus aucun gout à la vie.

 

Qui est donc à l’origine de ce jeu macabre ?

 Au début, les investigateurs restaient sceptiques vis à vis de l’origine de ce « jeu », qui restait difficile à déterminer. Certaines sectes russes avaient été listées comme étant dangereuses, seulement, après de longues recherches, trois noms sortirent du lot : Philipp Liss, More Kitov et Philippe Boudeïkine ; ce dernier, mentalement perturbé, avait déjà été arrêté en novembre 2016 pour incitation au suicide. Une fois interrogé, Boudeïkine s’avéra être le créateur de ce « jeu ». Il n’a aucune honte a avouer son crime, dit avoir servi « d’épuration de la société », et en est particulièrement fier. Il est convaincu que les victimes « moururent contentes, sereines » et que donc aucun mal ne fut fait. Boudeïkine est actuellement à l’origine de la création de 8 sectes virtuelles, défendant ouvertement l’acte suicidaire. La plus connue est le F57, qui fut récemment démantelé par le service secret russe. Depuis, on en compte plus de 1500…

 

Les victimes témoignent

Heureusement, certains adolescents furent sauvés à temps. Ces derniers témoignent : « Ce n’est pas le suicide qui m’intéressait, mais surtout le gout du risque, de l’interdit. C’est comme les films d’horreur. » Seulement, même si l’adolescent s’inscrit par curiosité, il se retrouve rapidement emprisonné dans un cercle vicieux. « J’ai souhaité arrêter au bout du douzième défi. Je devais me planter des aiguilles dans la main. J’en ai parlé à mon tuteur et celui-ci m’a menacé. Si j’arrêtais, il allait s’en prendre à ma famille ».

Irina, la mère de Rina Palenkova, première victime de ce défi morbide, décida de se renseigner de plus près sur le « jeu » ayant ôté la vie à sa fille. Elle se fit donc passer pour une adolescente à problèmes, et intégra alors un « groupe de la mort » nommé F57 (désormais inexistant). Irina se retrouva alors dans un groupe composé de milliers de membres, majoritairement des adolescents suicidaires. « Une fois dans le groupe, ils commencent à te retourner la cervelle. Des vidéos de suicide circulent, des images de scarifications, des photos de morts, et tout autre contenus obscènes » Selon Irina, les membres te poussent à bout, et te bourre le crâne. Irina a dû se retirer du groupe, lorsque les membres du groupe lui proposèrent un appel vidéo.

 

 Vers la disparition de ce défi perfide

Heureusement, le F57 n’existe plus, mais des milliers d’autres « groupe de mort » sont actuellement actifs. Alors comment lutter contre la propagation du « Blue whale challenge » et de ses idéaux perfides ?

En Russie, tout comme en Europe, les autorités publiques, mais aussi privées se sont penchées sur la question. Mais aussi en Amérique Latine, et notamment en Colombie. Des groupes tout comme des utilisateurs furent bloqués sur les réseaux sociaux. Les autorités font appel aux utilisateurs de Facebook, pour signaler les pages, et les personnes pouvant être en lien avec le « blue whale challenge ». Seulement, le nombre de mort en Colombie n’étant pas encore alertant pour les autorités, et la faible connaissance de ce défi par la population colombienne, ne permet pas une bonne diffusion du danger de ce « jeu ». Pour cela il est important d’en parler autour de soi, et de confronter les gens aux effets catastrophiques de ce challenge. Dire aux familles d’être vigilantes, et de surveiller les faits et gestes de leurs enfants pouvant être signe de désir de suicide. De même pour le corps enseignant, des heures de prévention devraient être instaurées dans les écoles, de manière à prévenir les élèves des méfaits du « blue whale challenge », mais surtout du suicide. Car un jeu sinistre mené par des personnes sadiques, ne devrait pas mettre fin à la vie d’un adolescent, et en anéantir tous les proches, que ce soit la famille, ou les camarades de classe. Pour cela, un nouveau mouvement nommé « La baleine rose » se propage sur les réseaux sociaux. Un mouvement prônant la joie de vivre. Proposant à chaque membre des défis qui donnent le sourire et, qui, petit à petit redonne gout à la vie.

Le sport au sommet dans le Valle del Cauca!

Vanessa BONILLA BARRAGAN, Bogotá  

La vallée de Cauca, un des 32 départements de Colombie, est située au sud-ouest du pays et  sa capitale est Cali. Une des principales qualités du Valle del Cauca est la remarquable participation de ses sportifs dans les nombreuses compétitions au niveau national, continental et même mondial. Leur participation a été très remarquée aux jeux olympiques de RIO 2016, avec Oscar Figueroa, médaille d’or en haltérophilie; Yuri Alvear médaille en argent en judo et Luis Javier Mosquera médaille en bronze en haltérophilie aussi. Face à cette historique victoire pour le département et même pour le pays, le gérant de Indervalle, institution du sport et d’éducation physique du département, a affirmé que c’est grâce à ses excellentes installations que les sportifs sont parvenus à la victoire.

Mais, est ce que véritablement le Valle del Cauca possède les infrastructures adéquates pour permettre l’émergence d’athlètes de haut niveau?

Est-ce que les dirigeants du département ont vraiment relevé le défi du sport dans le Valle del Cauca?

Le sport au Valle del Cauca, affiche 52 ligues, aussi variés que le patinage, le football, le squash, les échecs et la natation…Les principales et meilleures ligues ont leur siège à Cali.  Le département possède 25 installations sportives de haut niveau, parmi lesquelles  le stade Pascual Guerrero, le vélodrome Alcides Nieto Patiño, le colisée Evangelista Mora…

Au niveau économique la “Gobernación” du Valle del Cauca a investi en 2016 environ 15 milliards de pesos pour la promotion du leadership, la modernisation des installations et la promotion du sport.

Pour 2017, la “Gobernación” veut investir environ 22 milliards de pesos colombiens destinés au sport de la région dans l’entretien des installations, et venir en aide aux sportifs avec des bas revenus. Une partie spécifique de l’argent (35 millions) sera destinée à la promotion du sport dans les zones les plus marginalisées de la région…

 

Le succés du Valle del Cauca n’est donc pas le fruit du hasard. Il est le résultat d’une véritable politique des dirigeants de la région, qui investissent des sommes considérables pour la promotion du sport, l’innovation et la maintenance des installations sportives. C’est ainsi que des sportifs tels que Oscar Figueroa ont choisi de s’installer au Valle del Cauca.

 

El Valle del Cauca, un des los 32 departamentos de Colombia, está situado al sur occidente del país y su capital es Cali. Una de las cualidades más importantes del Valle del Cauca es la destacable participación de sus deportistas en las numerosas competiciones a nivel nacional, continental y mundial. Incluso llegaron a tener una destacable participación en los juegos olímpicos de Río 2016. Óscar Figueroa, con una medallo de oro en halterofilia o levantamiento de pesas; Yuri Alvear con una medalla de plata en judo y Luis Javier Mosquera con una medalla en bronce en halterofilia también. Frente a esta histórica victoria para el departamento e incluso para el país, el gerente de Indervalle, institución del deporte y educación física del Valle, dijo que fue gracias a sus excelentes condiciones que los deportistas alcanzaron la victoria.

Pero, ¿Realmente el Valle del Cauca tiene las instalaciones adecuadas para el desarrollo de los grandes atletas?

¿El deporte en el Valle del Cauca representa realmente un desafío para los dirigentes del departamento?

 

El deporte en el valle del cauca, cuenta con 52 ligas de diferentes deportes como patinaje, fútbol, squash, ajedrez, natación… Sin embargo las principales y las mejores sedes se encuentran en Cali, que cuenta con 25 escenarios deportivos de alto rendimiento, entre esos el estadio Pascual Guerrero, el velódromo Alcides Nieto Patiño, el coliseo Evangelista Mora…

A nivel económico la gobernación del Valle invirtió en el año 2016 aproximadamente 15 mil millones de pesos destinados a la promoción del deporte, la innovación de las sedes deportivas, la promoción del liderazgo…

En el año 2017, la gobernación tiene presupuestado invertir 22 mil millones de pesos que serían destinados al mantenimiento de las sedes deportivas, a darle ayudas económicas a los deportistas menos favorecidos, una parte específica del dinero sería destinado también a la promoción del deporte en las zonas más marginadas de la región…

 

Es evidente entonces que el deporte en el Valle del Cauca representa un verdadero desafío para los dirigentes ya que grandes cantidades del dinero de la región es destinado al deporte. Seguramente es por eso que deportistas como Oscar Figueroa escogieron al Valle del Cauca como sede y apoyo deportivo para su carrera.

La violencia contra las mujeres indígenas

Manuela Rivas, Bogotá 

La violencia contra las mujeres dentro de las comunidades indígenas es una realidad que muchos no conocen. A pesar de la gran contribución que ellas aportan a sus comunidades, sufren de discriminación tanto racial, como de género. La violencia es tan solo uno de los abusos que padecen, la analfabetización, y falta de acceso a cubrimiento de necesidades básicas, también constituyen la dura realidad de las mujeres indígenas.

La violencia pública es comúnmente presente en zonas de conflicto, donde las fuerzas armadas, abusan de su poder abusando y explotando sexualemente . En 2014, las mujeres declararon 20 184 casos de violencia de naturaleza física, sexual, psicológica o por privación y negligencia; principalmente causados por el conflicto interno colombiano, de los cuales el 40% no fueron reconocidos.

La realidad es que en los patios traseros de los resguardos indígenas, las niñas, madres y hermanas son víctimas de violaciones, y cuando hablan y claman por justicia, “en muchas comunidades las castigan o las consideran sucias, manchadas, dañadas” . Se encuentran muchos testimonios de abusos  de familias donde la pobreza y el hacinamiento generan relaciones en las familias; como el de una niña indígena de 12 años que fue violada por su propio padre, quien además obligó a su hermano, de 9, a participar en los hechos, frente a la presencia silenciosa de la madre*; o el de una mujer  que despues de ser abusada fisica y sexualmente de nina por el mayordomo del papa, su violada por su vecino, el lider de la comunidad, despues de intentar durante varios anos. **

A pesar de ser un problema permanente, y denunciado por las mismas victimas la Policía no ha prevenido ni protegido adecuadamente a las mujeres y niñas indígenas de homicidios, desapariciones y formas extremas de violencia, y tampoco ha investigado de manera diligente y oportuna estos actos.

*http://www.eltiempo.com/politica/justicia/violencia-contra-mujeres-indigenas-justicia-en-las-comunidades/15093316
 **http://www.eltiempo.com/politica/justicia/violencia-contra-mujeres-indigenas-victima-en-cauca/15093020
Sources:
http://www.onic.org.co/noticias/784-violencia-contra-mujeres-indigenas-realidades-y-retos-mandato-y-acciones-de-la-onic
https://plataformadeperiodismo.com/content/especial-la-violencia-contra-las-mujeres-ind%C3%ADgenas-en-colombia
« .http://www.codacop.org.co/index.php?option=com_content&view=article&id=175:informevilolenciamujeres-indigenas

Les planches colombiennes se préparent pour les jeux olympiques de 2020

Iona Mattana, Bogotá 

 

Cet article a obtenu le troisième prix du jury de Science Po Poitiers 2017 « Facile et agréable à lire. Très bonne structure et bon contenu! » 

 

 Le skateboard colombien se prépare activement pour les jeux olympiques de Tokyo 2020. Avec l’aide de Fedepatin (Federacion Colombiana de Patinaje) ce sport urbain sera représenté aux compétitions. Voici les premières étapes vers les olympiades.

Le  skateboard est un sport urbain qui est né en Californie dans les années 50. Les surfeurs ont eu l’idée d’emmener le surf sur terre ferme, pour occuper les moments où il n’y avait pas de vagues. Les planches de skate étaient fabriquées par les propres surfeurs et cela consister à clouer des “trucks” avec des roues sur une planche en bois. Comme il y a eu beaucoup d’accidents, le skate n’a plus était pratiqué jusqu’en 1970, où il y a eu des changements considérables par rapports aux années précédentes. Les planches sont devenues plus larges, on a commencé à créer ce que l’on appelle aujourd’hui le “Tail” (partie arrière avec laquelle on peut sauter), et les roues qui étaient en argile sont maintenant en polyuréthane, avec une durée de vie plus longue.

Le skate en Colombie est arrivé il y a 25 ans, avec à peine huit participants qui en ont eu  l’idée. De nos jours on compte 15 milles pratiquants.

Toutefois le skate à la différence d’autres sports extrêmes comme le BMX n’est pas considéré comme un sport mais comme un simple loisir urbain avec beaucoup de stéréotypes négatifs. C’est pour ce motif que durant plusieurs années la communauté des skateurs s’est battue pour que le gouvernement colombien reconnaisse le skateboard  comme un sport et puisse offrir à la communauté plus d’espace « skatable » et développer encore plus le potentiel des sportifs. Elle a aussi œuvré à l’amélioration de l’image du skateboard face aux stéréotypes de la population colombienne.

La bonne nouvelle est arrivée en 2016, quand le Comité Olympique International, a accepté le skateboard comme une modalité olympique du patinage pour Tokyo 2020, Tous les pays ont commencé à tracer leur voie pour y participer. En Colombie, tout comme le Brésil (un pays où ce sport est plus consolidé), les fédérations sportives en ont fait une priorité et le processus pour choisir la sélection olympique qui nous représentera est en avance.

La Colombie a choisi 14 villes où le skate a une forte influence comme c’est le cas de Zipaquirá, Neiva Ibagué, Pereira, Armenia, Bogotá, Cali, Medellín, Barranquilla, Cúcuta, Duitama, Yopal et Popayán. Dans ces villes auront lieu des réunions informatives, organisées par la Fédération National de Patinage(Fedepatín).Dans ces réunions seront précisées les conditions de sélection des sports urbains et également les programmes de stages nationaux pour les jurys et les entraîneurs du skateboard.

Face au travail de Fedepatín, Christian Gaitán, un des membres de la Commission (avec Jaime Bulla, Mauricio Mejía, Andrés Gallego y Johan Ariza), croit que la Colombie est à son meilleur niveau de skate , capable de concourir pour obtenir la troisième place derrière les USA et le Brésil (les grandes puissances du continent ), avec des skateurs expérimentés comme Camilo Melo, Jean Carlos Ortíz, Juan Pablo Vélez, José David Vélez, Santiago Echavarría, Camilo Henao, John Bejarano, David González y Juan Sebastian Clavijo.

Un calendrier de cinq championnats de skateboard est déjà prêt. Ces compétitions permettront de former la future équipe nationale de skate.

La corruption ODEBRECHT en Colombie

Daniela Gonzalez, Bogota 

Odebrecht, et les protagonistes d’un scandale en Colombie

Odebrecht, le géant brésilien du secteur du bâtiment et travaux publics, est à l’origine d’un vaste réseau de corruption qui touche une douzaine de pays. Pour obtenir de lucratifs contrats d’infrastructures et d’énergie, Odebrecht a généreusement distribué des pots-de-vin aux dirigeants d’Amérique Latine. On parle de 439 millions de dollars en pots-de-vin dont 11,2 pour la Colombie. Cette somme peut augmenter puisque la période d’investigation porte seulement sur 2009-2014 alors qu’Odebrecht est arrivé en Colombie dans les années 90 avec le même plan de pots de vin selon le journal colombien El Espectador.

La Colombie est à nouveau affectée par la corruption, un problème récurrent dans le pays.

 

Le Parquet de Colombie a obtenu du Département de la Justice des États-Unis, une preuve de l’implication dans le système de pots-de-vin, de politiques, d’ex-fonctionnaires des gouvernements de l’ex-président Álvaro Uribe et du président Juan Manuel Santos, des membres du congrès, des entrepreneurs et des membres du pouvoir judiciaire. La justice colombienne a déjà concentré ses actions sur deux gros dossiers dans l’affaire Odebrecht dans le pays. Deux contrats importants, deux œuvres de haute ingénierie ressortent  de ce système de pots-de-vin: la Ruta del Sol Sector II, accordé en 2009, et le contrat pour la navigabilité du fleuve Magdalena, livré en 2014 à la multinationale brésilienne.

Le Parquet a déjà commencé à citer des ex-fonctionnaires et congressistes mentionnés dans l’enquête pour faire la lumière sur les noms des personnes impliquées et le sort de cet argent corrompu.

 

 

Odebrecht, el escándalo protagonista en Colombia

Odebrecht, el gigante brasileño en el sector de la construcción, está en el origen de una vasta red de corrupción que implica a una docena de países. Con el fin de obtener lucrativos contratos de infraestructura y energía, la empresa distribuyó generosamente multimillonarios sobornos a numerosos políticos de América Latina. Se habla de 439 millones de dólares en sobornos, de los cuales 11,2 se habrían pagado en Colombia. Suma que puede aumentar, pues el período indagado es solo del 2009 al 2014 y Odebrecht llegó al país en los 90 con el mismo esquema de sobornos según el periódico colombiano El Espectador.

Colombia se ve afectada nuevamente por un problema que tiende a permanecer en el país: la corrupción. Evidencia enviada por el Departamento de Justicia de Estados Unidos y obtenida por la Fiscalía de Colombia señala que políticos, altos exfuncionarios de los gobiernos del expresidente Uribe y el presidente Santos, congresistas activos, empresarios y miembros de la rama judicial, participaron en la estructura de sobornos. La justicia colombiana ya enfocó sus primeras acciones en establecer qué negocios tuvo en el país Odebrecht. Dos contratos importantes, dos obras de alta ingeniería resaltan en este esquema de sobornos: la Ruta del Sol Sector II, concedido en 2009, y el contrato para la navegabilidad del río Magdalena, entregado en 2014 a la multinacional brasileña.

La Fiscalía ya empezó a citar a exfuncionarios y congresistas mencionados dentro de la investigación para establecer el paradero de los sobornos y los nombres de otros involucrados.

Desplazamiento de la infancia en Colombia

Sofia Perez, Bogotá  

Según la ONU, un desplazado interno es alguien que es forzado a dejar su hogar, pero que se mantiene dentro de las fronteras de su país. Las causas más frecuentes para que se propicie este fenómeno son la violencia generalizada, los conflictos armados y las violaciones a los derechos humanos. En muchos casos, los desplazados son amparados por su gobierno y en otros, el mismo gobierno es causante del desplazamiento.1

Esta es una definición a tener en cuenta si se habla de Colombia ya que, en 2015, Colombia conservó el deshonroso título del segundo país con más desplazados internos (6.044. 200 de personas) en todo el mundo.2 Este fenómeno no sólo afecta a millones de adultos, sino también a miles de niños y niñas colombianos. Con el fin de conocer más al respecto y haciendo énfasis en la vida de estas familias después de abandonar sus hogares y  las secuelas que este hecho dejó, entrevistamos a  una pareja de hermanos de un colegio distrital de la ciudad de Pereira, con una historia de desplazamiento forzado que tuvo lugar en enero del 2016. Cabe resaltar, que por petición de los padres y de los mismos menores, todos los nombres fueron modificados y no se obtuvo ninguna autorización de publicar imágenes de ninguno de ellos, con el fin de proteger la seguridad de éstos.

A continuación, la historia relatada por los hermanos Juan y Lucía, de 15 y 16 años respectivamente, nacidos en San Marino, Chocó. Debido a que pertenecen a la etnia de los Embera no hablan muy bien el español; por esta razón, algunas palabras fueron modificadas para facilitar la comprensión.

“Nosotros vivíamos en una finca por San Marino, Bagadó, en el Chocó- cuenta Lucía-. Teníamos una casita de madera. Mi mamá trabajaba como madre comunitaria. Íbamos al colegio y nos demorábamos cuatro horas caminando de la finca al colegio porque no había transporte. Era un día martes cuando volvíamos del colegio a la casa y a mitad de camino nos encontramos dos muchachos y una mujer armados. Yo pensé que eran policías, pero en realidad no lo eran, eran de los grupos armados. Uno de ellos me preguntó: ustedes para dónde van? Yo le dije: estábamos estudiando y acabamos de salir, vamos para la casa. Me dijo: quieren ir con nosotros? Y yo le dije: no podemos porque estamos estudiando. Entonces empecé a llorar porque estaba asustada y creí que me iban a matar. Nos cogieron a los dos, nos taparon la cara, nos amarraron y nos llevaron como cinco horas caminando.Yo llegué a un campamento abierto y no sabía para donde se habían llevado a mi hermanito. Ahí me volvieron a aporrear con el arma.

A mí me llevaron a otro campamento- cuenta Juan- me decían: usted quiere estar en este grupo? Y yo les decía que no porque ese grupo era muy peligroso. A mí también me aporrearon.

Entonces se armó una pelea- continúa Juan- y yo aproveché y le pregunté a un señor dónde estaba mi hermana y me dijo que por allá atrás. Yo vi que para allá iban muchos de ellos. En el piso vi un machete tirado y lo cogí y me desamarré y seguí a los que iban para la parte de atrás. Encontré otro campamento y ahí estaba mi hermana amarrada. La desamarré y salimos corriendo.

Llegamos a un pueblo- cuenta Lucía- y encontramos una señora que nos mostró el camino a la finca porque estábamos perdidos. Estábamos a cuatro horas. La señora nos dio azúcar, panela y una  linterna y nos fuimos solos. Llegamos como a las diez de la noche. Mi mamá estaba muy preocupada. Llamó a la señora que nos había ayudado porque ella nos había dado el número, y ésta le dijo que teníamos que abrirnos de ahí, que nos estaban buscando. Mi mamá dijo que cogiéramos lo que pudiéramos y nos vinimos a Pereira. Dejamos todo, la casita, los animales… Cuando llegamos nos tocó dormir una noche en la calle. Después una señora nos dijo que fuéramos a Desplazados. Allá nos ubicaron en un hogar de paso.

Acá estamos contentos-dice Juan- estamos estudiando y es tranquilo. Allá en el campo hay muchos de ellos y es peligroso. Cuando tenía diez años a mi papá lo mataron esos grupos. Salió a cazar un día y no volvió, cuando fuimos a buscarlo lo encontramos muerto.”

 

Por increíble que parezca, esta desgarradora historia tuvo lugar hace poco. Lucía, Juan y su familia, llegaron a Pereira el 18 de enero de 2016.

 

A pesar de que hay miles de historias como ésta, en Colombia, el desplazamiento forzado se ha visto fuertemente vinculado con la impunidad, tal como indica el informe “Una nación desplazada”, del Centro Nacional de Memoria Histórica. En efecto, hasta el 2014, se encontraban sólo 14.612 investigaciones activas por desplazamiento en la Fiscalía General de la Nación, lo que representa una cifra muy baja frente a la importancia de este fenómeno en el territorio nacional. Esto se explica, en parte, porque el éxodo forzado en Colombia se ha visto durante mucho tiempo como un efecto colateral del conflicto y no ha tenido la misma importancia que delitos como homicidio o desaparición forzada en las condenas contra actores armados. Sólo hasta comienzos de este siglo, comenzó “un largo proceso de lucha institucional por visibilizar la magnitud del fenómeno y dimensionar su impacto a nivel nacional”, señala el informe del CNMH, sobre todo con la sentencia T-025 de 2004 de la Corte Constitucional. Además, a través de la política de Verdad, Justicia y Reparación de 2009, el Estado por fin definió una línea de acción para investigar las causas y los motivos del desplazamiento y, por encima de todo, los responsables y quienes se han beneficiado con ello.

Por otra parte, muchos desplazados tuvieron, o incluso continúan teniendo, unas condiciones de vida muy difíciles. Según una encuesta del DANE realizada para la Unidad de Víctimas, en la que se buscó saber las condiciones actuales de la población despojada, seis de cada diez desplazados viven en la pobreza y tres de cada diez en la pobreza extrema. La encuesta fue hecha a 27.272 hogares y 112.406 víctimas de desplazamiento y reveló que el 33% de los encuestados vive en la pobreza extrema. Además, el estudio refleja que sólo el 19,5% de las familias tiene una vivienda digna. La mayoría de víctimas con vivienda digna se encuentra en Antioquia (33%) y en donde hay más necesidades es en la Costa Pacifica (8%). Finalmente, la encuesta revela que, según los estándares de la Escala Latinoamericana Caribeña de Seguridad Alimentaria, seis de cada diez personas desplazadas sufren inseguridad alimentaria severa y sólo el 8% tienen asegurados los alimentos.4

El Gobierno tiene entonces un gran compromiso con esta población, a menudo olvidada.A través de historias tan tristes como ésta, podemos aprender un poco más sobre esa Colombia de guerra infinita, en la cual el desplazamiento dejó secuelas imborrables. A pesar de que es en el campo donde se encuentra el verdadero desafío de la Paz, muchas víctimas, como esos dos niños, no tuvieron un lugar central en las negociaciones y por lo tanto no ven todavía las reparaciones que les corresponden.

Bibliografía:
Agencia de la ONU para los Refugiados ACNUR. 1
Semana, versión digital. 2
El Espectador, versión digital/CNMH. 3
El Tiempo, versión digital. 4

Selon l’ONU, une personne déplacée est quelqu’un qui est forcé de quitter son domicile, mais reste à l’intérieur des frontières de son pays. Les causes les plus fréquentes de ce phénomène sont la violence généralisée, les conflits armés et les violations des Droits de l’Homme. Dans de nombreux cas, les personnes déplacées sont protégés par leur gouvernement mais dans d’autres, le gouvernement lui-même est à l’origine du déplacement.1

Cette définition est à considérer si vous parlez de Colombie vu que, en 2015, la Colombie a conservé le titre déshonorant du deuxième pays avec le plus grand nombre de personnes déplacées (6.044. 200 personnes) dans le monde entier.2 Ce phénomène ne concerne pas seulement des milliers d’adultes, mais aussi des milliers d’enfants colombiens. Pour en savoir plus à propos de ce sujet et en se centrant sur la vie de ces familles après avoir été obligées de quitter leurs maisons et les conséquences que cet évènement a provoqué, j’ai  interviewé deux frères d’une école publique de la ville de Pereira, avec une histoire de déplacement forcé qui a eu lieu en Janvier 2016. Il convient de noter que, à la demande des parents et des enfants eux-mêmes, tous les noms ont été changés et aucune autorisation d’afficher des images d’eux n’a été obtenue, afin de protéger leur sécurité.

Ensuite, l’histoire racontée par les frères Juan et Lucia, de 15 et 16 ans respectivement, né à Saint-Marin, Chocó. Vu qu’ils appartiennent à l’ethnie des Embera ils ne parlent pas très bien l’espagnol. C’est pourquoi, certains mots ont été modifiés pour faciliter la compréhension.

« Nous habitions dans une ferme à Saint-Marin, Bagadó, au Chocó- raconte Lucia-. Nous avions une petite maison en bois. Ma mère travaillait comme mère communautaire. Nous allions à l’école qui était à quatre heures de marche de la ferme puisqu’il n’y avait pas de transport. C’était mardi lorsque nous sommes rentrés de l’école et à mi-chemin, nous avons retrouvé deux garçons et une femme armés. Je pensais qu’ils étaient des policiers, mais en réalité, ils étaient des groupes armés. L’un d’eux m’a demandé: vous allez où? J’ai dit que nous étions à l’école et on revenait chez nous. Il m’a dit: vous voulez partir avec nous? J’ai répondu:non parce que nous sommes en train d’étudier. Puis j’ai commencé à pleurer parce que j’avais peur et je pensais qu’ils allaient nous tuer. Ils nous ont pris tous les deux, nous ont couvert le visage, ligoté et nous avons marché à peu près pendant cinq heures. Je suis arrivé dans un camp ouvert et je ne savais pas où était mon frère. Ils m’ont à nouveau battu avec le fusil.

Ils m’ont emmené dans un autre camp – raconte Juan- ils m’ont dit: vous voulez être dans ce groupe? Et je leur ai répondu que non parce que ce groupe était très dangereux. Ils m’ont alors battu avec le fusil.
C’est alors qu’un combat s’est formé – continue Juan-  j’ai profité pour demander à un homme où était ma sœur et il m’a dit qu’elle était dans le camp de derrière. J’ai vu qu’il y avait beaucoup d’entre eux qui se dirigeaient dans cette direction. l’homme en position couchée a  ramassé la machette, m’a délié et suivi ceux qui sont allés à l’arrière. J’ai trouvé un autre camp et il y avait ma sœur liée. Nous l’avons déliée et nous avons couru.

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