Archives de Catégorie: Culture

La New wave de la musique chilienne

Infante Baltazar, Schmauk Lukas, Valparaiso

 

Ces trois dernières années, une nouvelle vague musicale déferle sur le chili, portée par de jeunes talents tels que Paloma Mami, Pablo Chil-e, Polima West Coast, Dref Quilla, au point qu’aujourd’hui, leur popularité déborde largement les frontières du pays.

 

Cette musique chilienne new wave s’inscrit dans différents courants, comme le Raggaeton bien sûr, le Rythm and blues, mais surtout le Trap EDM (un style de musique de dance electro, issu du Dirty South, ayant émergé au début des années 1990 dans le sud des États-Unis).

Les deux emblèmes de cette nouvelle génération sont incontestablement Paloma Mami et Pablito Chill-e.

En effet, Paloma Mami a déjà récolté 90 millions de vues en deux ans sur YouTube avec sa chanson “No te enamores”, et deux autres tubes, 60 millions de vues en seulement une année, notamment pour le populaire ” Not Steady”. Cette américano-chilienne a vécu à New York jusqu’à l’âge de 16 ans où elle a fait ses premiers pas au piano électrique dès l’âge de huit ans. Elle s’est aussi essayée à la peinture et au dessin. De retour au Chili à 16 ans, elle s’est vite illustrée dans une émission de télé « Rojo, el color del talento ». Aujourd’hui âgée de seulement 19 ans, elle a connu un succès foudroyant auprès des jeunes, avec des airs qui restent dans la tête.

Paloma Mami au festival musical “Lollapalooza”, mars 2019

Pablo Chill-e est un jeune “trapero”  , devenu populaire en participant à plusieurs « Freestyle ». Avec des rythmes résolument urbains, imprégnés de rap, mélodieux et contagieux, ils accrochent aussi avec des textes forts pour leurs critiques de la société traditionnelle, des inégalités ou de la pauvreté, des réalités dans lesquelles beaucoup de jeunes chiliens se reconnaissent. Leurs meilleurs morceaux musicaux  comme « My blood » enregistrent déjà 12 millions de vues sur You Tube, plus de 3 pour « Facts ».

Ainsi, cette New Wave est en train de faire sa place dans l’industrie musicale en Amérique latine, certes encore loin des artistes reconnus mondialement comme Luis Fonsi, Bad Bunny Daddy Yankee, Paulo Londra, par exemple ou des Thalia, Natti Natasha qui peuvent dépasser le milliard de vues sur YouTube.

Mais Paloma Mami, après sa sortie de « Fingias », a été remarquée par Spotify qui l’a mis en couverture de « Viva Latino », une play liste avec le meilleur de la musique de ce côté du monde. Sony Music Latin a signé un contrat avec  Paloma Mami et le producteur VH “El Virus” a enregistré les premières chansons de Pablo Chill-e, qui sont  rapidement parvenues à l’oreille des espagnols Yung Beef et Kaydy Cain.

Cela montre que le Chili est en train de réduire la distance avec les gros pourvoyeurs de l’industrie musicale latino que sont le Mexique, Porto Rico ou la Colombie, même s’il reste beaucoup à faire. Affaire à suivre…

 

Sources:https://publimetro.pe/entretenimiento/espectaculos/lollapalooza-2019-paloma-mami-colapso-lotus-stage-cerca-10-mil-personas-104836-noticia/

La escuelita de los Llanos

Colegio Francia, Caracas,

 

L’école a été construite en 2003, à Bruzual, dans l’Etat de Apure, à deux heures de distance

de la ville la plus proche, à l’initiative d’enseignants du lycée français de Caracas

 

Pour visionner la vidéo, cliquer sur la photo

 

C’est une petite école au milieu d’un hato
Où se rencontrent les enfants des plaines.
Un lieu de connaissance, de musique, de vie,
Dans cette nature féconde,
Malgré l’usure des eaux,
L’accablement de la chaleur,
La beauté et la rugosité des bêtes,
C’est le cœur du Venezuela qui bat.
Et j’ai été fier d’en surprendre la profondeur et la subtilité
Dans les regards.
Le mien,
Les leurs.
Et le Colegio Francia comme un trait d’union entre nos vies.
Chritophe Boulet

Reggaeton !

Juan Soto, Bogotá 

 

Il y a quelques jours, la plateforme internet Youtube a publié la liste des 10 vidéoclips avec le plus de vues en 2018. Parmi ces vidéoclips, 8 chansons sont chantées en espagnol et “Te Boté remix”, interprétée par les portoricains Nio Garcia, Darell, Bad Bunny et Ozuna occupe la première place avec près d’un milliard et demi de vues, 400 millions de “J’aime” et plus de 400 000 commentaires.

 

Même si  des chansons comme “La Tortura” de Shakira ou “La Macarena” de Los del Rio, qualifiée selon Forbes comme la sixième chanson la plus célèbre de l’histoire, ont été écoutées partout quand elles sont sorties, c’est avec l’arrivée du Reggaeton que la musique en espagnol a connu son essor dans un monde qui aime de plus en plus le “Fast Food” musical.  Mais ce n’est pas seulement à travers la beauté du langage ou à l’accent « séducteur » des interprètes  que les chansons de reggaeton sont parmi les plus écoutées actuellement.

Le reggaeton, né à Panama dans les années 70, et adopté par les portoricains dans les années 90, inspiré d’un mélange entre le reggae, le rap et le dance hall, a été considéré pendant longtemps par la plupart des gens comme une musique vulgaire et peu élaborée. On pensait que ce genre interprété par des chanteurs sans aucun type de formation musicale et produit de manière rudimentaire allait disparaitre très rapidement. Cependant, au-delà d’une adaptation dans son contenu, qui devient de moins en moins vulgaire,  c’est grâce à sa simplicité musicale que le reggaeton a réussi à s’imposer et à attirer de plus en plus de public.

Tout d’abord, la base utilisée par le reggaeton, un “tresillo 3-3-2”, répété dans toutes les chansons, donne à la musique un rythme contagieux. Le fait que ce rythme n’a jamais changé à la base a fait qu’au cours du temps, à force de l’entendre une et autre fois, le public se soit habitué de plus en plus. Les chansons sont donc devenues plus faciles à assimiler et elles plaisent plus facilement. De plus, le mélange de cette base du reggaeton avec plusieurs styles musicaux peut plaire aux personnes qui sont fans d’autres genres : la bachata, le mambo ou le pop, par exemple.  La chanson la plus écoutée de l’histoire de youtube, « Despacito » de Luis Fonsi, qui a presque 6 milliards de vues sur cette plateforme, est un mélange entre du reggaeton et du pop, mais elle incorpore des instruments musicaux populaires comme le cuatro cubain.

La plupart du reggaeton est produit en Colombie et à Puerto Rico. Cependant, selon la plateforme Spotify, seulement 5% des écoutes de reggaeton proviennent de ces deux pays. Cela veut dire que 95% du reggaeton est exporté  et que le genre a conquis un marché  global. Ce rayonnement mondial du reggaeton est dû aussi, en partie, aux collaborations des interprètes de reggaeton avec d’autres artistes appartenant à un genre musical différent. Justin Bieber, Drake, Becky G : tous ces artistes ont participé à des chansons de reggaeton et plusieurs d’entre eux ont décidé de chanter en espagnol, une langue qui n’est pas la leur. Anitta, la chanteuse brésilienne la plus connue actuellement  assure que : « Chanter en espagnol m’a ouvert à plus de gens. Je pense que le langage reste encore une barrière. » La collaboration entre le rappeur américain Drake et le portoricain Bad Bunny, chantée entièrement en espagnol, est la troisième chanson la plus écoutée sur Deezer actuellement.

Le reggaeton a donc réussi à présenter une culture latine qu’une grande partie de la population refuse d’accepter, mais qui existe quand même, dans un monde dominé auparavant par la musique provenant des pays anglo-saxons.  Peut-être que le contenu de ses lettres reste simple et parfois vulgaire, que le rythme est monotone et qu’une grande partie des interprètes n’ont pas de formation musicale, mais le reggaeton a le mérite d’avoir fait de l’espagnol la langue avec laquelle tout le monde danse. La preuve : Après le succès de Despacito, certains médias assurent que le nombre de touristes à Porto Rico a  augmenté de 45%. Même si ces chiffres ne sont pas encore vérifiés, il est vrai que ce genre est une grande fenêtre qui fait que les gens, même les moins curieux, se demandent, au moins, «  Qu’y a-t-il à voir en Amérique latine ? »

Dossier spécial dixième anniversaire 2009-2018

  L’Amérique dans 10 ans : Mexique

 

Sara Rejon Rios, élève de Terminale, Guadalajara

 

Mon Mexique idéal

Dans dix ans, le Mexique sera un pays très différent de celui d’aujourd’hui.  Mais pour pouvoir le comparer il faut tout d’abord le contextualiser.  Aujourd’hui, mon pays est un pays qui est peint en rouge, en rouge sang. C’est un pays où tous types d’injustices et de corruptions sont présents, où l’inégalité est gigantesque. Selon l’INEGI, 45% de sa population est pauvre et 100% vit entourée de violence, d’insécurité, et de peur ! Le Mexique pleure ses larmes les plus amères et on dit même que ‘‘estamos para llorar’’. Mais dans toutes les mauvaises passes il y a toujours quelque chose de positif. Le Mexique est extrêmement riche en culture, en couleur, dans sa gastronomie, ses traditions, sa nature et, pourquoi pas le dire, ses personnes qui le rendent encore meilleur. Aujourd’hui, et cela depuis toujours, le Mexique est beauté, diversité, amour, fête, et solidarité. Ça marche comme ça, bon et mauvais, bien et mal, donnant-donnant.

Bien sûr dans dix ans, les choses seraient différentes. Le changement commence déjà. Les nouvelles générations participent chaque fois plus, on se bat pour remettre à flot le Mexique. Je vois un pays avec une société plus juste, égalitaire, intégrée, et moins pauvre. Une société scolarisée et bien préparée. Le pays que je veux voir dans dix ans respectera la nature et l’environnement. Je vois un Mexique rose, un Mexique plus sûr, moins violent avec une politique respectable. Je vois des mexicaines confiantes et mises en avant. Je vois un pays avec plus de bien que de mal parce que, Mexique, je te veux grand, vivant, je te veux prêt, préparé, fort et courageux. Je te veux vert, joli, et heureux. Mexique, je t’aime.

Dossier spécial dixième anniversaire 2009-2018

L’Amérique dans 10 ans : Colombie

 

Daniela Ardila – Gabriela Gómez – Maria Jose Forero, élèves de Seconde, Bogotá

Colombie 2028:   Les progrès du système national de santé publique

 

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ; la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en l’absence de maladies.  La santé a connu beaucoup de progrès aux cours du temps grâce aux nouvelles technologies et aux progrès de la médecine, mais le système de santé publique est devenu stagnant dans certains pays. Dans cet article, nous allons d’abord vous montrer le fonctionnement du système de santé en Colombie et ensuite, les progrès qui pourraient être réalisés en 10 ans. Seulement imaginez le fait d’avoir un enfant conçu par vous- même ou une infirmière robot!

 

Tout d’abord, le système de santé publique en Colombie est géré par le gouvernement Colombien et fait partie du Système de sécurité publique. Il est réglementé par la loi 100 du 23 décembre 1993. En 2004, la Colombie était au rang 41 sur 191 pays  pour le bon fonctionnement du système de santé.

 

Comment est structuré le système de santé publique en Colombie actuellement?

Il est composé de trois principaux organismes:

D’une part le gouvernement qui se charge de la coordination, de l’organisation et du contrôle. Y participent le ministère de la santé et la protection sociale, la commission de régulation en santé et enfin la superintendance nationale de santé.

D’autre part les entreprises privées d’assurances: celles-ci doivent veiller à ce que les citoyens aient une bonne assurance et elles sont considérées comme intermédiaires pour la bonne gestion des ressources données par l’état. Ici sont présentes les “EPS” qui signifient les Entités Promotrices de Santé auxquelles les citoyens s’affilient pour après recevoir des services médicaux.

Enfin les établissements médicaux: Hôpitaux, Cliniques, laboratoires, etc. Ce sont eux qui assurent directement les soins médicaux pour les patients et se chargent des infrastructures sanitaires.

 

En Colombie, pour s’affilier à une EPS (assurance), il existe deux options différentes :

-le régime contributif; ici sont inclus les travailleurs et employés qui ont la capacité économique pour payer une mensualité d’assurance santé.

-le régime allocataire;  en bénéficient les personnes en difficulté économique. Ceux-ci reçoivent exceptionnellement une aide proportionnée.

 

A quoi ressemblera le système de santé en Colombie en 2028?

 

  • Le système public:

En Colombie le système de santé est un système qui favorise les privilégiés qui peuvent payer un système complémentaire à un plan obligatoire de santé. Dans le futur on espère que la qualité du service de santé soit la même pour tous les affiliés.

 

Meilleure espérance de vie, traitement des maladies chroniques:

Selon les résultats du dernier recensement effectué dans les pays, le nombre de personnes âgées a augmenté.  En effet,  grâce aux différents progrès médicaux, entre autres il y a une hausse dans l’espérance de vie. Par conséquent, les maladies chroniques (non mortelles mais qui affectent la qualité de vie d’une personne) vont augmenter. On peut déduire que le traitement de ce type de maladies va être un des défis du XXIe siècle, parce que rien n’indique encore que dans les pays comme la Colombie, ces maladies puissent être traitées en masse.

 

– Évolution dans l’éducation sexuelle:

L’évolution de l’éducation pour les jeunes permettra une meilleure prise de conscience sur l’usage des contraceptifs et sur la protection des rapports sexuels: les décès post-partum et ceux dus aux maladies sexuellement transmissibles comme le virus VIH diminueraient énormément.

 

  • Médicaments personnalisés:

La production d’antibiotiques massifs s’arrête. Le médicament devient  personnalisé pour chaque patient, la formule est adaptée aux caractéristiques et spécificité de chacun. Le médecin établit le diagnostic,  formule ce dont a besoin le patient, puis on se charge de produire les médicaments personnalisés pour ce patient. Par exemple, si un patient a de l’hypotiroïdysme et de l’hypertension au lieu d’avoir deux médicaments, il n’en aurait qu’un.

 

  • Nano médecine:

La nano médecine est l’application de la nanotechnologie (dispositifs technologiques en miniature) dans la médecine. En théorie, nous pourrions construire de petits nano robots qui pourraient être ingérés par l’humain pour visualiser notre organisme, détecter des anomalies… L’objectif c’est qu’ils soient programmés  pour effectuer presque toutes les activités possibles. Ils pourraient même être utilisés pour identifier et détruire des cellules cancéreuses ce qui préviendrait des millions de morts à cause du cancer.

 

  • Données cliniques accessibles:

Les données cliniques vont être accessibles à travers un site web, il y aura de nouveaux systèmes qui vont nous aider à mémoriser nos données médicales, ce qui aura pour effet l’abolition de l’étape dans laquelle une infirmière nous évalue avant d’aller chez le médecin en urgence. Par conséquent, les infirmières vont être remplacées par des robots, ce qui génèrera du chômage.

 

  • Impression d’organes:

Plusieurs scientifiques sont convaincus que les  progrès de la science et des technologies permettront un jour de remplacer les organes défaillants, voire d’en produire des plus performants. Des prototypes d’organes sont déjà en cours d’impression et en 2025 le prototype d’un cœur sera imprimé. Les hommes auraient des organes synthétiques!

 

  • Manipulation génétique:

Une manipulation génétique, c’est le fait d’avoir un changement de la composition de nos gènes. Ces manipulations permettent de modifier l’apparence ou le comportement d’un être vivant lorsqu’ils sont héréditaires. Par exemple, la couleur des yeux. C’est à dire que dans un futur proche on pourra concevoir nos propres enfants. Ce qui laisse présager  beaucoup de débats sur les questions éthiques.

Les progrès pourraient nous apporter le pire ou le meilleur.Lesquels de ces changements auront le plus d’impact dans notre société ?

 

Sources:

 

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