Archives de Catégorie: Etats Unis

Rétrospective 2017-2018: Washington DC

 

 

  • Arts et spectacles
  • Économie
  • Vie politique
  • Faits de société
  • Relations internationales

 

Les élèves de la classe de 1ere ES, Lycée Rochambeau, Washington D.C. 

 

27 Janvier

Vie politique

Relations internationales

 

Travel Ban

Only six days after Donald J. Trump took office as the United States President, one of his first actions was the executive order 13769, which is also known as the Travel Ban and Trump’s Muslim Ban across the United States. This Travel Ban was issued on January 27 2017, its main purpose, according to POTUS, is “to protect the American people from terrorist attacks by foreign nationals admitted to the United States”, yet the result of this executive order on immigrants is utterly tragic. Based on several accounts from legal immigrants, the effects of this ban have proven to prevent people from entering the country on an unfounded basis or for purely racist and islamophobic reasons since the ban affects muslim and other arab countries, which goes against the very values of the United States.

 

13 février

Arts et spectacles

 

Portraits Obama Quesques

Le 13 février 2018, ont été dévoilés au public les portraits officiels de l’ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, et de son épouse Michelle Obama. Le couple a ainsi rejoint la collection des portraits présidentiels et trône désormais fièrement à la National Portrait Gallery de Washington DC. Barack et Michelle Obama ont remercié chaleureusement les signataires des toiles: deux artistes afro-américains, Kehinde Wiley pour l’ex président et Amy Sherald pour l’ancienne première dame.

Through these two portraits, the artists paid a tribute to the origins of the Obamas and to the importance of a unique presidency.

 

14 fevrier

Faits de société

 

 

School Shootings

On February 14th, 2018, 19 year old Nikolas Cruz was arrested in Coral Springs for the mass shooting at Marjory Stoneman Douglas High School in Parkland, Florida. 17 were killed, 14 were wounded, and 5 were left with life-threatening injuries. He used an AR-15 semi automatic rifle and showed no signs of having an accomplice. The shooting began outside and continued inside, where the deaths of 12 of the victims occurred. The shooting had à huge impact on the country, sparking a demand for gun control.

 

On May 18th, 2018, Santa Fe High School is, in turn, victim of a mass shooting. Within half an hour, gunman Dimitrios Pagourtzis, a 17 year old student at the school had killed 10, leaving 13 others injured. In the aftermath of the Parkland School shooting, Santa Fe’s tragic loss only exacerbated those invested in the fight against the right to bear arms and added fuel to the fire concerning the already heated debate about stricter gun control and the 2nd Amendment

 

 

14 Mars

Faits de société

 

 

National school walkout #enough

Suite aux fusillades à l’école de Parkland en floride (17 morts), les élèves ont décidé de commémorer cet événement à travers une manifestation nationale.Ils ont manifesté contre les lois de contrôles des armes à feu. Cette marche a commencé à 10h et un silence de 17 minutes a permis de rendre hommage aux victimes de cette fusillade.

Ce débat est relancé suite à une nouvelle fusillade survenue à Santa Fe, au Texas, le 18 mai 2018.

  

 

 

24 mars

Faits de société

 

Marche for our lives

 La “Marche for our Lives” est un événement qui se déroula le 24 Mars 2018 a Washington D.C et dans de nombreuses grande villes américaines en réaction à la fusillade qui a eu lieu à Parkland, Floride, dans une école et causé le décès de 17 élèves ou membre du personnel de l’école. Entre 1.5 millions et 3 millions d’Américains sont descendus dans la rue pour participer à cette marche. Cette marche a été organisée par un élève du Stoneman Douglas high School qui se situe en Floride. C’est la première fois qu’une manifestation d’une telle ampleur a lieu. De nombreux adolescents ont pris la parole pour condamner l’utilisation légale d’armes à feu aux États-Unis.

 

23 avril

Faits de Société –

Vie politique –

Économie

 

Remise en cause de la neutralité du net

En 2015, l’administration du président Obama a fait passer une loi qui visait à garantir l’égalité et l’anonymat des utilisateurs d’internet. Les fournisseurs d’accès à internet, ne pouvaient par exemple ni accélérer, ni ralentir (ou bloquer) certains types de contenus. Puis en 2018, la FCC (Federal Communications Commission) a proposé d’abroger la neutralité du net : pour le dire simplement rendre payant certains flux de données. La fin de la neutralité du net devrait, ou aurait dû intervenir le 23 avril 2018. La controverse est importante. Certains gouverneurs s’opposent à cette mesure (Kate Brown dans l’Oregon notamment), des recours ont été lancés, et 52 des 99 sénateurs ont voté contre la suppression de la neutralité du net. À suivre…

 

 

24 avril

Arts et spectacles-Vie politique

 

États-Unis: un musée d’art palestinien espère changer les mentalités

 

Dans le Connecticut, la ville de Woodbridge accueille désormais le premier musée américain dédié à l’art palestinien. Ce dernier a pour but de bousculer les idées reçus sur le peuple palestinien. Woodbridge est une commune aisée situé près de New York, bien loin des millions de visiteurs.

Le musée d’art palestinien à pour objectif de changer les mentalités et de modifier la vision négative qu’ont les Américains du peuple palestinien. Avec l’attention négative portée par les médias, certains américains ont développé une vision négative du peuple palestinien. C’est  pourquoi Faisal Saleh, homme d’affaire palestino-américain, décide de construire ce musée pour offrir aux Américains une vision d’un peuple comme un autre, pour les palestiniens.

 

8 mai

Relations internationales
Vie politique

 

8 Mai 2018: Donald Trump annonce le retrait des États-Unis de l’accord Iranien

(Donald Trump annonce sur Twitter qu’il va se prononcer sur l’accord du nucléaire iranien, la veille du retrait officiel des États-Unis

En 2015, les États-Unis signent l’accord sur le Nucléaire Iranien avec l’Iran, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, et la Chine. En échange de la levée de lourdes sanctions économiques, l’Iran promet de réduire de 98% son enrichissement d’uranium et donc de renoncer à l’arme nucléaire.

Le 8 Mai 2018, les États-Unis se retirent officiellement de cet accord qui reposait sur leur ratification pour être en mesure de fonctionner. Le président Donald Trump avait promis de sortir de cet accord, qu’il qualifie de “désastreux”, lors de sa campagne présidentielle en 2016. Il déclare ainsi le rétablissement des sanctions envers l’Iran, ce qui a créé la discorde entre les États-Unis et leurs alliés européens, et aggravé les tensions entre l’Iran et Israël.

 

Par ailleurs, cet événement illustre une tendance au retrait du gouvernement américain depuis l’élection de Donald Trump. Revenons dans le temps et intéressons-nous à trois circonstances similaires.

 

12 octobre 2017: Les États-Unis annoncent officiellement leur retrait de l’UNESCO

Les États-Unis avaient pourtant contribué à la création de l’organisation après la Deuxième Guerre Mondiale afin de promouvoir la paix à travers les sciences, l’éducation et la culture. Le retrait du gouvernement américain marque donc une rupture brutale au sein de l’organisation. Mais quelles sont les causes de cette décision pour le moins radicale ? D’après le site officiel du département d’état américain, l’unique raison du retrait est la politique “anti-Israël” de l’UNESCO.

En effet, entre 2011 et 2017, les États-Unis ont diminué leur participation financière à l’UNESCO de 80 millions de dollars par an pour illustrer leur condamnation de l’importance donnée au sein de l’organisation à la Palestine et à l’Organisation de la Libération de la Palestine (OLP), qui possède depuis 1974 un statut d’observateur aux Nations Unies. Le retrait du 12 octobre 2017 vient donc simplement clore une politique qui, depuis des années, visait à créer une rupture entre les États-Unis et l’UNESCO.

 

1er Juin 2017: Donald Trump annonce le retrait des États-Unis de la COP 21

C’était une des promesses de campagne de Donald Trump, et le 1er Juin 2017 elle est devenue réalité. En effet, le président américain a exprimé en conférence de presse sa décision immédiate de retirer les États-Unis des accords de Paris, qui avaient été ratifiés par le gouvernement d’Obama en 2015. La raison principale de ce retrait: d’après Donald Trump, les accords sur l’environnement allaient porter atteinte à l’emploi dans le pays, et notamment dans les secteurs de l’extraction de ressources fossiles. Par ailleurs, le gouvernement du président Trump est connu pour être fortement climato-sceptique. En effet, le nouveau président a par exemple choisi Scott Pruitt, climato-sceptique affirmé, pour remplir le poste de dirigeant de l’agence de l’environnement américaine.

Malgré ce retrait de la part du deuxième plus gros pollueur du monde, de nombreux autres pays signataires, dont la Chine, ont réaffirmé leur volonté de respecter les accords de la COP 21.

 

19 juin 2018 : les États-Unis annoncent leur retrait du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

L’organisation est accusée par la représentante des États-Unis à l’ONU d’avoir « Pendant trop longtemps, [protégé] les auteurs de violations des droits de l’homme et il a été un cloaque de partis pris politiques » (source Le Monde 19/06/2018)

 

La sortie des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien (en poème, extrait)

 

L’Iran, L’Afghanistan, L’Irak et le Levant

Succombent aux fleuves rouges qui y affluent et cavalent

Succombent aux germes sinistres d’une morsure infernale

Une véritable violence qui n’a rien d’innovant

 Halte au saignement

Lorsqu’une force certes totalitaire tombera

L’Hydre islamiste aux nombreuses têtes se lèvera

Un contingent immoraliste affluera

Une virulente vague vagabonde débarquera

Nous en sommes donc là

14 mai

Relations internationales

 

Le déplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem

 

                     

Le 6 décembre 2017 le président des États-Unis Donald Trump a déclaré que Jérusalem devait être considéré comme la capitale d’Israël et a  décidé de déplacer l’ambassade des États-unis de Tel Aviv à Jérusalem. Cette décision a déclenché de nombreuses violences dans la région notamment à Gaza. Le déplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem a eu lieu le 14 mai 2018.

 

 

24 mai

Relations internationales

 

États-Unis-Corée du Nord

Less than one month before the historic summit between North Korean leader, Kim Jong Un and United States president, Donald Trump, the latter has decided to pull out of this meeting. Supposedly taking place in Singapore, this encounter was meant to encourage the denuclearization of the volatile North Korean nation, as well as mitigate the amplifying tensions between both leaders, even occurring at times through the medium of twitter.

Although Kim Jong Un claimed the destruction of its nuclear sites, president Trump felt nonetheless threatened by dangerous comments and perils presented by the North Koreans. In fact, in the formal letter sent to Kim Jong Un, Trump admits in an unsettled tone his displeasure with North Korea’s public show of their nuclear capacities and assures the United States’ “massive and powerful” bombing capabilities.

 

   Source: New York Times

 

 

25 mai

Faits de société

 

Affaire Weinstein: Début du procès à New York!

C’est Ronan Farrow, correspondant de NBC News qui, en décidant de publier dans le journal The New Yorker le témoignage de 13 femmes agressées sexuellement par Harvey Weinstein, déclencha cette polémique. Celle-ci, souvent surnommée par les médias “Affaire Weinstein” a fait l’effet d’une bombe. Elle va être le point de départ d’un vaste mouvement de dénonciation d’actes relevant de harcèlement ou d’agressions à caractère sexuel, à l’encontre du producteur américain et mais aussi de beaucoup d’autres personnalités connues du “showbiz”. Au total ce sont plus de soixante-dix femmes, pour la plupart des actrices, mannequins et salariées de la Compagnie Weinstein, qui ont déclaré avoir subi des agressions de la part de Harvey Weinstein.

 

 

8-9 juin

Vie politique
Économie

 

Le 44e Sommet du G7

Du 8 au 9 juin, au Québec, les sept chefs d’États et de gouvernements des pays membres de l’organisation pour la régulation collective de leurs pays se sont rencontrés dans le cadre du G7. Le Président Trump y est apparu isolé, après avoir annoncé qu’il souhaitait mettre en place des taxes sur certaines importations, notamment celles provenant de l’Union Européenne et du Canada ; un retour au protectionnisme et à l’isolationnisme qui suscite des inquiétudes.

En plus de ces tarifs et de cet isolement, le président Trump a lancé diverses attaques verbales contre ses alliés, les critiquant pour leur traitement “injuste” de sa nation, allant aussi loin que qualifier le Canada de menace contre la sécurité nationale du pays. Au cours de ce G7 la fracture entre les États-Unis et les autres pays membres s’est révélée béante, illustrée par la photo (devenue célèbre) prise pendant le sommet : le président Trump y apparaît les bras croisés, assis, seul face aux représentants des autres pays.

 

 

12 juin

Relations internationales

 

Sommet Trump-Kim: Quel est le bilan de cet événement historique?

Le 12 juin 2018, les chefs d’État de la Corée du Nord et des États-Unis se sont rencontrés à Singapour, après de nombreuses insultes et menaces jetées l’un à l’autre, des tests d’armes nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux, et une déclaration du président Trump le 24 mai que le sommet n’aura pas lieu, le tout devant un public international inquiet.

Vu l’hostilité entre les deux pays qui date des années 1950, cette rencontre est apparue comme un fait historique, et une opportunité réduire d’un cran la tension entre les deux pays, et favoriser le rapprochement entre les deux Corées.

Ce sommet est un symbole fort ; cependant, rien de concret n’a été décidé.

Dans la déclaration conjointe de M. Kim et de M. Trump, on trouve des termes ambigües qui incluent une promesse d’avancement dans les étapes de la dénucléarisation de la Corée du Nord. La déclaration n’inclut aucun calendrier précis, ni aucun protocole particulier ; ce vide sur le plan du contenu a été remarqué par la tous les commentateurs.

On peut néanmoins noter un changement dans le comportement du président Trump : le leader américain se montrant plus souple dans l’appréciation de la situation nord-coréenne.

 

The development of AIRBNB weakens the hotel market

Marie-Cécile Stillmukes et Camille Mahul, Washington DC.

 

AIRBNB est une plateforme communautaire de location de logements de particuliers fondée en 2008 par les Américains Brian Chesky et Joe Gebbia. Cette plateforme de service est de nos jours disponible dans 192 pays. La plateforme recense 3,5 millions de biens (appartements ou maison), soit bien plus que la première chaîne hôtelière mondiale (AccorHotel avec 570,000 chambres dans 95 pays). AIRBNB est une réelle concurrence pour les hôtels car comme on le constate dans le document ci-contre,  (source:www.busbud.com) le prix moyen de location d’un logement  AIRBNB dans les grandes villes du monde (à l’exception de Barcelone ) est inférieur au prix d’une chambre d’hôtel.

 

Mais le succès la plateforme AIRBNB suscite de nombreux débats. A l’origine, il s’agissait d’une plate-forme de location et réservation de logements entre particuliers.  Mais au cours du temps, de plus en plus de professionnels de la location ont  utilisé cette plateforme pour louer leur bien.

 

Ces locations n’ont pas les mêmes règles d’hygiènes et de sécurité et les mêmes charges que les hôteliers. Pour réguler le marché et limiter la concurrence déloyale avec les hôtels traditionnels, les pouvoirs publics français ont imposé certaines règles : enregistrement des biens, paiement de la taxe de séjour, durée maximum de location annuelle de 120 jours (au delà de laquelle le loueur bascule dans la catégorie commerciale des meublés touristiques). Cette durée maximum est cependant critiquée. Qui est en mesure de quitter son logement principal 120 jours par an, soit près de quatre mois? De nombreuses métropoles touristiques dans le monde appliquent une limite à 60 jours, telles que Amsterdam ou San Francisco, ce qui semble plus dans l’esprit de l’idée originelle de AIRBNB de location entre particuliers. De plus, certaines villes ont mêmes interdit à ses habitants de proposer des logements sur cette plateforme sous peine de sanctions comme à Berlin ou dans plusieurs villes en Espagne et Italie.

 

Cependant, des études récentes montrent que les biens proposés par les professionnels du tourisme représentent moins de 10% du total des biens proposés par la       plateforme dans des grandes villes telles que Paris ou Londres (source: la vérité sur la concurrence AIRBNB, Tony Loeb, 27 août 2017). De plus,   alors que le nombre de réservations sur AIRBNB augmente régulièrement depuis 2012, on observe une augmentation similaire des réservations de chambres d’hôtel sur des plateformes hôtelières telles que Booking ou Expedia.

 

Les hôteliers devraient répondre à cette concurrence en adaptant leurs services pour mieux se démarquer de AIRBNB. Une offre de service personnalisée et de qualité sera la meilleure réponse à AIRBNB.

 

La plateforme crée aussi une tension sur le marché de la location de biens, particulièrement dans les zones touristiques. Il est parfois plus rentable pour un investisseur de louer son bien 120 jours sur AIRBNB que de le louer à l’année par un autre moyen. Cela limite le nombre de biens disponibles en location longue durée et donc accroît les loyers, au détriment des locataires fixes en recherche de logement.

 

Malgré sa position dominante, la plate-forme doit maintenant aussi faire face à de nombreuses alternatives qui se développent sur le marché de l’économie collaborative, telles que HomeAway, Windu, ou Clickstay, qui proposent des offres plus ciblées et qui reprennent le concept original de location entre particuliers, avec un meilleur contrôle de la qualité des offres.

CHARLOTTESVILLE, UNE MANIFESTATION QUI DÉGÉNÈRE ET SUSCITE UNE RÉACTION DU PRÉSIDENT D. TRUMP

Yanis Caillaud, Washington DC. 

 

Yanis Caillaud, Washington, Mai 2018

 

Le 12 Août 2017, à Charlottesville (Virginia), le projet de retrait d’une statue équestre érigée à la mémoire du général confédéré “sudiste” R. Lee, dans un lieu public, a suscité la colère de certains groupes nationalistes et suprémacistes (qui croit en la supériorité de la race blanche). Ils se sont rassemblés et ont manifesté.

Une contre-manifestation a eu lieu, cette fois menée par des groupes antiracistes, et principalement de la mouvance Black Lives Matter. Des affrontements ont éclaté et une contre-manifestante a perdu la vie. Cette situation a amené le gouverneur de la Virginie a déclaré l’état d’urgence. Cet événement, a non seulement ravivé les ressorts d’une mémoire et d’oppositions fortes aux Etats-Unis :  il rappelle que la guerre de sécession (the Civil War, 1861-1865), violente et meurtrière,  continue de hanter les esprits (notamment dans les états du Sud) ; il montre aussi que le pays est parcouru par des  oppositions des clivages beaucoup plus puissants et marqués que la vie politique partisane ne le laisserait croire.

 

Les organisations impliquées dans l’événement, des groupes d’extrême droite et des organisation se réclamant du KKK (Ku Klux Klan), des groupes suprémacistes blancs aussi, ont une riche histoire d’actes extrémistes et violents dans l’histoire des Etats-Unis (ils sont notamment totalement opposés à la suppression des ouvrages de mémoire, statues, représentant des personnalités confédérées) . Il convient de rappeler que le KKK qui est né aux Etats-Unis à la fin des années 1860, groupe ouvertement raciste, et responsable de crimes contre des membres de la communauté africaine américaine, a été interdit par deux fois dans le pays. Néanmoins il continue d’exister (officieusement) à travers certains groupes qui se réclament de lui et revendiquent son héritage.

 

Charlottesville was made possible due to the First Amendment, it states that any protest, as long as they do not involve violence are justified. However the argument starts here: The argument of the right wing extremists were that they did not act violently towards counter protesters and only did so for self defense while counter protesters argue that discriminating comments are prompted to trigger violence and are a form of violence itself. For example the extremist group, KKK mentioned earlier has been outlawed These debates are further separating a country that is already in so desperate needs for unification.

 

My drawing represents the controversial response of the president leaving back to back the two sides manifesting in Charlottesville.

Le mur de la discorde

Les élèves de la classe de Première ES – Dallas International School

 

Source de division, le projet de construction du mur entre le Mexique et les États-Unis continue d’alimenter les débats.

(en attente de réponse pour l’utilisation gracieuse de l’illustration)

Pourquoi les électeurs se sont-ils focalisés sur la lutte contre l’immigration illégale lors de l’élection présidentielle de 2016 ?

Il y a environ 12 millions d’immigrants mexicains aux États-Unis, dont environ 6 millions vivent de façon illégale. Au Texas, on recense 1,68 million d’immigrants “sans-papiers” et le nombre est de plus en plus important. Ils traversent la frontière à la recherche d’une vie meilleure, souvent pour envoyer de l’argent à leur famille. Une fois là, ils sont stigmatisés parce qu’ils travaillent illégalement sans payer d’impôts. Une partie de la population américaine clame que les immigrants “sans-papiers” volent leurs emplois, mais la vérité est que sans la main-d’œuvre à bas prix que représentent ces immigrants, les entreprises seraient obligées de s’automatiser. Pour les membres des classes moyennes et supérieures, les immigrants n’ont que peu d’impact. Pour la classe populaire, l’impact est faible puisqu’on a estimé une baisse de moins de 10% sur les salaires. Cette concurrence sert d’argument principal.

Il existe une autre raison : les trafics de drogues entre le Mexique et les États-Unis. Il est difficile pour les Mexicains d’accéder aux États-Unis. On a découvert des moyens de passages de drogues comme un tunnel de 800 mètres entre Tijuana, une ville du Mexique, et San Diego en Californie. Ce tunnel contenait un ascenseur, des éclairages, des rails et des systèmes de ventilations. Les responsables ont été arrêtés et mis en prison. Les dealers mexicains sont les fournisseurs les plus importants en Amérique. Les drogues produites en Bolivie, en Colombie ou même au Pérou traversent facilement le pays.

Par exemple, “El chapo”, un chef de cartel très puissant, a été incarcéré et extradé en janvier 2017. Néanmoins, il existe encore d’autres réseaux “rivaux” tout aussi puissants. Depuis 2006 la majeure partie des chefs de cartels ont été trouvés et neutralisés. L’état américain ne peut rien faire car les fournisseurs se sont multipliés et sont de plus en plus compliqués à identifier. Auparavant les États-Unis finançaient des organisations pour trouver des trafiquants mais Donald Trump a jugé que les États-Unis ne devaient plus s’occuper de ce problème. Il souhaite protéger sa frontière.

Deux semaines avant son assermentation, Donald Trump reconnaît que le mur, qu’il s’est engagé à construire entre le Mexique et les États-Unis, devra être financé par les Américains. Cependant, il affirme à son électorat que le Mexique remboursera tous les frais, qui furent estimés en février 2018 à 21,6 milliards de dollars.

 

Mais que pense le Mexique ?

Le président Mexicain Peña Nieto répète avoir discuté de ce projet avec M. Trump et lui avoir clairement précisé que “le Mexique ne paiera jamais pour un mur”. L’idée de ce projet de 3200 kilomètres crée de nombreuses tensions entre les deux pays voisins ainsi qu’à l’intérieur même de la population des États-Unis.

 

Et que pense donc la population américaine ?

Il y a de grandes différences de mentalités. En particulier, le premier problème des supporters de M. Trump concerne la façon dont le président envisage de régler la facture. Ce mur qui devrait être agréable à regarder du côté américain est comparé à la Grande Muraille de Chine, “construite pour empêcher les invasions mongoles”. Le projet entraîne des complications pour le président américain face au Congrès qui exige un financement immédiat.

La frontière est composée de plusieurs types de territoires. Au niveau de la frontière au Texas, il y a le Rio Grande mais aussi Big Bend National Park qui s’étend des deux côtés de la frontière.

Comment l’administration Trump compte-t-elle construire le mur sur ces territoires ? Le mur couperait Big Bend en deux et séparerait la faune et la flore de leur habitat. Un mur le long d’un fleuve serait inefficace et encore plus cher.

 

La perméabilité de la frontière pourrait-elle être considérée comme une richesse plutôt que comme une menace ?

Comme nous l’avons vu précédemment le flux d’immigrants illégaux a ses inconvénients. Cependant, contrairement aux revendications du président américain, il a aussi ses avantages : les hispaniques apportent leur culture, leurs traditions, leur langue et les intègrent à la société américaine. On remarque particulièrement ce mélange de cultures dans les états proches de la frontière comme le Texas, où l’on retrouve de nombreux restaurants “tex mex” (une cuisine mexicaine avec des influences texanes) et où l’on fête le Cinco de Mayo, une fête originaire d’une région du Mexique très prisée par les Américains.

Enfin, le marché du travail est un autre exemple de contribution de la communauté hispanique à la société américaine. On constate que les emplois occupés par les hispaniques sont, de manière générale, les plus ingrats, les moins bien payés, en un mot : les emplois délaissés par les américains. Mais les immigrants n’occupent pas seulement les emplois modestes, il y a plusieurs exemples de “success story” d’immigrants hispaniques. Pour exemple : Carlos Castro, président et PDG de Todos Supermarket. Castro avait immigré illégalement du Salvador en 1979. Après avoir été déporté une première fois, il revient aux États-Unis où il fonde cette petite chaîne de supermarché qui commercialise des produits hispaniques. Bien que modeste, il s’agit d’une compagnie très prospère, plusieurs fois reconnue par la chambre de commerce. Il apparaît alors que la population hispanique et sa contribution à l’économie correspondent à une demande sur le marché de travail et entraînent une création d’emplois.

 

En conclusion, il y a plusieurs points de vue, positifs ou négatifs, sur la promesse de campagne du président Donald Trump. Le mur est, d’une part, une nécessité due au trafic de drogue et à l’immigration illégale. Mais d’autre part, en plus d’être au centre d’une discorde diplomatique, le projet serait coûteux, d’un impact majeur sur l’environnement et ne proposerait qu’une solution incomplète.

Le PTSD aux Etats Unis, de sa prise en compte à sa prise en charge

Appoline Ménard, Washington DC   

 

Le syndrome du stress post traumatique ou Post Traumatic Stress Disorder (PTSD) en anglais, est aujourd’hui, aux États-Unis, est des problèmes majeurs de société. Ce phénomène se définit par une atteinte psychologique qui fait suite à une confrontation avec des événements horribles et choquants, comme la mort, blessures de camarades ou de civils. Il est important de savoir que cette pathologie mentale même si elle concerne la plupart du temps des vétérans peut également toucher toute personne ayant été exposé à un événement traumatisant.

 

Plusieurs ouvrages comme dans l’Iliade et l’Odyssée, où Homère (900 av JC) raconte les difficultés d’Ulysse après la chute de Troie. Au XIXème siècle, on commence à employer des termes scientifiques pour décrire le phénomène: on parle de « névroses traumatiques ». Pendant la guerre du Vietnam, on employait les termes de « Vietnam stress » ou de « Post Vietnam Syndrome »….

Officiellement, il a été qualifié ainsi pour la première fois en 1980 par l’Association Américaine de  Psychiatrie. Ce n’est qu’en 1980 que le Pentagone a reconnu officiellement l’existence de ce syndrome et le terme de “PTSD” (Post traumatic Stress Disorder). Il l’a alors inclus sur la liste des maladies pour lesquelles une compensation de handicap pourrait être envisagée.

 

Selon les chiffres mentionnés sur le Site du gouvernement américain, 11 à 20 % de vétérans ayant fait la guerre en Irak ou en Afghanistan sont atteints de PTSD, soit environ 400.000 à 500.000 soldats. Pour la guerre du Vietnam, les chiffres officiels avancent  30 % de vétérans.

Mais pour beaucoup, ces chiffres sont minorés car de nombreux vétérans affirment renoncer à faire part de leurs troubles à leur hiérarchie. Certains spécialistes parlent au global d’un tiers de vétérans atteints. Cette maladie mentale touche donc une partie assez conséquente de la population. Cela mena donc le gouvernement et plus précisément le département des vétérans (“Department of Veterans Affairs”) à se pencher sur la question en menant plusieurs actions.

 

  • Un numéro d’appel d’urgence qui permet aux vétérans d’appeler en cas de besoin, a été créé. Depuis, plus de 2 millions d’appels ont été enregistrés. Ce numéro a permis de sauver 70 000 vétérans en leur envoyant immédiatement de l’aide médicale, Le Département des vétérans a également embauché des conseillers en prévention du suicide dans les 153 centres médicaux dédiés aux militaires.
  • En 2008, le Congrès américain a alloué cinq années de traitements médicaux gratuits à tous les vétérans déployés sur une zone de guerre. Par ailleurs, en 2010, le ministère des Affaires des Vétérans a revu sa réglementation à la suite de la parution de publications scientifiques. Cela a permis à 500.000 vétérans de recevoir une pension d’invalidité et des soins médicaux gratuits à vie.
  • Depuis 2014, le Pentagone reconsidère les dossiers de refus de l’armée datant des années 50/70, refus opposé aux combattants revenus du Vietnam. Cette décision va permettre à des milliers de Vétérans du Vietnam, s’ils arrivent à prouver qu’ils souffraient de PTSD, de faire modifier les documents de leur expulsion pour leur accorder le statut de « renvoi honorable ». Ce changement devrait leur permettre de recevoir des prestations d’invalidité.

 

Ces actions citées, ne sont pas les seules misent en place par le gouvernement américain. En effet, le gouverne s’intéresse de plus en plus au sujet et tente de remédier à ce problème de société. Malgré ces avancées et cette prise de conscience, il reste tout de même beaucoup de changements à faire et d’actions à mener pour vraiment considérer que le syndrome du stress post traumatique est pris en charge convenablement par les États-Unis.

 

Those type of actions aren’t the only ones put in place by the american government. Indeed, the government is getting more interested to the subject and is trying to remedy to that society problem. Despite those advances and that increasing awareness, there is still a lot of things to do and change to make to really consider that PTSD is properly cared by the United States.

Les grandes lignes de la politique étrangère des Etats-Unis au Moyen-Orient : la diplomatie américaine vis à vis d’Israël et de la Syrie

Charles de Canecaude, Washington DC 

 

  Prix du meilleur article de l’année, décerné par The Sundial Press, le journal du campus de Sciences Po Reims

« Un article passionnant, d’autant par la connaissance factuelle des événements géo politiques des régions du Moyen Orient et des États Unis que part les nuances de l’analyse de l’auteur, et le contexte historique souligné. »

« Un article extrêmement bien recherché qui se démarque par sa finesse d’analyse : des informations complètes avec des affirmations balancées et de belles analogies. Une rédaction presque impeccable pour synthétiser un thème pas forcément évident. »

 

   Le président du conseil palestinien , Mahmoud Abbas et l’Ambassadeur de la Mission américaine à l’ONU , Nikki Haley.

 

La situation en Israël:

Le mercredi 6 décembre, Donald Trump déclare au monde entier : “Cette ville [Jérusalem] est la capitale d’Israël.” Depuis l’expression de cette idée polémique, la communauté internationale s’interroge. En effet, le 45ème président des États-Unis entend convertir ses paroles en actes puisqu’il a proposé et a affirmé son souhait de délocaliser l’Ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem. Aujourd’hui, toutes les ambassades présentes en Israël se trouvent à Tel Aviv, ce qui montre l’étendue du risque pris par D.Trump à travers ces paroles. En ce qui concerne le “timing” du Président, ce dernier a souligné le fait que contrairement à ses prédécesseurs qui avaient promis d’agir dans le sens d’Israël mais qui d’après lui n’étaient pas allés assez loin, il accomplissait cette promesse de campagne avec vigueur et ne reculerait pas devant cette “reconnaissance de la réalité”.  Or , pour la majorité de la communauté internationale, notamment à l’ONU , cette action est jugée téméraire, jusqu’au-boutiste et contraire au droit international. En effet dans ce genre de situation, la diplomatie et le compromis sont valorisés or ici le président des États-Unis rompt avec la ligne de conduite, prudente, de ses prédécesseurs, et espère apporter sa pierre au règlement de ce conflit des plus complexes. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette décision a été fraîchement accueillie, une résolution de l’ONU l’a d’ailleurs condamnée (votée par 128  pays).Au lieu du pragmatisme revendiqué par le président Trump, beaucoup de pays n’y ont vu qu’imprudence, ignorance et mépris d’une Histoire profonde et complexe. Finalement se pose la question de la légitimité d’une décision prise par un seul acteur de la scène internationale. En effet, les États-Unis sont la première puissance mondiale mais une situation stable au Moyen Orient est indispensable pour la communauté internationale et donc les décisions prises concernant cette région du monde ne peuvent pas se limiter au cavalier seul de l’Oncle Sam (cavalier seul, ou presque, la Roumanie a récemment déclaré qu’elle avait décidé également de déplacer son ambassade à Jérusalem).

                     Le président syrien Bachar Al-Assad avec le président russe Vladimir Poutine en 2015

 

La situation en Syrie:

Les événements en Syrie relèvent d’une grande délicatesse du fait des acteurs présents sur ce théâtre d’opérations. En effet, au-delà de la situation bilatérale entre les américains et les syriens se cache une complexité multilatérale avec d’un côté les puissances occidentales telles que la France et le Royaume-Uni et de l’autre le géant russe et son allié iranien. Pour pouvoir comprendre la situation, il faut expliquer le passé pour comprendre le présent. Le président actuel de la Syrie, Bachar al Assad est arrivé au pouvoir en 2000. En 2011 dans l’élan du Printemps Arabe, de nombreux syriens manifestent dans les rues pour demander la démission d’Assad or ce dernier refusa fermement tout en dénonçant un “complot occidental” visant à déstabiliser son régime.  En effet dès 2012, le président Obama avait demandé à Assad de bien vouloir “quitter sa fonction”.

Malheureusement, cette guerre civile entamée en 2011 va au-delà d’un simple combat entre le mal et le bien. En effet, dans la masse de rebelles se sont joints des organisations terroristes visant à surgir au moment de la chute d’Assad et d’installer un fief extrémiste en Syrie. Les noms les plus notoires de ces rebelles islamistes sont Al-Nusra, l’EI et Al-Qaeda et leur présence en Syrie évoque un réel danger si les insurgés venaient à triompher. C’est une des raisons pour laquelle la Russie de Poutine s’est alliée au président syrien, le dernier rempart contre l’islamisme au Moyen Orient selon lui. Ici le président russe adopte donc une position nuancée sous la forme de “les ennemis de mes ennemis sont mes amis” tandis que D.Trump semble vouloir imposer une fois de plus une politique totale sans compromis. Cette situation extrêmement complexe ou deux grandes superpuissances sont dans les camps opposés peut faire penser à un retour de la guerre froide et l’image d’une cocotte-minute prête à exploser. D’ailleurs, lors de l’attaque coordonnée américaine, française et britannique contre la Syrie la nuit du vendredi 13 avril, des intercepteurs de missiles russes ont agi et Moscou a promis que cette action militaire ne serait pas sans conséquences. Cette réponse ferme de Moscou entretient l’idée d’une entrave au droit international que le Président Trump aurait fait sienne puisqu’il n’a pas eu le feu vert de l’ONU. EN effet, ces attaques contre la Syrie avaient  officiellement pour but de condamner l’utilisation d’armes chimiques par Assad et de détruire les zones de stockages de ces armes. Or, les investigateurs internationaux devaient commencer leur enquête le jour d’après. Officiellement donc, il n’y a aucune justification de cette attaque au regard du droit international puisqu’on ne peut pas prouver qui a utilisé ces armes que ce soit les rebelles ou Bachar Al Assad ou même un partie tiers. La question se pose donc : comment les Etats-Unis peuvent-ils garder l’image de “gendarme du monde” s’ils ne respectent pas le droit international et comment peuvent-ils reprocher à certains régimes des violations de ce même droit si eux-mêmes ne le respectent pas? Encore une fois, cela démontre l’attitude draconienne du président américain qui n’a pas attendu une décision de la communauté internationale mais qui a foncé tête baissée dans une masse sensible qui est capable d’exploser à n’importe quel moment.

 

Conclusion:

Les États-Unis se réclament d’un pragmatisme politique mais qui pose question. Des décisions prises par le passé, au nom d’un tel pragmatisme, ont eu des conséquences discutables. Après le coup d’état communiste en Afghanistan en 1978, les Américains avaient voulu s’imposer et montrer leur autorité sur le monde en finançant les rebelles afghans qui agissaient sous le sigle de la contre insurrection : aujourd’hui ces rebelles sont les talibans. En 2003, le président Bush avait affirmé que Saddam Hussein, dirigeant de l’Irak, possédait des armes de destructions massives dont des armes chimiques. Les États-Unis ont envahi l’Irak, Hussein a été condamné à mort et exécuté. Or Washington et Londres ont fini par reconnaître qu’aucune de ces armes étaient sous le contrôle de Hussein. Aujourd’hui, avec du recul, nous remarquons que le retrait de Saddam Hussein du pouvoir a affaibli le rempart contre le terrorisme au Moyen Orient et la situation empire de jour en jour. En 2011, les forces alliées de l’Occident ont retiré Kadhafi du pouvoir en Libye et aujourd’hui, la Libye ne va pas bien. Bien sûr, certains peuvent affirmer et réaffirmer que ces régimes autoritaires entravent certaines libertés fondamentales de l’Homme. Or le principe même de la “bonne” politique est de choisir la meilleure solution pour le long terme même au prix du “meilleur du pire”. Aujourd’hui, nous pouvons clairement affirmer que le Moyen Orient est un foyer de conflits créé par la politique interventionniste négative de certains pays. La France par exemple, en 2003, avait vu la faille de l’idéologie américaine dans l’intervention en Irak et n’avait pas participé à cette guerre. Il est donc temps de se remettre en question et de se dire qu’une politique étrangère ne s’élabore pas en “Noir et blanc” mais avec du “gris sur gris” et que l’intervention ne doit pas se faire pour du symbolisme sans fond mais pour du symbolisme et une nécessité appuyés par une réflexion profonde.

 

Finalement, nous pouvons aborder une notion de realpolitik s’opposant à une plus grande idée de valeur et idéologie à défendre coûte que coûte. La realpolitik consiste à faire ce qui est le plus simple pour défendre ses propres intérêts et c’est ce que pratiquent les États-Unis en attaquant la Syrie car cela leur permet de maintenir une image de superpuissance interventionniste et de résistance aux Russes surtout que D.Trump, accusé de collusion avec V.Poutine lors de sa campagne présidentielle cherche à tout prix à se distancer de son homologue. Or cette realpolitik justement s’oppose à la défense des grandes libertés dont devraient se préoccuper les États-Unis avec la menace constante d’un terrorisme potentiellement croissant si Assad venait à être démis de ses fonctions.

 

Les grandes lignes de la politique étrangère des Etats-Unis au Moyen-Orient : la diplomatie américaine vis à vis d’Israël et de la Syrie 

The United States wish to show themselves as bearers of a political pragmatism which is however questionable. This is underlined by the fact that such decisions in the past coupled with this same pragmatism have had mixed consequences. After the communist putsch in Afghanistan in 1978, the americans wished to impose themselves through a show of authority by financing afghan rebels which formed insurgent contingency. Today, these rebels are the Taliban’s. In 2003, President Bush affirmed the fact that Saddam Hussein, leader of Iraq, possessed weapons of mass destruction and chemical weapons. The United States therefore invaded Iraq and Hussein was executed. However, Washington and London eventually recognised that these weapons of mass destruction never existed. Today, one may notice that Saddam Hussein disposal from power has paved the way for terrorism in the Middle East, and the situation worsens from day to day. In 2011, the allied forces of the West removed Gaddafi from power in Libya and today the country is in bad condition. Of course, many can affirm and reaffirm that these authoritarian regimes go against fundamental liberties however the quintessential form of politics is to choose the best course for the long term even if it means choosing the “best of the worst”. Today, we can undoubtedly affirm that the Middle East is a zone of conflict created by negative interventionist policies. France for example had seen the wrongness of the american intervention in Iraq in 2003 and did not participate in this war. It is therefore time to reflect on the question and tell ourselves that an exterior policy isn’t “black on white” but rather “grey on grey”, and that intervention must not be done for symbolism lacking depth but on the contrary for symbolism and a necessity constructed by a deep thinking.

 

Finally, we can touch upon the subject of realpolitik opposed to a grander idea of values and ideology to defend whatever the cost. Realpolitik consists in doing what is easier to defend one’s interests and the United States practice this by attacking Syria because this allows them to maintain an image of interventionist superpower and of resistance to the Russians considering that Trump, accused of collusion with Putin during his presidential campaign wishes to distance himself from his homologue. This realpolitik is opposed to the defense of greater ideals which the United States should take care of with the danger of a potential growth in terrorism if Assad was removed from power.

Des médicaments qui tuent ? Les États Unis frappés par la crise… des opioïdes

Carla Paris, Washington DC  

 

Les opioïdes sont de plus en plus consommés aux États-Unis. Ce phénomène alarmant a provoqué une crise d’une gravité sans précédent qui touche la grande puissance nord américaine depuis les années 2010.

 

Les opioïdes sont des substances aux effets comparables à ceux de la morphine. Issus de l’opium, ils peuvent être consommés sous forme de drogues, comme l’héroïne, ou en tant que médicaments. Classés “catégorie II” par la Department Enforcement Administration (DEA), le service de police fédéral américain chargé de la mise en application des lois sur les stupéfiants et de la lutte contre leur trafic, on leur reconnaît ainsi une forte capacité d’addiction, poussant le consommateur à augmenter les doses et leur fréquence afin de pallier le manque ressenti.

 

Aux États-Unis, les opioïdes ont causé la mort de plus de 42 000 personnes en 2016 soit environ 115 par jour d’après les données du gouvernement américain. Ils sont impliqués dans 66 % des décès liés aux surdoses de drogue et ce chiffre, 5 fois plus élevé qu’en 1999, ne cesse d’augmenter.

 

Une patiente américaine prenant un antidouleur

puissant contenant un opioïde,

The New York Times, 2017

 

 

 

 

Mais comment cette crise, qui touche aujourd’hui plus de deux millions de personnes dépendantes, a-t-elle pu voir le jour ? Comment la première puissance mondiale a t-elle pu se retrouver dans une situation si vulnérable ?

Il faut tout d’abord savoir que ces drogues peuvent être utilisées pour traiter les douleurs et sont souvent prescrites par les médecins suite à une blessure, à un accident ou encore à de graves problèmes de santé comme un cancer.

Au cours des vingt dernières années, le nombre de prescriptions médicales revendiquant l’utilisation des opioïdes a connu une hausse fulgurante. Mais pourquoi ?

Ce sont les industries pharmaceutiques et les médecins qui sont accusés d’alimenter cette crise. Réglementations, lois ou encore décisions gouvernementales, le secteur de la santé est un véritable lobby aux États Unis et exerce une grande influence sur les pouvoirs publics. Les compagnies pharmaceutiques par exemple ont investi 487 millions de dollars en trois ans dans divers financements fédéraux américains.

 

Du fait de sa puissance, le secteur de la médecine dispose donc d’une large marge de manœuvre, marge de manœuvre qui, petit à petit, de prescriptions en prescriptions, a étendu l’ombre des opioïdes sur le sol américain.

En effet, une étude publiée en 2017 par le quotidien The New York Times montre que nombre des acteurs de l’industrie pharmaceutique limitent l’accès aux antidouleurs vis-à-vis desquels le risque d’addiction est plus faible. Paradoxalement, ils prescrivent plus facilement des médicaments plus dangereux, causant alors l’incompréhension des patients.

La raison, selon les experts, est purement économique. En effet, les médicaments à base d’opioïdes sont moins coûteux comparés à d’autres remèdes, qui eux présentent  moins de risques d’addiction (ou aucun risque).

Les assurances santé des patients telles que UnitedHealthcare ou Anthem mettent alors fin à toute couverture des médicaments plus coûteux et les patients se tournent alors vers les opioïdes ou se voient prescrire des soins qui mettent en danger leur santé. Il est d’ailleurs prouvé qu’il est plus facile pour la plupart des patients américains de recevoir des opioïdes que des traitement combattant l’addiction à ces derniers !

L’influence du lobby est telle qu’en avril 2016, au pic de l’épidémie, une loi votée par le Congrès et protégeant les intérêts du secteur pharmaceutique a permis d’entraver l’action de la DEA. Cette dernière luttait en effet contre les distributeurs et les grossistes en médicaments qui alimentent depuis le début de la crise le marché noir en pilules.

 

Les conséquences de cette épidémie sont loin d’être négligeables : un grand nombre de personnes dépendante, certaines communautés décimées, nouveaux-nés présentant dès la naissance des signes d’addiction, baisse de participation au marché de l’emploi… en définitive des répercussions économiques doublées d’un fort coût social et humain.

Cette crise a pris une telle ampleur que l’actuel président américain, Donald Trump, a expressément exprimé sa volonté de combattre ce fléau. Lors de son discours devant le Congrès sur l’État de l’Union en janvier 2018, entre témoignages à fendre l’âme et harangues enflammées, il a affirmé que “son administration s’engageait à se battre contre l’épidémie des opioïdes et à aider ceux en besoin de traitement […] La lutte sera longue et difficile mais nous y arriverons.” Reste à savoir si cet optimisme sera une arme assez puissante…

 

« Entrées précédentes