Archives de Catégorie: Etats Unis

Dossier spécial dixième anniversaire 2009-2018

  Dix ans en Amérique : États-Unis 

 

Apollinaire GIRES, élève de Terminale, Washington D.C.

 

Et si la société américaine était toujours ségréguée ?

 

« I have been to the mountaintop ». Ces quelques mots sont issus du dernier discours de Martin Luther King Jr. à Memphis, la veille de son assassinat. Ce « sommet », que le pasteur américain disait avoir aperçu, représente la fin d’une sombre période de l’histoire des États-Unis: la ségrégation. Mais ce phénomène est-il vraiment révolu…?

Un afro-américain utilisant une fontaine assignée aux personnes de couleur durant la ségrégation.

(source: Wikipedia Commons)

 

En quoi consistait la ségrégation raciale aux États-Unis ?

 

En 1865, l’Union d’Abraham Lincoln ressort vainqueure de la Guerre de Sécession. Ainsi, l’esclavage est aboli dans l’ensemble du pays. Par ailleurs, pour garantir le bien-être des populations afro-américaines, A. Lincoln décide le déploiement de troupes dans les anciens états confédérés. Commence alors une période prometteuse pour les familles d’anciens esclaves. En effet, celles-ci acquièrent de nouveaux droits et un statut meilleur, ce que souligne l’élection du premier homme noir au Congrès en 1870.

Cependant, en 1877, l’armée se retire des états du Sud. Le siècle qui a suivi a été marqué par les lois de ségrégation surnommées « Lois Jim Crow ». Ces lois étaient supposément fondées sur le principe de « séparés mais égaux », ce qui signifierait que les blancs et les noirs doivent posséder les mêmes droits sans coexister. Néanmoins, dans les faits, les populations noires étaient fortement discriminées. Par exemple, en Alabama, une loi précisait qu’ « aucune personne ou société n’exigera de n’importe quelle infirmière féminine blanche de travailler dans les salles d’hôpitaux, publics ou privés, dans lesquels des Noirs sont placés. »

Bien heureusement, sous la pression des mouvements sociaux de lutte pour les droits civiques, la Cour Suprême américaine finit dans les années 1960 et 1970 par rendre toutes les lois favorisant la ségrégation inapplicables. Sur le papier, blancs et noirs retrouvaient donc enfin le même statut…

 

Pourquoi, en réalité, la société américaine est encore aujourd’hui ségréguée dans de nombreux domaines.

 

Le type de ségrégation moderne le plus facilement observable est la fragmentation spatiale. Prenons le cas de la capitale du pays: Washington, DC. Sa population est composée à plus de 47% d’afro-américains, un pourcentage plus important que celui d’habitants blancs. Pourtant, comme le révèle la carte de la répartition des populations dans la ville, ce sont eux qui résident dans les quartiers aisés du Nord-Ouest de la capitale. Les habitants noirs, quant à eux, sont repoussés vers les périphéries et les quartiers les moins aisés, notamment au Sud de la rivière Anacostia. De plus, la gentrification graduelle des quartiers excentrés de la ville ne fait qu’accentuer le repoussement des populations noires sous l’effet de la hausse des loyers… Il existe donc toujours aujourd’hui une ségrégation géographique aux États-Unis.

 

Carte(Source: Wikipédia): Répartition spatiale des différents groupes ethniques à Washington, DC.    

Les afro-américains occupent les    espaces en bleu, les  populations blanches les zones en  rouge.

 

 

De plus, les afro-américains et les blancs ne possèdent pas aux États-Unis les mêmes droits dans le domaine de la politique, et notamment sur le plan du droit de vote. Bien-sûr, la loi interdit aujourd’hui catégoriquement la discrimination des populations noires dans tous les secteurs. Cependant, on considère qu’aujourd’hui environ 4 millions de noirs américains en âge de voter ne peuvent pas le faire. Ceci est, entre autres, la conséquence de la « Guerre contre les drogues » entreprise par le gouvernement américain dans les années 1970. En effet, les trafics démantelés concernaient souvent les drogues les moins chères comme le cannabis et le crack qui touchaient plus particulièrement les populations moins aisées afro-américaines. De plus, toujours aujourd’hui, on estime qu’aux États-Unis un noir a treize fois plus de chances d’être arrêté par la police qu’un blanc (selon le Washington Post). Résultat: en 2018, 40% des prisonniers américains sont noirs, alors que les afro-américains de représentent que 13% de la population totale du pays. Or, dans beaucoup d’états américains, les détenus ne peuvent pas voter… Ainsi, en Alabama, au Tennesse ou en Virginie, environ 20% des afro-américains n’ont plus le droit de vote. Ceci peut avoir un fort impact sur les résultats des différentes élections.

 

Il existe, outre les domaines de la répartition spatiale et des droits juridiques, d’autres secteurs ségrégués. On peut citer par exemple la segmentation ethnique du marché du travail: il est plus difficile pour un afro-américain d’accéder à un poste de cadre que pour un travailleur blanc. Par ailleurs, les populations noires ne sont pas les seules victimes de ces formes de ségrégation modernes. En effet, les populations hispaniques et amérindiennes les vivent également.

Dossier spécial dixième anniversaire 2009-2018

  Dix ans en Amérique : États-Unis  

 

Oriane Badre, Annabelle Piot, Adèle Roulmann, Rita, élèves de Terminale, Washington D.C.

 

February 14th 2018, Washington DC : Students walk out for their safety

Photos prises lors de la manifestation du 14 février 2018 (Oriane Badre, Annabelle Piot et Adèle Roulmann figurent sur les images de gauche qui ont été diffusées sur les grandes chaînes)

Sources : ABC news et Jim Watson (photographe)

 

14 Février 2018. 6 minutes. 14 élèves et 3 encadrants morts par balle. 100 tirs en moins de 5 minutes : le school shooting de Parkland. Une fusillade au sein d’une école, une parmi plein d’autres aux Etats-Unis. La vie s’arrête. La rébellion commence.

Le 14 mars 2018, les élèves du Montgomery County, dans l’Etat du Maryland, engagés dans la lutte contre le port d’arme à feu, sortent de classes, dans les rues de la capitale politiques  pour manifester de la Maison Blanche jusqu’au Capitole. Nous, auteures de cet article, nous y sommes rendues, ainsi qu’une quarantaine d’autres élèves engagés du Lycée Rochambeau se sont joints à des milliers d’autres élèves  pour manifester à Washington DC au total pour des régulations du port d’armes à feu aux États Unis. Nous avons utilisé notre voix, la voix de la nouvelle génération opposée à la vente libre d’armes à feu. Nous avons dit STOP, nous avons dit ENOUGH (ASSEZ).

STOP au fait révoltant que les armes à feu soient davantage protégées que les élèves. STOP au lobbying de la National Riffle Association opposée à toutes formes de régulations du port d’armes à feu aux États Unis. STOP aux mentalités protectrices envers les armes à feu qui sont censées garder le pays en sécurité.

Attention au feu!

Yanis Caillaud, Washington DC 

 

Dessin de Yanis Caillaud

«Les deux types de feux à éviter aux États-Unis» :

les anti Nike brûlent les chaussures pour manifester leur opposition avec la publicité ; 

“fire”, faire feu, par référence au shooting ayant eu lieu cette année aux États-Unis.

 

La firme d’accessoires et de vêtements de sport Nike, mondialement connue, s’est retrouvée au cœur d’une controverse liée à ses nouvelles campagnes publicitaires “Just do It”. Ces publicités ont suscité la polémique parce qu’elles se sont appuyées sur une riche liste des meilleurs athlètes, mais surtout sur l’ex footballeur américain Colin Kaepernick. Or Colin Kaepernick a marqué les esprits lorsqu’il a refusé de se lever pour chanter l’hymne national Américain avant un match (cela s’est produit en 2016, mais de nombreux autres sportifs ont ensuite imité son geste).

Le fait de rester à genoux lors de l’hymne national représente une forme de protestation contre les meurtres sans cause d’individus afro-américains par la police qui surviennent malheureusement trop souvent. Il s’agit d’un geste fort dans un pays où l’hymne national ne saurait être instrumentalisé pour critiquer le fonctionnement de la société.

Après le lancement de cette campagne publicitaire de nombreux individus ont décidé de boycotter la marque Nike en brûlant certains produits ornés du fameux logo. Cette campagne de publicité aurait entraîné une baisse de 2% du cours de l’action  Nike.

 

NETFLIX : THE RISE OF A GIANT

Nolwen Prince et Aïsha Philippe, Washington DC

 

La naissance et l’essor de Netflix : Un bouleversement majeur dans l’industrie cinématographique au cours des dix dernières années

La présence de services de streaming menace les anciennes méthodes de divertissement telles que la télévision câblée et l’industrie cinématographique. La facilité à regarder ce que l’on veut, quand on veut, où l’on veut, sans pauses commerciales et sans prix exorbitants donne l’avantage à Netflix et autres.

Netflix. One of the biggest streaming platforms known to man.

In 1997, a company that would one day revolutionize the entertainment industry took its first steps. Once a rental DVD delivery service, in 2007, Netflix transformed into the first paid streaming service. 2012 marked the beginning of Netflix’s content creation, as well as the beginning of its meteoric rise. Netflix’s revenue increased by 1387% between 2007 and 2017. So what changed? How and why has Netflix’s rise alienated cable television providers and the cinematographic industry? And with such a monumental surge, will Netflix be able to sustain its growth in the near and distant futures?

According to Leichtman Research, the number of paid Netflix subscribers surpassed that of paid cable subscribers in 2017. Today, Netflix has 58.46 million subscribers in the United States alone versus about 49 million cable users, and continues to see a daily increase. Cable TV is dying out; the majority of young adults prefer to watch video content using online platforms opposed to adults that are 50 and older.

What makes Netflix more attractive? For one, cable TV is constantly bombarding users with a variety of ads. Netflix allows consumers to watch whichever show or film they want, whenever they want, meaning that the industry is adapting to the consumers’ schedule instead of the other way around. Finally, Netflix can be installed on every device, allowing movies to be watched wherever the user wants, even without internet.

For a long time, Netflix relied on the film industry to provide it with the content that it gave its users access to. However, Netflix quickly realised it had to begin creating its own content as the movie industry began raising the prices of streaming rights in an attempt to cripple Netflix; in 2012 “Netflix Originals” were born. Their first attempt, House of Cards, was a smashing success. 2018 alone has plans to create 110 “Netflix Original” movies and television shows compared to the 20 films that Warner Bros planned, and Disney’s 12. Now, the power of the majors of the industry is contested and no longer assured.

 

The cinematographic industry is threatened in more ways than one. Netflix is changing the ways movies are provided, deciding to skip over the movie theatre phase and opting instead to place them directly on their online platform. This might explain why less people are going to the movie theatre. Since 2002, there has been a 21% decrease in movie tickets sold, diminishing the revenue available to Hollywood studios. This has led to a feud between Netflix and these studios who have lobbied to exclude Netflix and their creations from the film community. In 2018, the Cannes Film Festival in France banned Netflix from entering any submissions. Ted Sarandos, the chief content officer for Netflix was then quoted as saying “We are choosing to be about the future of cinema. If Cannes is choosing to be stuck in the history of cinema, that’s fine.”

The movie industry is now implementing new tactics to make sure that people have incentive to keep going to theatres; D-BOX movie rooms have seats that move, 4D movie rooms create an interactive experience for the viewer such as temperature and lighting changes.

 

Netflix has proven itself to be a media giant with no plans of slowing down in the foreseeable future. It has begun to beat out one of the most influential markers of the 20th century: cable television, and poses a major threat for the future of the film industry. However, Netflix is starting to face heavier competition; Amazon Prime provides its subscribers with not only streaming but countless other benefits. In 2018, Disney announced it would begin its own streaming service, marking a specific type of retaliation from Hollywood studios : imitation. Some of Netflix’s major attractions will be removed, forcing customers to subscribe to both streaming services. It remains to be seen what this will mean for Netflix’s subscriber count.

Un bilan de l’économie américaine au milieu du mandat de D. Trump

Maylis Gourdier, Washington DC  

 

Le 20 janvier 2017, quand D.Trump est devenu président des États-Unis, le taux de chômage était de 4,8% (son taux le plus bas depuis 2001), le PIB était de 19 390 milliards de dollars, la croissance de 2,2%, et son déficit budgétaire de 666 milliards de dollars (3,5% du PIB). Depuis l’arrivée de Trump, l’économie connaît une conjoncture exceptionnelle, avec des indicateurs au vert concernant la croissance du PIB, l’emploi, l’inflation et la performance de la bourse.

 

En 2017, la richesse produite a augmenté de 2,3%, puis a atteint 4,1% au deuxième trimestre 2018. C’est la première fois que la croissance dépasse la barre des 4% en 4 ans. La progression du PIB est supérieure aux prévisions des analystes. Au troisième trimestre 2018, la croissance est de 3,5%. Cette progression de l’économie serait due à 2 raisons principales :

  • La première est la réforme fiscale adoptée par la majorité républicaine à la fin de l’année 2017, ayant généré une baisse du taux d’imposition sur les sociétés de 35% à 21% et de certains impôts sur le revenu. Cette baisse des impôts semble avoir stimulé la consommation des ménages, en hausse de 4%, notamment dans l’achat de biens durables (9,3%) et de voitures. Les investissements des entreprises ont progressé de 7,3%.
  • l’augmentation des dépenses publiques et particulièrement les dépenses de sécurité nationale (plus 35%) et militaires (en hausse de 6%).

 

Le taux de chômage est descendu à 3,7 % en septembre 2018, son niveau le plus bas depuis 50 ans.

 

L’économie atteint le plein emploi. Et le président a promis la création d’emplois avec la relance de la production de charbon. Trump espère également stimuler l’emploi grâce à sa politique  protectionniste : taxation sur l’importation d’acier (25%) ou d’aluminium (10%) en provenance notamment de Chine; des emplois perdus avec la délocalisation pourraient être ramenés aux États-Unis. Mais ces taxes pourraient entraîner une guerre commerciale et en particulier une taxation par la Chine sur certains produits américains (ex le soja).

 

 

 

 

 

 L’inflation a subi une augmentation de 2,9% en juillet 2018 mais est descendue depuis a 2.2% et les prévisions indiquent qu’elle devrait rester stable. Mais la Federal Reserve (la banque centrale américaine) a légèrement relevé ses taux, il y a peu de temps, par crainte d’une accélération de la hausse des prix.

 

Le parcours de Donald Trump, milliardaire et homme d’affaires, a donné confiance à la bourse américaine. L’indice Dow Jones montre une augmentation d’environ 40% depuis l’arrivée du président. Mais cet indice a perdu 5% en octobre 2018.

 

Cependant l’augmentation des dépenses des États-Unis a pour conséquence un fort déficit, le plus élevé depuis 2012. En conséquence la dette nationale, déjà abyssale, a augmenté de 1200 milliards cette année. Par ailleurs, les économistes estiment que la croissance ne pourra pas maintenir sa progression et prévoient  un ralentissement de la croissance à environ 2,1% en 2019.

Migrations mexicaines aux États-Unis: quels effets économiques ?

Juliette Lassus, Washington DC 

 

« Le Mexique en fait très peu, si ce n’est RIEN, pour empêcher les gens d’entrer au Mexique par sa frontière sud, puis aux États-Unis » tweetait le président Américain Donald Trump le 1er Avril 2018.

Le Mexique est considéré comme un pays émergent, c’est un pays plutôt riche (12eme PIB mondial), participant à des accords commerciaux importants comme l’ALENA (Accord de Libre Échange Nord Américain) qui facilitent les relations économiques avec les autres pays. Alors, pourquoi une émigration  massive et pourquoi vers les États-Unis ?

 

À partir de 1950 et jusqu’en 1975 le pays a subi une forte explosion démographique. En effet, la population est passée de 27,7 à 60,7 millions selon l’ONU.

Les richesses créées sont certes importantes mais sont principalement dues à l’économie souterraine, dite informelle qui représente 32% du PIB. Les salaires sont faibles, même dans les grandes entreprises multinationales qui ont tendance à payer plus que le revenu minimum. Le revenu disponible par habitant est en comparaison extrêmement inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE ( Organisation for Economic Co-operation and Development ): 13 891 USD par an contre 30 563 USD.

On entend beaucoup parler dans l’actualité d’une “invasion” mexicaine. Il faut savoir qu’ils   constituaient 11.2% de la population américains et 63.2% de tous les immigrés hispaniques et latinos en 2016.

 

Concrètement, quels impacts sur l’emploi aux États-Unis ?

 

Au départ, la main d’œuvre mexicaine a répondu à une forte croissance de la demande d’emplois faiblement qualifiés dans des domaines tels que l’agriculture, l’industrie, les chantiers de constructions. Puis, les familles se sont installées. Les mexicains sont devenus, avec le temps, une main d’œuvre indispensable pour certains métiers et contribuent à hauteur de 8% du PIB. Cette arrivée massive de travailleurs non qualifiés sur le marché américain a fait baisser leur salaire moyen de 5%. L’offre de travail ayant augmenté, les employeurs en profite davantage.

Comme le montre le graphique, un élément très important caractérise cette population d’immigrés : le faible taux de diplômés.

 

Selon une étude conduite par The United States Census Bureau en 2010, seulement 40% des  immigrés mexicains finissent les études secondaires avec un diplôme. 60% doivent donc se tourner vers des métiers accessibles sans cette certification. De même, l’OCDE en 2009 souligne que 90% des immigrés mexicains sur la côte ouest occupent un emploi peu qualifié ; nettoyage, bâtiment, production et agriculture. Ce chiffre est néanmoins en baisse constante depuis 2008 ce qui peut être vu comme une des conséquences de la création d’une classe moyenne Mexicaine-Américaine.

Le cas le plus frappant : la Californie, l’Etat où les Mexicains représentaient  35.7% de la population active sur le marché de l’emploi (août 2018). En dépit de leur rôle clé, on constate une très forte différence de salaires comparé aux  natifs : un écart d’environ 24% (60,100$ comparé à 79,000$). Contrairement à certaines affirmations, la présence de cette nouvelle population n’empiète pas sur les salaires américains.  Même si cela reste une énorme inégalité, les revenus restent beaucoup plus élevés que les salaires moyens mexicains. En revanche il est clair que certains employeurs ont une préférence pour ces salariés immigrés moins coûteux : 20 salariés mexicains coûtent en moyenne moins cher à l’employeur que 15 salariés américains.

 

Pour résumer, sans les Mexicains la Californie serait en manque de main d’œuvre, ce qui constituerait un lourd handicap pour le secteur agricole  notamment. L’immigration suscite un débat vif aux États-Unis, cependant, la présence des nombreux immigrés mexicains profite énormément à l’économie américaine et à son fonctionnement.

Rétrospective 2017-2018: Washington DC

 

 

  • Arts et spectacles
  • Économie
  • Vie politique
  • Faits de société
  • Relations internationales

 

Les élèves de la classe de 1ere ES, Lycée Rochambeau, Washington D.C. 

 

27 Janvier

Vie politique

Relations internationales

 

Travel Ban

Only six days after Donald J. Trump took office as the United States President, one of his first actions was the executive order 13769, which is also known as the Travel Ban and Trump’s Muslim Ban across the United States. This Travel Ban was issued on January 27 2017, its main purpose, according to POTUS, is “to protect the American people from terrorist attacks by foreign nationals admitted to the United States”, yet the result of this executive order on immigrants is utterly tragic. Based on several accounts from legal immigrants, the effects of this ban have proven to prevent people from entering the country on an unfounded basis or for purely racist and islamophobic reasons since the ban affects muslim and other arab countries, which goes against the very values of the United States.

 

13 février

Arts et spectacles

 

Portraits Obama Quesques

Le 13 février 2018, ont été dévoilés au public les portraits officiels de l’ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, et de son épouse Michelle Obama. Le couple a ainsi rejoint la collection des portraits présidentiels et trône désormais fièrement à la National Portrait Gallery de Washington DC. Barack et Michelle Obama ont remercié chaleureusement les signataires des toiles: deux artistes afro-américains, Kehinde Wiley pour l’ex président et Amy Sherald pour l’ancienne première dame.

Through these two portraits, the artists paid a tribute to the origins of the Obamas and to the importance of a unique presidency.

 

14 fevrier

Faits de société

 

 

School Shootings

On February 14th, 2018, 19 year old Nikolas Cruz was arrested in Coral Springs for the mass shooting at Marjory Stoneman Douglas High School in Parkland, Florida. 17 were killed, 14 were wounded, and 5 were left with life-threatening injuries. He used an AR-15 semi automatic rifle and showed no signs of having an accomplice. The shooting began outside and continued inside, where the deaths of 12 of the victims occurred. The shooting had à huge impact on the country, sparking a demand for gun control.

 

On May 18th, 2018, Santa Fe High School is, in turn, victim of a mass shooting. Within half an hour, gunman Dimitrios Pagourtzis, a 17 year old student at the school had killed 10, leaving 13 others injured. In the aftermath of the Parkland School shooting, Santa Fe’s tragic loss only exacerbated those invested in the fight against the right to bear arms and added fuel to the fire concerning the already heated debate about stricter gun control and the 2nd Amendment

 

 

14 Mars

Faits de société

 

 

National school walkout #enough

Suite aux fusillades à l’école de Parkland en floride (17 morts), les élèves ont décidé de commémorer cet événement à travers une manifestation nationale.Ils ont manifesté contre les lois de contrôles des armes à feu. Cette marche a commencé à 10h et un silence de 17 minutes a permis de rendre hommage aux victimes de cette fusillade.

Ce débat est relancé suite à une nouvelle fusillade survenue à Santa Fe, au Texas, le 18 mai 2018.

  

 

 

24 mars

Faits de société

 

Marche for our lives

 La “Marche for our Lives” est un événement qui se déroula le 24 Mars 2018 a Washington D.C et dans de nombreuses grande villes américaines en réaction à la fusillade qui a eu lieu à Parkland, Floride, dans une école et causé le décès de 17 élèves ou membre du personnel de l’école. Entre 1.5 millions et 3 millions d’Américains sont descendus dans la rue pour participer à cette marche. Cette marche a été organisée par un élève du Stoneman Douglas high School qui se situe en Floride. C’est la première fois qu’une manifestation d’une telle ampleur a lieu. De nombreux adolescents ont pris la parole pour condamner l’utilisation légale d’armes à feu aux États-Unis.

 

23 avril

Faits de Société –

Vie politique –

Économie

 

Remise en cause de la neutralité du net

En 2015, l’administration du président Obama a fait passer une loi qui visait à garantir l’égalité et l’anonymat des utilisateurs d’internet. Les fournisseurs d’accès à internet, ne pouvaient par exemple ni accélérer, ni ralentir (ou bloquer) certains types de contenus. Puis en 2018, la FCC (Federal Communications Commission) a proposé d’abroger la neutralité du net : pour le dire simplement rendre payant certains flux de données. La fin de la neutralité du net devrait, ou aurait dû intervenir le 23 avril 2018. La controverse est importante. Certains gouverneurs s’opposent à cette mesure (Kate Brown dans l’Oregon notamment), des recours ont été lancés, et 52 des 99 sénateurs ont voté contre la suppression de la neutralité du net. À suivre…

 

 

24 avril

Arts et spectacles-Vie politique

 

États-Unis: un musée d’art palestinien espère changer les mentalités

 

Dans le Connecticut, la ville de Woodbridge accueille désormais le premier musée américain dédié à l’art palestinien. Ce dernier a pour but de bousculer les idées reçus sur le peuple palestinien. Woodbridge est une commune aisée situé près de New York, bien loin des millions de visiteurs.

Le musée d’art palestinien à pour objectif de changer les mentalités et de modifier la vision négative qu’ont les Américains du peuple palestinien. Avec l’attention négative portée par les médias, certains américains ont développé une vision négative du peuple palestinien. C’est  pourquoi Faisal Saleh, homme d’affaire palestino-américain, décide de construire ce musée pour offrir aux Américains une vision d’un peuple comme un autre, pour les palestiniens.

 

8 mai

Relations internationales
Vie politique

 

8 Mai 2018: Donald Trump annonce le retrait des États-Unis de l’accord Iranien

(Donald Trump annonce sur Twitter qu’il va se prononcer sur l’accord du nucléaire iranien, la veille du retrait officiel des États-Unis

En 2015, les États-Unis signent l’accord sur le Nucléaire Iranien avec l’Iran, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, et la Chine. En échange de la levée de lourdes sanctions économiques, l’Iran promet de réduire de 98% son enrichissement d’uranium et donc de renoncer à l’arme nucléaire.

Le 8 Mai 2018, les États-Unis se retirent officiellement de cet accord qui reposait sur leur ratification pour être en mesure de fonctionner. Le président Donald Trump avait promis de sortir de cet accord, qu’il qualifie de “désastreux”, lors de sa campagne présidentielle en 2016. Il déclare ainsi le rétablissement des sanctions envers l’Iran, ce qui a créé la discorde entre les États-Unis et leurs alliés européens, et aggravé les tensions entre l’Iran et Israël.

 

Par ailleurs, cet événement illustre une tendance au retrait du gouvernement américain depuis l’élection de Donald Trump. Revenons dans le temps et intéressons-nous à trois circonstances similaires.

 

12 octobre 2017: Les États-Unis annoncent officiellement leur retrait de l’UNESCO

Les États-Unis avaient pourtant contribué à la création de l’organisation après la Deuxième Guerre Mondiale afin de promouvoir la paix à travers les sciences, l’éducation et la culture. Le retrait du gouvernement américain marque donc une rupture brutale au sein de l’organisation. Mais quelles sont les causes de cette décision pour le moins radicale ? D’après le site officiel du département d’état américain, l’unique raison du retrait est la politique “anti-Israël” de l’UNESCO.

En effet, entre 2011 et 2017, les États-Unis ont diminué leur participation financière à l’UNESCO de 80 millions de dollars par an pour illustrer leur condamnation de l’importance donnée au sein de l’organisation à la Palestine et à l’Organisation de la Libération de la Palestine (OLP), qui possède depuis 1974 un statut d’observateur aux Nations Unies. Le retrait du 12 octobre 2017 vient donc simplement clore une politique qui, depuis des années, visait à créer une rupture entre les États-Unis et l’UNESCO.

 

1er Juin 2017: Donald Trump annonce le retrait des États-Unis de la COP 21

C’était une des promesses de campagne de Donald Trump, et le 1er Juin 2017 elle est devenue réalité. En effet, le président américain a exprimé en conférence de presse sa décision immédiate de retirer les États-Unis des accords de Paris, qui avaient été ratifiés par le gouvernement d’Obama en 2015. La raison principale de ce retrait: d’après Donald Trump, les accords sur l’environnement allaient porter atteinte à l’emploi dans le pays, et notamment dans les secteurs de l’extraction de ressources fossiles. Par ailleurs, le gouvernement du président Trump est connu pour être fortement climato-sceptique. En effet, le nouveau président a par exemple choisi Scott Pruitt, climato-sceptique affirmé, pour remplir le poste de dirigeant de l’agence de l’environnement américaine.

Malgré ce retrait de la part du deuxième plus gros pollueur du monde, de nombreux autres pays signataires, dont la Chine, ont réaffirmé leur volonté de respecter les accords de la COP 21.

 

19 juin 2018 : les États-Unis annoncent leur retrait du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

L’organisation est accusée par la représentante des États-Unis à l’ONU d’avoir « Pendant trop longtemps, [protégé] les auteurs de violations des droits de l’homme et il a été un cloaque de partis pris politiques » (source Le Monde 19/06/2018)

 

La sortie des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien (en poème, extrait)

 

L’Iran, L’Afghanistan, L’Irak et le Levant

Succombent aux fleuves rouges qui y affluent et cavalent

Succombent aux germes sinistres d’une morsure infernale

Une véritable violence qui n’a rien d’innovant

 Halte au saignement

Lorsqu’une force certes totalitaire tombera

L’Hydre islamiste aux nombreuses têtes se lèvera

Un contingent immoraliste affluera

Une virulente vague vagabonde débarquera

Nous en sommes donc là

14 mai

Relations internationales

 

Le déplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem

 

                     

Le 6 décembre 2017 le président des États-Unis Donald Trump a déclaré que Jérusalem devait être considéré comme la capitale d’Israël et a  décidé de déplacer l’ambassade des États-unis de Tel Aviv à Jérusalem. Cette décision a déclenché de nombreuses violences dans la région notamment à Gaza. Le déplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem a eu lieu le 14 mai 2018.

 

 

24 mai

Relations internationales

 

États-Unis-Corée du Nord

Less than one month before the historic summit between North Korean leader, Kim Jong Un and United States president, Donald Trump, the latter has decided to pull out of this meeting. Supposedly taking place in Singapore, this encounter was meant to encourage the denuclearization of the volatile North Korean nation, as well as mitigate the amplifying tensions between both leaders, even occurring at times through the medium of twitter.

Although Kim Jong Un claimed the destruction of its nuclear sites, president Trump felt nonetheless threatened by dangerous comments and perils presented by the North Koreans. In fact, in the formal letter sent to Kim Jong Un, Trump admits in an unsettled tone his displeasure with North Korea’s public show of their nuclear capacities and assures the United States’ “massive and powerful” bombing capabilities.

 

   Source: New York Times

 

 

25 mai

Faits de société

 

Affaire Weinstein: Début du procès à New York!

C’est Ronan Farrow, correspondant de NBC News qui, en décidant de publier dans le journal The New Yorker le témoignage de 13 femmes agressées sexuellement par Harvey Weinstein, déclencha cette polémique. Celle-ci, souvent surnommée par les médias “Affaire Weinstein” a fait l’effet d’une bombe. Elle va être le point de départ d’un vaste mouvement de dénonciation d’actes relevant de harcèlement ou d’agressions à caractère sexuel, à l’encontre du producteur américain et mais aussi de beaucoup d’autres personnalités connues du “showbiz”. Au total ce sont plus de soixante-dix femmes, pour la plupart des actrices, mannequins et salariées de la Compagnie Weinstein, qui ont déclaré avoir subi des agressions de la part de Harvey Weinstein.

 

 

8-9 juin

Vie politique
Économie

 

Le 44e Sommet du G7

Du 8 au 9 juin, au Québec, les sept chefs d’États et de gouvernements des pays membres de l’organisation pour la régulation collective de leurs pays se sont rencontrés dans le cadre du G7. Le Président Trump y est apparu isolé, après avoir annoncé qu’il souhaitait mettre en place des taxes sur certaines importations, notamment celles provenant de l’Union Européenne et du Canada ; un retour au protectionnisme et à l’isolationnisme qui suscite des inquiétudes.

En plus de ces tarifs et de cet isolement, le président Trump a lancé diverses attaques verbales contre ses alliés, les critiquant pour leur traitement “injuste” de sa nation, allant aussi loin que qualifier le Canada de menace contre la sécurité nationale du pays. Au cours de ce G7 la fracture entre les États-Unis et les autres pays membres s’est révélée béante, illustrée par la photo (devenue célèbre) prise pendant le sommet : le président Trump y apparaît les bras croisés, assis, seul face aux représentants des autres pays.

 

 

12 juin

Relations internationales

 

Sommet Trump-Kim: Quel est le bilan de cet événement historique?

Le 12 juin 2018, les chefs d’État de la Corée du Nord et des États-Unis se sont rencontrés à Singapour, après de nombreuses insultes et menaces jetées l’un à l’autre, des tests d’armes nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux, et une déclaration du président Trump le 24 mai que le sommet n’aura pas lieu, le tout devant un public international inquiet.

Vu l’hostilité entre les deux pays qui date des années 1950, cette rencontre est apparue comme un fait historique, et une opportunité réduire d’un cran la tension entre les deux pays, et favoriser le rapprochement entre les deux Corées.

Ce sommet est un symbole fort ; cependant, rien de concret n’a été décidé.

Dans la déclaration conjointe de M. Kim et de M. Trump, on trouve des termes ambigües qui incluent une promesse d’avancement dans les étapes de la dénucléarisation de la Corée du Nord. La déclaration n’inclut aucun calendrier précis, ni aucun protocole particulier ; ce vide sur le plan du contenu a été remarqué par la tous les commentateurs.

On peut néanmoins noter un changement dans le comportement du président Trump : le leader américain se montrant plus souple dans l’appréciation de la situation nord-coréenne.

 

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