Archives de Catégorie: Culture

NETFLIX : THE RISE OF A GIANT

Nolwen Prince et Aïsha Philippe, Washington DC

 

La naissance et l’essor de Netflix : Un bouleversement majeur dans l’industrie cinématographique au cours des dix dernières années

La présence de services de streaming menace les anciennes méthodes de divertissement telles que la télévision câblée et l’industrie cinématographique. La facilité à regarder ce que l’on veut, quand on veut, où l’on veut, sans pauses commerciales et sans prix exorbitants donne l’avantage à Netflix et autres.

Netflix. One of the biggest streaming platforms known to man.

In 1997, a company that would one day revolutionize the entertainment industry took its first steps. Once a rental DVD delivery service, in 2007, Netflix transformed into the first paid streaming service. 2012 marked the beginning of Netflix’s content creation, as well as the beginning of its meteoric rise. Netflix’s revenue increased by 1387% between 2007 and 2017. So what changed? How and why has Netflix’s rise alienated cable television providers and the cinematographic industry? And with such a monumental surge, will Netflix be able to sustain its growth in the near and distant futures?

According to Leichtman Research, the number of paid Netflix subscribers surpassed that of paid cable subscribers in 2017. Today, Netflix has 58.46 million subscribers in the United States alone versus about 49 million cable users, and continues to see a daily increase. Cable TV is dying out; the majority of young adults prefer to watch video content using online platforms opposed to adults that are 50 and older.

What makes Netflix more attractive? For one, cable TV is constantly bombarding users with a variety of ads. Netflix allows consumers to watch whichever show or film they want, whenever they want, meaning that the industry is adapting to the consumers’ schedule instead of the other way around. Finally, Netflix can be installed on every device, allowing movies to be watched wherever the user wants, even without internet.

For a long time, Netflix relied on the film industry to provide it with the content that it gave its users access to. However, Netflix quickly realised it had to begin creating its own content as the movie industry began raising the prices of streaming rights in an attempt to cripple Netflix; in 2012 “Netflix Originals” were born. Their first attempt, House of Cards, was a smashing success. 2018 alone has plans to create 110 “Netflix Original” movies and television shows compared to the 20 films that Warner Bros planned, and Disney’s 12. Now, the power of the majors of the industry is contested and no longer assured.

 

The cinematographic industry is threatened in more ways than one. Netflix is changing the ways movies are provided, deciding to skip over the movie theatre phase and opting instead to place them directly on their online platform. This might explain why less people are going to the movie theatre. Since 2002, there has been a 21% decrease in movie tickets sold, diminishing the revenue available to Hollywood studios. This has led to a feud between Netflix and these studios who have lobbied to exclude Netflix and their creations from the film community. In 2018, the Cannes Film Festival in France banned Netflix from entering any submissions. Ted Sarandos, the chief content officer for Netflix was then quoted as saying “We are choosing to be about the future of cinema. If Cannes is choosing to be stuck in the history of cinema, that’s fine.”

The movie industry is now implementing new tactics to make sure that people have incentive to keep going to theatres; D-BOX movie rooms have seats that move, 4D movie rooms create an interactive experience for the viewer such as temperature and lighting changes.

 

Netflix has proven itself to be a media giant with no plans of slowing down in the foreseeable future. It has begun to beat out one of the most influential markers of the 20th century: cable television, and poses a major threat for the future of the film industry. However, Netflix is starting to face heavier competition; Amazon Prime provides its subscribers with not only streaming but countless other benefits. In 2018, Disney announced it would begin its own streaming service, marking a specific type of retaliation from Hollywood studios : imitation. Some of Netflix’s major attractions will be removed, forcing customers to subscribe to both streaming services. It remains to be seen what this will mean for Netflix’s subscriber count.

Les secondes du Lycée français de Caracas découvrent la Chine !!!!

Elèves de la classe de Seconde, Caracas  

 

La convergence d’énergies et d’enthousiasmes ainsi qu’un travail de titan pour franchir les obstacles permirent la mise en place de ce projet fou. Tous ensemble, nous, élèves de seconde, avons   travaillé sans compter, tant pour l’obtention de fonds qu’au niveau scolaire. Et puis, le jour tant attendu est arrivé.

Le 6 juin, nous avons pris notre envol vers cette Asie mythique, vers cette Chine millénaire que nous avions  appris à connaître tout au long de l’année: initiation au mandarin et au pin yinh durant deux mois,  quatorze films chinois ou sur la Chine, exposés, cours de Taï Chi et de Kung Fu, opéra ( Turandot ou les chinoiseries du XIXème siècle),  cours d’histoire et de géographie ( avec cartes et  interrogations écrites !!!!!), constitution d’un blog où est  présentée la cinquantaine de mini exposés réalisés de novembre à mai.

 

 

 

Notre blog: Chine 2018, une civilisation millénaire

 

 

 

 

 

Grâce aux aides obtenues, telles celle de Mr l’Ambassadeur lors du Récital de chant lyrique, celle de Monsieur le  Directeur d’Air France,  grâce aux  dons des familles, aux trois crowdfundings, à  notre travail afin d’obtenir des fonds, tous les élèves désireux de partir ont pu s’envoler, ce qui représentait  85% de la promotion présente en juin. Un exploit qui s’est plié aux normes imposées par le Lycée.

 

Vivre au Venezuela est bien difficile en ce moment. Rêver de la Chine depuis le Lycée français de Caracas était une chimère. Nous avons lancé notre projet comme on lance une bouteille à la mer et nous avons eu l’immense chance de pouvoir le réaliser ! Embarquement pour une folle aventure: Caracas-Paris-Beijin- Xian, puis Shanghai-Paris-Caracas, le tout en onze jours !!!!

        

Un moment particulièrement fort fut la rencontre avec les  Secondes du Lycée français de Beijin : nous avions tout en commun alors que nous vivions dans des mondes si différents, ceci  grâce à notre éducation française ! C’était incroyable ! Nous avons pu parler dans la même langue, échanger nos impressions sur nos matières préférées, nos profs etc…   Après avoir partagé de magnifiques moments lors d’un match de foot et un autre de handball, nous avons projeté à nos nouveaux camarades un Powerpoint présentant le Venezuela. Une photo souvenir marqua ce moment historique.

La vidéo réalisée par Laura Marquez raconte notre incroyable équipée ! (Clic sur la photo)

 

 

 

 

 

L’art au service du Processus de paix en Colombie

Maria Bernal, Gabriela Rozo et Lorenzo Villegas, Bogotá  

 

En 2016, la Colombie a connu un tournant fondamental pour son développement avec l’aboutissement du processus de paix.  Après 50 ans de conflit armé, les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie) et l’Etat, ont signé un accord de paix qui prévoit une réintégration des ex-militants et une réparation aux victimes, porteuses d’un espoir de reconstruction des tissus sociaux en Colombie.  Pour accompagner et pour guider ce processus de guérison dans lequel des milliers de Colombiens sont impliqués,  l’art apporte  sa contribution à l’unification et à l’éducation.

 Tous les styles, les genres, les danses, sont acceptés dans ce projet, en donnant une grande diversité dans laquelle tout le monde peut trouver sa place. Ce sujet pose deux questions.  Comment l’art peut-il aider dans ce processus très important de guérison et de reconstruction, après un conflit armé de plus de 50 ans ? Et comment peut-on à travers l’art, créer une mémoire et pardonner ?

 

Source:    http://agenciadenoticias.unal.edu.co/detalle/article/el-arte-en-colombia-tambien-reflexiona-sobre-el-posconflicto.html

 

Tout d’abord, pour qu’un processus de paix et de reconstruction des tissus sociaux réussisse, il est primordial de ne pas oublier. Il faut pouvoir pardonner, ne pas rester dans le passé, vivre sans ressentiments,  il faut être tolérant et respectueux mais sans toutefois oublier. Pour la mémoire, l’art est le meilleur outil car il permet de rappeler des sujets sensibles de différentes manières, plus délicates et plus visuelles, mais qui transmettent également un  message  très important : celui du pardon, de la mémoire, et de la cicatrisation.

Prenons des exemples. Celui de « Guernica » de Pablo Picasso, dans lequel  le peintre représente une scène de violence extrême de la guerre civile espagnole. C’est l’une des œuvres les plus reconnues, utilisée comme outil pour la mémoire collective. C’est aussi le cas de « Masacre en Colombia » de Fernando Botero.

Outre son rôle d’outil au service de la mémoire, l’art agit sur la transformation des individus. En effet,  les artistes s’impliquent énormément dans la représentation plus ou moins stylisée qu’ils donnent des évènements. Beaucoup d’apprentissages sont  transmis par ce moyen en imprégnant les personnes, qui ne peuvent rester totalement insensibles à l’art.

On peut aussi considérer cet art comme un miroir de ce que nous sommes, ceci peut, parfois,  être un révélateur puisqu’il nous permet de voir réellement,  qui on est ou ce que l’on représente. A l’inverse, l’art peut aussi être mal perçu, car si les œuvres sont réalisées par des artistes qui n’ont pas réellement vécu la guerre, mais qui utilisent leur voix,  leurs opinions, leurs points de vue pour la représenter et se mettre à la place des vraies victimes, cela peut créer de la confusion. Sans le vouloir, ces artistes peuvent déformer la mémoire ou mélanger les faits, les sentiments et les opinions. Au final, les œuvres ne feront pas l’unanimité.

Dans une société en paix qui n’est pas trop marquée par la violence et le conflit, l’art peut déplacer des montagnes et produire des changements importants. Quand on parle d’un sujet comme la guerre, la violence, les atteintes à la vie humaine, il est souvent difficile de trouver les mots ou les façons de communiquer, mais le côté artistique offre une palette de genres, de manières de communiquer. Par exemple, il est possible d’utiliser des euphémismes pour que d’une certaine manière, l’on puisse délivrer un message qui produira un fort impact sur la société.

Mais dans une société soumise depuis longtemps à la violence, l’art perd sa force. Néanmoins le plus important consiste à transmettre aux générations futures, l’histoire, l’acceptation et le respect pour la culture.  Si cet objectif est atteint, c’est alors un grand pas vers la paix. En effet, les individus deviennent des citoyens plus tolérants, avec des idéaux et opinions qui peuvent se confronter sans avoir recours aux armes ou à la violence.

Un genre de théâtre appelé Théâtre Oppressé, est un art populaire, dépouillé des techniques les plus professionnelles et du langage élitiste, réservés aux spécialistes et aux initiés. Il donne cependant tous les outils nécessaires pour faire un théâtre où tous peuvent transmettre des messages, chercher des remèdes  aux sujets qui leur ont causé une douleur, ou bien tout simplement donner la possibilité d’entrer dans le monde de l’art pour connaître et pour expérimenter. A travers cette démarche, il s’agit de pourfendre l’idée que l’art est réservé uniquement à l’élite sociale. L’art peut et doit être populaire, et n’importe qui,  n’importe où doit pouvoir y avoir accès.

La « reconnaissance de l’autre » est aussi un point crucial qui aide au processus de pardon et de réconciliation, puisqu’elle peut faire en sorte que les auteurs des crimes expriment une opinion, présentent des excuses et fassent un pas en avant dans leur vie,  puisqu’ils font aussi partie du processus de réintégration et de reconstruction sociale dans lequel tout le pays est engagé. Dans le long processus d’instauration de la paix, de nombreux projets ont été réalisés, qui mettent en scène les victimes et les auteurs des crimes, car ils sont les acteurs clés de la réussite du processus de réconciliation. Ce sont en effet les personnes qui en connaissent le plus sur le sujet. Elles sont celles qui ont le plus besoin ce processus de paix puisque elles ont été les plus affectées par le conflit. Pour elles, l’art prend une grande importance dans leurs vies et dans le processus de guérison. C’est par exemple le cas des « Mères de Soacha », un groupe de mères dont les fils ont disparu durant l’époque des faux positifs (assassinats par  l’armée nationale colombienne de civils innocents, dans le but de les faire passer pour des guérilleros morts au combat). Ces femmes ont créé une pièce au  théâtre Tramaluna, où elles ont mis en scène leur terrible vécu, comme un thérapie, pour surmonter ces épisodes traumatisant qui ont épuisé  le pays et les familles.

Étant donné que l’art est un domaine qui a besoin d’un financement assez important, le maire de Bogota, Enrique Peñalosa, a débloqué un budget conséquent au service de la culture, pour promouvoir la création artistique chez les plus jeunes et les personnes engagées, et favoriser la réconciliation pendant les processus de paix.  De nombreuses bourses ont été accordées pour des écoles et des projets culturels et artistiques. Cependant, les zones plus affectées par le conflit, c’est-à-dire les zones rurales sont largement restées à l’écart du dispositif, faute de moyens suffisants pour permettre la réalisation des initiatives locales.  Il reste encore beaucoup à faire pour faire parvenir l’art dans les coins les plus éloignés des grandes métropoles.

On peut finalement s’interroger sur l’art, tel que la musique, le cinéma, le théâtre, la peinture (entre autres), et sa capacité à promouvoir la paix. Ce moyen n’est-il pas en réalité utopique et naïf ? Néanmoins, c’est sans doute la manière la plus innocente et la plus transparente que nous avons tous pour laisser derrière nous un passé de violence et de mort, et aller vers un avenir meilleur, porteur de développement économique, technologique, politique et social. Mais avec un devoir de mémoire, car il ne faut jamais oublier l’histoire du pays, si douloureuse soit-elle, pour qu’elle ne se répète plus.

 

Pour en savoir plus:

http://www.otraescuela.org/festival/to-perdon-y-reconciliacion-.htmlhttp://www.culturarecreacionydeporte.gov.co/es/convocatorias/bogota-le-apuesta-la-reconciliacion-traves-del-arte-y-la-culturahttp://librepensador.uexternado.edu.co/el-arte-un-camino-con-rumbo-a-la-paz/http://www.eltiempo.com/multimedia/especiales/el-arte-como-actor-en-el-proceso-de-paz/15925137/1/index.htmlhttp://proyectoculturalsur.net/el-papel-del-arte-en-la-construccion-de-la-paz/

 

 

 

Durante el año 2016, Colombia marcó un momento fundamental para su desarrollo, el fin del Proceso de Paz. Luego de 50 años de conflicto armado entre las FARC (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia) y el Estado, se firmó un acuerdo en el cual habrá una reintegración de los anteriormente militantes y una reparación a las víctimas. Con ello se espera pueda haber una reconstrucción de los tejidos sociales en Colombia. Para acompañar y guiar este proceso de sanación, en el cual miles de colombianos están involucrados, el arte trae una manera diferente de instruir y unir. Todos los estilos, los géneros, los bailes, etc. son aceptados, dando una gran diversidad a este tipo de proyectos donde cualquier persona interesada puede encontrar su lugar.  Una pregunta muy frecuente frente a este tema es, ¿De qué manera el arte puede ayudar a un efectivo proceso de sanación y de reconstrucción de un conflicto armado de más de 50 años? y ¿Cómo se puede crear memoria y perdón por medio del arte?

En primer lugar, es muy importante aclarar que para un proceso de paz y una reconstrucción de los tejidos sociales, lo más importante es no olvidar. Es poder recordar con perdón, con superación, con tolerancia y con respeto. Para la memoria, el arte es la mejor herramienta, permite que muchos temas sensibles o de gran importancia puedan ser recordados de maneras menos fuertes visualmente, pero que igual transmitan el mismo mensaje y que recuerden aquel evento de violencia o conflicto que pudo haber pasado. Esto lo podemos ver con el caso del Guernica, de Pablo Picasso, pintura en la cual el pintor representa una escena de violencia extrema durante la guerra civil española, es una de las obras más reconocidas y está siendo utilizada como herramienta de la memoria. También es el caso de Masacre en Colombia, de Fernando Botero.

Aparte de ser utilizado como esta faceta de utensilio de memoria,  el arte también es considerada como un transformador de individuos ya que muchos aprendizajes podrían ser transmitidos por este medio, llevando a causar cambios en las personas, tanto, que aprecian y son espectadores del arte, pero también para los artistas que se dedican a crear obras y a empaparse de los eventos que representan. También puede ser considerada como un espejo de lo que somos, esto puede en algunos casos ser una ventaja, ya que te deja ver en verdad quién eres o qué es lo que representas, lo que utilizas luego para mostrar la realidad.

 

O puede ser una desventaja, ya que es posible que al usar personajes o casos que las personas no han vivido personalmente, haga que haya una destrucción de esa memoria o una mezcla de los hechos sucedidos y las opiniones. Al hablar sobre un tema como la guerra, la violencia, el daño a la vida humana, muchas veces no se encuentran las palabras o las formas de comunicar, pero el lado artístico permite que haya una manera diferente de decir las cosas y se pueda hacer uso de eufemismos para, de cierto modo, dar un mensaje que pueda llegar a ser muy duro o de gran impacto en la sociedad. En cualquier sociedad donde la violencia y el conflicto no están presentes o no de una manera tan fuerte, el arte simplemente hace grandes cambios.

Pero el estar en una sociedad corroída por la violencia hace que esta pierda su fuerza. Lo más importante de transmitir a las generaciones es el conocimiento, la aceptación y el respeto a la cultura, esto puede llevar a un gran avance en la paz, esto hace ciudadanos más tolerantes, con ideales, que puedan compartir opiniones junto a otras personas, sin tener que acudir a las armas o a la violencia. Un género de teatro llamado el Teatro Oprimido, hace que las técnicas más profesionales y los lenguajes que en muchos casos solo pueden entender los especialistas se hagan a un lado y entregando todas las herramientas necesarias se pueda hacer un teatro donde todos puedan transmitir mensajes, superación a temas que han causado dolor, o incluso solo dar la posibilidad de entrar en el mundo del arte para conocer y experimentar. Esto se extiende a la problemática que muchas personas se plantean, si el arte es únicamente para las personas de altos recursos, pero se debe aclarar que el arte debe ser un arte popular donde cualquier persona, de cualquier lugar y que sin importar sus recursos, pueda acceder.

 

El “reconocimiento del otro” es también una cuestión que ayuda al proceso de perdón y recuperación, ya que puede hacer que los victimarios se expresen dando una opinión, pidiendo perdón y dando un paso adelante en sus vidas, ya que también hacen parte del proceso de reintegración y reconstrucción social al cual todo el país está subyugado. Por ejemplo, en los numerosos proyectos que se han hecho en el país a lo largo de los años que se estuvo haciendo el proceso de paz, las víctimas y los victimarios han sido parte fundamental de su ejecución. Siendo las personas que más conocen del tema, que más necesitan de este proceso ya que son las principalmente afectadas por el conflicto, demuestran que este proceso de sanación por medio del arte tiene una gran importancia y relevancia en sus vidas. Está el caso de las Madres de Soacha, un grupo de madres de personas que fueron desaparecidas durante los falsos positivos. Junto a Tramaluna teatro crearon una obra donde pudieron mostrar la situación y esta ha sido una de las técnicas que han utilizado para sobre llevar estos terribles episodios que carga el país y las familias.

Virus Tropical

Lucas DEVICENTE MACHILLOT, Bogotá 

 

 

Virus Tropical est un film animé colombien réalisé par Santiago Caicedo, sorti en salle le 17 Mai 2018, et inspiré de la BD autobiographique du même nom, écrite par Powerpaola.

Paola naît au sein d’une famille assez conservatrice dans les années 1980, dans la ville de Quito, en Equateur. Son père est un ancien prêtre, sa mère une voyante, et ses sœurs ne sont pas exactement ce que leurs parents espéraient. Elle sera éduquée avec des valeurs très catholiques et traditionnelles, et sa jeunesse sera une constante lutte pour son indépendance et une vie voulue dans un contexte difficile, plein de stéréotypes, mensonges et apparences. Une histoire qui se transforme bientôt en celle de la vie d’une femme latino-américaine, qui apprend à vivre avec l’écoulement du temps, passant d’un caractère doux pendant l’enfance, à une personnalité forte, féminine et intéressante qui se modèle à travers des expériences marquantes, au milieu d’un monde Latino-Américain en pleine évolution.

 

Pour commencer, l’écriture et l’histoire même sont captivantes: le vocabulaire et les expressions nous font connecter très rapidement avec les personnages, et souvent les discussions nous font entrer dans des débats compliqués et profonds, sans transformer aucun des personnages de la vie courante, en philosophes. J’arriverais même à dire que l’auteure du roman graphique transforme le quotidien et la vie simple que l’on vit tous, en quelque chose d’unique et d’importance suffisante pour en faire une œuvre majeure: elle donne une grande valeur à la vie de chacun d’entre nous. L’histoire est aussi bien réussie, en variant moments comiques avec d’autres plutôt angoissants ou tristes. D’autre part, il est vrai que celle-ci devenait trop longue à plusieurs reprises, et souvent l’intrigue prenait une tournure ennuyeuse ou encore même inutile, sans avoir aucun but sentimental ou narratif en plein milieu du long métrage.

Le graphisme, reprenant le style en noir et blanc du livre a un côté original, et rend le travail final encore plus remarquable. Il fait que le film soit un regard encore plus subjectif que ce qu’il aurait été s’il avait été filmé: le dessin nous force à voir le paysage que voit Paola et non celui de quelqu’un qui viendrait visiter sa ville, et nous montre les personnages tels qu’ils le sont à son égard. Pourtant, ces graphiques font que la troisième dimension et l’espace que propose normalement le cinéma soit extrêmement réduit. Il y a quasiment tout le temps des plans de face, qui se limitent à suivre les ordres de la BD. La première scène est la seule exception à ce petit inconvénient: la “caméra” ou regard, effectue un voyage à travers de nombreux endroits, et elle est vraiment agréable à regarder, et donne tout de suite un style spécial au film.

 

Il est également difficile de passer à côté de la musique: elle est excellente. Vraiment. Un pop Rock doux, avec des

paroles qui accompagnent la pensée de Paola, des sons qui éveillent des envies de vivre la vie de son plein gré, et une originalité surprenante. Elle nous plonge bien la tête dans un bain d’émotions, et fait que le film prenne une grande puissance tout au long de sa durée. Franchement rien à redire, c’est peut-être l’aspect du film qui m’a  davantage plu.

 

Finalement, le rendu final est très bien réussi, que ce soit pour les émotions qu’il réveille en nous lors de sa visualisation, ou encore tous les thèmes qui touchent les jeunes acteurs. C’est aussi une ouverture qui permet de s’immerger dans la vie des classes populaires en Colombie. Un bon film pour passer un bon moment en riant, en pleurant et en vivant une belle histoire d’idées adolescentes, de jeunes envies et de pulsions sentimentales.

10 Anecdotes pour briller en société!

 

Alicia Sénéclauze, Bogotá 

 

Vous vous sentez dépassé par les discussions avec des personnes cultivées ? Vous avez l’impression de n’avoir jamais rien à dire de perspicace devant des adultes ? Aujourd’hui, je vous propose dix petites anecdotes qui pourraient vous faire passer pour quelqu’un d’intelligent. Des petits faits étonnants qui vous aideront au détour d’une conversation sur la pollution, l’Asie, l’astronomie ou encore l’Histoire…

 

1. La Thaïlande est l’un des pays avec la plus grande population de « Ladyboys ». On compte entre 10 000 et 300 000 travestis (Sam Winter, Professeur de Développement et de Diversité à l’université de Hong Kong en compte 180 000). Ce constat pourrait s’expliquer par le fait que cette société n’a jamais été colonisée. En effet, la Thaïlande est l’un des seuls pays à ne pas avoir vécu la colonisation, et n’a donc pas été trop imprégné de la rigueur du christianisme sur ce point. Le bouddhisme (religion majoritaire du pays) se base la tolérance et  le respect de la personne. Peu importe son identité sexuelle.

 

2. Toutes les planètes tournent dans le même sens sur elles-mêmes (dans le sens inverse des aiguilles d’une montre), sauf Vénus et Pluton. Il n’y a absolument aucune raison logique à ce fait.

3. Vous pensiez le communisme presque éradiqué de la surface de la Terre ? Et bien, non ! Nous comptons cinq pays encore considérés comme politiquement communistes : la Chine, la Corée du Nord, Cuba, le Laos et le Vietnam.

 

4. La longueur totale des vaisseaux sanguins dans le corps humain est égale à quatre fois la circonférence de la planète Terre, soit 160 000 km!

 

5. Au Japon, un des métiers les plus connus est celui de Seiyū, c’est-à-dire celui de doubleur.

Le pays étant le plus grand acteur dans l’industrie de l’animation (environ 60%), la place du doublage des personnages Animés a donc une grande importance. Les Seiyū sont à la fois des chanteurs et des acteurs ce qui fait d’eux le centre de nombreux fan clubs internationaux. C’est d’ailleurs un métier qui s’apprend puisqu’il existe 130 écoles spécialisées au Japon.

6. Christophe Colomb n’était pas le premier eurasien à fouler le sol de l’Amérique. Il y en a eu beaucoup beaucoup beaucoup. Par exemple, nous pouvons dire que des peuples asiatiques ont découvert le Nouveau Monde il y a quinze mille ans en traversant le Détroit de Béring : ils seraient les ancêtres des Incas, des Mayas, des Tayronas, des Kunas…

 

7. Il y a 195 pays dans le monde(en comptant le Vatican et le Kosovo) mais 200 monnaies. En effet, des pays ont deux ou trois monnaies. Par exemple, la Chine vit avec trois monnaies : le Yuan, le dollar de Hong Kong et le Pataca de Macao.

8. Les pays les plus heureux du monde sont le Danemark, la Finlande et la Norvège. Depuis de nombreuses années, ces pays se disputent la première place des classements faits par l’ONU et par le World Happiness Report. D’après les rapports, le succès des pays Nordiques se tiendrait dans les résultats élevés des revenus, de l’espérance de vie, du sentiment de liberté et de confiance que leurs populations éprouvent. La France est 23ème et gagne 8 places par rapport à l’année 2017 et les USA baissent de 4 places et descendent à la dix-huitième.

 

9. Une étude révèle que la gigantesque décharge qui flotte entre Hawaï et la Californie est de 1,6 million de km2, soit trois fois la taille de la France. On appelle d’ailleurs cette décharge le “sixième continent ”.

 

10. Pour finir, un peu de politique : 6 français sur 10  ne veulent pas qu’Emmanuel Macron se représente en 2022. Ce qui est moins que François Hollande à la fin de sa première année, où 8 français sur 10 ne voulaient pas le renouvellement de sa candidature. Les français reprochent à E. Macron de ne pas être assez proche du peuple, d’aller trop vite dans ses décisions et de ne pas rassembler la population. Cependant, il est considéré comme inébranlable dans ses convictions et ancré dans le réel et le quotidien.

 

Et voila, cela fait dix anecdotes pour votre culture Générale !

 

Mais cela ne suffit pas. Il faudra aussi vous livrer à un jeu d’acteur. Voici trois astuces à réaliser lors d’une discussion: Hocher la tête, mettre vos doigts sur le menton tout en le caressant et surtout, au moment de parler, regarder droit dans les yeux. Parce que même si vous racontez n’importe quoi, si vous avez un air confiant, personne n’osera vous contredire!

Mise à mort du cerf sacré ( The killing of a sacred deer )

Lucas DEVICENTE MACHILLOT, Bogota   

 

Pour rentrer dans le bain, le film “ La mise à mort du cerf sacré” est un film écrit et réalisé par Yorgos Lanthimos, et compte pour acteurs Nicole Kidman ( Les Autres), Colin Farrel (Animaux Fantastiques), ainsi que Barry Keoghan ( Dunkerque). 

 

Ce thriller psychologique cherche bien évidemment à nous mettre constamment dans le malaise, que ce soit par la manière avec laquelle sont écrits l’histoire et les dialogues, le jeu des acteurs ou encore les techniques d’images. Je suis un grand fan de ce genre, et il me faut avouer que je ne suis pas rentré dans la salle de cinéma sans de grandes expectatives: tout avait l’air de promettre: plusieurs critiques affirmaient que ce réalisateur grec avait réussi à imprimer des images assez perturbantes sous les paupières de tous ceux qui l’avaient vu, les couleurs et les techniques visuelles montrées dans la bande annonce semblaient vraiment vouloir créer un style propre et unique, et ses nombreux prix ainsi que sa participation au festival de Cannes ne me faisaient qu’avoir envie de sauter en salle et passer un bon moment. Pourtant, ce film ne m’a réellement pas impressionné, et ce qui était une promesse de dégustation est devenu d’une certaine manière une déception.

 

Steven Murphy est un chirurgien cardiovasculaire marié avec Anna, et a une grande fille de quinze ans ainsi qu’un fils d’une dizaine d’années. Il commence une étrange amitié avec Martin, un jeune garçon de seize ans qui a perdu son père lors d’un accident… Mais le déroulement de l’histoire prend une tournure étrange et sinistre, causé par les troubles et erreurs du passé.

 

 

Bien sûr, ce long métrage n’a certainement pas que des points négatifs, il me semble donc bon de commencer par quelque chose qui m’a largement plu: le jeu des acteurs. Malgré mon doute sur l’effet qu’ils auraient dû créer sur le public, Nicole Kidman et Colin Farrel font, comme le montrent de nombreuses critiques, un travail très performant. Mais il me semble injuste ne pas mentionner Barry Keoghan. Ce jeune homme est réellement très fort, et je suis sûr de le revoir les prochaines années jouant des rôles importants dans le cinéma américain. Son rôle en tant que Martin comportait de nombreuses difficultés, notamment celles de garder un personnage “froid”, timide, qui ne cherche pas à se faire remarquer et malade, tout en étant à la fois quelqu’un de violent, plein de haine cachée, et qui plus tard devient l’axe central de narration. Pour mieux m’expliquer: Barry Keoghan joue de manière remarquable un personnage qui d’un côté est vidé de toute importance au sein de la société et de sentiment, mais qui d’autre part est la pièce clé de tout le film. Malgré sa froideur, ce personnage laisse tout le film une curiosité grandir en nous, et peu à peu nous laisse remarquer à travers ses mouvements et son regard une haine et une humanité (même si ce n’est pas une humanité amoureuse) éclatante.

 

Chez les acteurs, il y a quand même quelque chose à redire. Ce n’est pas exactement leurs aptitudes qui m’ont gêné pendant le film, mais le rôle qu’ils devaient jouer. Je m’explique. Le réalisateur, afin de créer un effet de gêne chez le spectateur, a voulu créer des personnages ayant un comportement hors du réel: ils sont froids, ont des réactions peu humaines, et maintiennent un discours qui ne se tient apparemment que par l’habitude et par les obligations qui existent lorsque l’on vit en société. Cela pourrait être un effet intéressant, mais crée dès le début une ambiance distante avec l’audience. Dû entre autres à ceci, je n’ai pas vraiment accroché à l’histoire, et c’est le genre de film avec lequel on s’ennuie profondément si on n’accroche pas: ce genre maintient normalement une tension immense sans jamais vraiment se livrer à la terreur, et c’est ce qui le différencie du genre de terreur classique ou actuel: il n’y a pas vraiment de situations horrifiques, mais des situations perturbantes, et l’on installe l’horreur en montrant comment peu à peu la folie ou le sadisme rentre au plus profond du personnage ( auquel on est normalement attaché) ainsi que la manière dont il dégénère en emportant l’histoire avec lui. Dans ce genre, ce n’est pas un animal d’un autre monde, une poupée ou une cabane qui font que l’on s’accroche violemment au siège. Ici, c’est l’homme cru qui perd le fil conducteur habituel, et qui finit par nous horrifier. Un grand film de ce genre est bien sûr Grave (de Julia Ducorneau), un long métrage français qui est à mon goût exquis, excellent. Il est dispo sur Netflix, et s’appelle à l’étranger Raw. (Il faut absolument que vous le regardiez).

Un point sur lequel il faut que je m’arrête est bien sûr l’esthétique du film. Pour le coup, elle est bien réussie. À commencer par la crudité du corps humain. Dès les premières secondes, on passe directement à un plan plongeant dans un cœur en pleine chirurgie. C’est rose, plein de sang, ça bouge. C’est assez représentatif du “genre” duquel je viens de parler. On nous montre un tout nouvel homme (son “intérieur”) mais qui d’autre part est le vrai. Le réalisateur ne prend pas peur de nous montrer à l’image un homme sans la couverture qui le couvre normalement. Pas seulement en montrant un cœur à moitié ouvert: cette identité s’inscrit dans certaines réactions ou comportements des personnages. Je n’ai pas vraiment envie de mentionner les cinq ou six scènes qui m’ont touché afin de ne pas spoiler au cas où vous aimeriez le voir, mais j’ai aimé. Un autre point sur l’esthétique est la palette de couleur: c’était bien. Des bleus clairs accompagnants à merveille l’état d’esprit du film, avec certains plans tournant vers des oranges parfois surexposés très bien calculés. Les peu de fois où j’ai réussi à connecter, ce fut grâce au maniement des couleurs: à deux ou trois reprises, le récit tombe dans une ambiance chaude qui se distancie nettement des bleus habituels. La peur et le distancement sont signés par les bleus et les roses, les sentiments de famille et d’amitié sont dessinés par l’orange et la lumière du soleil. Il y a certainement plusieurs autres choses à redire sur ces couleurs, mais elles créent une identité forte qui apparaît dès sur l’affiche.

D’autre part, la direction des plans est un autre point sur lequel je n’ai pas accroché. Le réalisateur maintient constamment une distance assez grande entre la caméra et les personnages visés. Il utilise quasiment tout le temps des plans généraux, des plans d’ensemble et parfois des plans américains (presque jamais les images ne s’approchent à l’expression et aux sentiments, encore une fois). C’est un effet qui marche peu de fois lors du film. De plus, lorsque le docteur ou les patients marchent à l’hôpital, on observe des plans séquences avec des mouvements très précis qui se baladent à vitesse constante derrière eux dans des couloirs presque parfaitement symétriques, ce qui m’a rapidement rappelé “The Shining” ainsi que “2001, Odyssée de l’Espace”, tous deux réalisés par Santley Kubrick. L’effet n’est pas du tout le même. Il le reprend environ 5 fois au cours de son œuvre, et il m’est inutile de nier que ces moments étaient souvent sans but réel, et ne produisaient, à partir de la quatrième fois, aucun effet.

Un plan qui m’a surpris a été celui du fils s’étalant à l’hôpital. C’est une plongée vue de très haut, avec un mouvement de caméra qui nous donne l’impression de réellement y être. La veste jaune et les pantalons rouges contrastent avec le bleu et le gris de l’hôpital. Il tombe violemment, et pour une fois dans le film j’ai senti un frisson très dense, sans que rien de gore ne s’affiche à l’écran. J’applaudis sincèrement cette scène.

Pour finir, peut-être que ce film a réellement eu un bon effet chez d’autres, et qu’il a su réveiller des sentiments et les faire rentrer profondément dans l’histoire. En tout cas, malgré de nombreux points positifs, il m’a d’une certaine manière déçu. J’arriverais même à dire que ce sont des images violentes et parfois perturbatrices mises dans le film sans un propos narratif, sentimental ou filmique. Elles sont justes là pour s’inscrire dans le genre de la terreur psychologique. Pourtant, j’attends toujours beaucoup les prochaines œuvres du réalisateur, ainsi que du jeu d’acteurs de Barry Keoghan. N’hésitez pas à le voir si vous en avez l’opportunité, peut-être aurez-vous un avis différent…

Les indiens koguis, gardiens du monde

Judith Parenti, Laura Cardenas, Bogotá 

 

Les indiens koguis sont un des quatre peuples indigènes vivant dans la Sierra Nevada de Santa Marta, un parc national naturel colombien situé au nord de la Colombie, plus précisément dans une chaîne de montagnes longeant la côte caraïbe colombienne. Elle abrite donc quatre civilisations: les Koguis, les Wiwas, les Arhuacos et les Kankuamos. Ce peuple est connu comme étant celui dont la culture est la mieux préservée des quatre, et c’est également le peuple qui habite actuellement sur la zone de la si renommée Ciudad Perdida (en francais, la cité perdue).

 

Leur histoire

Les indiens koguis sont les descendants, comme les trois autres peuples, d’une grande civilisation précolombienne: les Tayronas. Ces derniers étaient une civilisation vivant sur le littoral, notamment dans l’actuelle ville de Santa Marta et celle de Palomino, qui est caractérisée par son grand intérêt pour le respect et la protection de la nature. Cette civilisation est connue également pour ses capacités architecturales surprenantes: c’est elle qui a fondé la si connue Ciudad perdida, soit la cité perdue, ainsi que bien d’autres constructions, qui ont été malheureusement détruites par des pilleurs à la recherche d’or…

Cette mémorable civilisation s’est cependant, lors de l’arrivée des espagnols, retrouvée en danger, ce qui a causé la séparation en quatre nouveaux peuples de cette civilisation. En effet, les espagnols avaient pour but d’exploiter ces indigènes et de les convertir au christianisme, ce qui a été très mal reçu par les Tayronas, qui ont commencé à avoir des tensions avec les espagnols. Sous le risque d’être convertis, ils se sont progressivement enfuis dans les montagnes de la sierra, dans des zones de plus en plus isolées, afin d’être justement isolés des espagnols. En s’enfuyant, la civilisation s’est donc divisée en quatre peuples, dont le peuple kogui.

La culture kogui

 

D’après la légende, ces quatre peuples auraient un père, nomme Serankua, qui aurait créé quatre maisons dans la Sierra: une pour chaque peuple. Ces quatre peuples auraient pour mission de protéger la Sierra Nevada de Santa Marta, considérée comme le cœur du monde. En effet, pour les koguis, le monde serait un corps dont la Sierra serait le cœur. Il leur est donc indispensable de s’en occuper soigneusement, afin de ne pas détruire l’équilibre du monde. Ils considèrent que tout ce qui compose le monde est une partie du corps: les rivières seraient les veines, entre autres.

Les koguis sont polythéistes, mais leur principal dieu est le dieu Seneca, le dieu de la nature. Afin de le respecter, ils réalisent de nombreuses offrandes pour n’importe quelle atteinte à la nature qu’ils font: lorsqu’ils tuent un animal, lorsqu’ils entrent dans des vallées sacrées, lorsqu’ils cultivent, entre autre. C’est leur façon de remercier leur dieu de tout ce qu’il leur donne, et également un moyen de se faire pardonner car ils modifient l’équilibre de la nature.

Pour eux, n’importe quelle catastrophe naturelle serait un signe que leur dieu n’est pas satisfait et que l’équilibre du monde se détériore. Ils sont donc assez superstitieux et sont constamment préoccupés par l’état de la nature, et par l’approbation de leur dieu.

Le peuple Kogui possède deux chefs, appelés les mamos: un spirituel et un politique. Ces derniers sont responsables du bon fonctionnement de leur société, et sont également les responsables de la transmission des traditions aux générations plus jeunes: ce sont eux qui forment les futurs mamos, et eux qui distribuent le fameux poporo (objet typique donné aux hommes pour symboliser le passage de l’enfance à l’âge adulte).

 

La médecine kogui

Les Koguis ont une vision de la douleur très spirituelle puisque dans leur culture c’est leur Déesse Seneca (la terre) qui doit survenir à tous leurs besoins. Pour ce peuple, les maladies sont une punition divine et pour les traiter, ils utilisent leur médecine traditionnelle, basé sur les plantes, dont la feuille de coca est la plus puissante. Toute la médecine est contrôlée par le Mamo, le guide spirituelle de la communauté. Il est chargé de soigner les maladies et il est presque le seul à savoir comment le faire. Cependant, le gouvernement Colombien, préoccupé par la santé des communautés de La Sierra Nevada de Santa Marta, a construit un hôpital destiné exclusivement aux indigènes. C’est donc le Mamo qui décide qui va à l’hôpital (les maladies graves) et qui est soigné par la médecine traditionnelle (le plus souvent).

 

Les koguis aujourd’hui

Actuellement, le peuple kogui est le peuple dont la culture a été la mieux conservée parmi les quatre peuples indigènes vivant à la Sierra. Les koguis sont très immergés dans leurs croyances et les en défaire paraît impossible tellement ils sont fidèles à leur dieu. Ils évitent et ignorent généralement la présence moderne, soit les paysans locaux et les touristes. Nombreux sont ceux qui ne parlent même pas espagnol, ils parlent leur propre langue, ce qui accentue le manque de communication avec les touristes. C’est un peuple très pacifiste, c’est à dire qu’ils  disent non à la violence et veulent toujours régler les conflits par la parole, et ils n’aiment pas le désordre.

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