Archives de Catégorie: Politique

Rétrospective 2017-2018: Washington DC

 

 

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Les élèves de la classe de 1ere ES, Lycée Rochambeau, Washington D.C. 

 

27 Janvier

Vie politique

Relations internationales

 

Travel Ban

Only six days after Donald J. Trump took office as the United States President, one of his first actions was the executive order 13769, which is also known as the Travel Ban and Trump’s Muslim Ban across the United States. This Travel Ban was issued on January 27 2017, its main purpose, according to POTUS, is “to protect the American people from terrorist attacks by foreign nationals admitted to the United States”, yet the result of this executive order on immigrants is utterly tragic. Based on several accounts from legal immigrants, the effects of this ban have proven to prevent people from entering the country on an unfounded basis or for purely racist and islamophobic reasons since the ban affects muslim and other arab countries, which goes against the very values of the United States.

 

13 février

Arts et spectacles

 

Portraits Obama Quesques

Le 13 février 2018, ont été dévoilés au public les portraits officiels de l’ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, et de son épouse Michelle Obama. Le couple a ainsi rejoint la collection des portraits présidentiels et trône désormais fièrement à la National Portrait Gallery de Washington DC. Barack et Michelle Obama ont remercié chaleureusement les signataires des toiles: deux artistes afro-américains, Kehinde Wiley pour l’ex président et Amy Sherald pour l’ancienne première dame.

Through these two portraits, the artists paid a tribute to the origins of the Obamas and to the importance of a unique presidency.

 

14 fevrier

Faits de société

 

 

School Shootings

On February 14th, 2018, 19 year old Nikolas Cruz was arrested in Coral Springs for the mass shooting at Marjory Stoneman Douglas High School in Parkland, Florida. 17 were killed, 14 were wounded, and 5 were left with life-threatening injuries. He used an AR-15 semi automatic rifle and showed no signs of having an accomplice. The shooting began outside and continued inside, where the deaths of 12 of the victims occurred. The shooting had à huge impact on the country, sparking a demand for gun control.

 

On May 18th, 2018, Santa Fe High School is, in turn, victim of a mass shooting. Within half an hour, gunman Dimitrios Pagourtzis, a 17 year old student at the school had killed 10, leaving 13 others injured. In the aftermath of the Parkland School shooting, Santa Fe’s tragic loss only exacerbated those invested in the fight against the right to bear arms and added fuel to the fire concerning the already heated debate about stricter gun control and the 2nd Amendment

 

 

14 Mars

Faits de société

 

 

National school walkout #enough

Suite aux fusillades à l’école de Parkland en floride (17 morts), les élèves ont décidé de commémorer cet événement à travers une manifestation nationale.Ils ont manifesté contre les lois de contrôles des armes à feu. Cette marche a commencé à 10h et un silence de 17 minutes a permis de rendre hommage aux victimes de cette fusillade.

Ce débat est relancé suite à une nouvelle fusillade survenue à Santa Fe, au Texas, le 18 mai 2018.

  

 

 

24 mars

Faits de société

 

Marche for our lives

 La “Marche for our Lives” est un événement qui se déroula le 24 Mars 2018 a Washington D.C et dans de nombreuses grande villes américaines en réaction à la fusillade qui a eu lieu à Parkland, Floride, dans une école et causé le décès de 17 élèves ou membre du personnel de l’école. Entre 1.5 millions et 3 millions d’Américains sont descendus dans la rue pour participer à cette marche. Cette marche a été organisée par un élève du Stoneman Douglas high School qui se situe en Floride. C’est la première fois qu’une manifestation d’une telle ampleur a lieu. De nombreux adolescents ont pris la parole pour condamner l’utilisation légale d’armes à feu aux États-Unis.

 

23 avril

Faits de Société –

Vie politique –

Économie

 

Remise en cause de la neutralité du net

En 2015, l’administration du président Obama a fait passer une loi qui visait à garantir l’égalité et l’anonymat des utilisateurs d’internet. Les fournisseurs d’accès à internet, ne pouvaient par exemple ni accélérer, ni ralentir (ou bloquer) certains types de contenus. Puis en 2018, la FCC (Federal Communications Commission) a proposé d’abroger la neutralité du net : pour le dire simplement rendre payant certains flux de données. La fin de la neutralité du net devrait, ou aurait dû intervenir le 23 avril 2018. La controverse est importante. Certains gouverneurs s’opposent à cette mesure (Kate Brown dans l’Oregon notamment), des recours ont été lancés, et 52 des 99 sénateurs ont voté contre la suppression de la neutralité du net. À suivre…

 

 

24 avril

Arts et spectacles-Vie politique

 

États-Unis: un musée d’art palestinien espère changer les mentalités

 

Dans le Connecticut, la ville de Woodbridge accueille désormais le premier musée américain dédié à l’art palestinien. Ce dernier a pour but de bousculer les idées reçus sur le peuple palestinien. Woodbridge est une commune aisée situé près de New York, bien loin des millions de visiteurs.

Le musée d’art palestinien à pour objectif de changer les mentalités et de modifier la vision négative qu’ont les Américains du peuple palestinien. Avec l’attention négative portée par les médias, certains américains ont développé une vision négative du peuple palestinien. C’est  pourquoi Faisal Saleh, homme d’affaire palestino-américain, décide de construire ce musée pour offrir aux Américains une vision d’un peuple comme un autre, pour les palestiniens.

 

8 mai

Relations internationales
Vie politique

 

8 Mai 2018: Donald Trump annonce le retrait des États-Unis de l’accord Iranien

(Donald Trump annonce sur Twitter qu’il va se prononcer sur l’accord du nucléaire iranien, la veille du retrait officiel des États-Unis

En 2015, les États-Unis signent l’accord sur le Nucléaire Iranien avec l’Iran, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, et la Chine. En échange de la levée de lourdes sanctions économiques, l’Iran promet de réduire de 98% son enrichissement d’uranium et donc de renoncer à l’arme nucléaire.

Le 8 Mai 2018, les États-Unis se retirent officiellement de cet accord qui reposait sur leur ratification pour être en mesure de fonctionner. Le président Donald Trump avait promis de sortir de cet accord, qu’il qualifie de “désastreux”, lors de sa campagne présidentielle en 2016. Il déclare ainsi le rétablissement des sanctions envers l’Iran, ce qui a créé la discorde entre les États-Unis et leurs alliés européens, et aggravé les tensions entre l’Iran et Israël.

 

Par ailleurs, cet événement illustre une tendance au retrait du gouvernement américain depuis l’élection de Donald Trump. Revenons dans le temps et intéressons-nous à trois circonstances similaires.

 

12 octobre 2017: Les États-Unis annoncent officiellement leur retrait de l’UNESCO

Les États-Unis avaient pourtant contribué à la création de l’organisation après la Deuxième Guerre Mondiale afin de promouvoir la paix à travers les sciences, l’éducation et la culture. Le retrait du gouvernement américain marque donc une rupture brutale au sein de l’organisation. Mais quelles sont les causes de cette décision pour le moins radicale ? D’après le site officiel du département d’état américain, l’unique raison du retrait est la politique “anti-Israël” de l’UNESCO.

En effet, entre 2011 et 2017, les États-Unis ont diminué leur participation financière à l’UNESCO de 80 millions de dollars par an pour illustrer leur condamnation de l’importance donnée au sein de l’organisation à la Palestine et à l’Organisation de la Libération de la Palestine (OLP), qui possède depuis 1974 un statut d’observateur aux Nations Unies. Le retrait du 12 octobre 2017 vient donc simplement clore une politique qui, depuis des années, visait à créer une rupture entre les États-Unis et l’UNESCO.

 

1er Juin 2017: Donald Trump annonce le retrait des États-Unis de la COP 21

C’était une des promesses de campagne de Donald Trump, et le 1er Juin 2017 elle est devenue réalité. En effet, le président américain a exprimé en conférence de presse sa décision immédiate de retirer les États-Unis des accords de Paris, qui avaient été ratifiés par le gouvernement d’Obama en 2015. La raison principale de ce retrait: d’après Donald Trump, les accords sur l’environnement allaient porter atteinte à l’emploi dans le pays, et notamment dans les secteurs de l’extraction de ressources fossiles. Par ailleurs, le gouvernement du président Trump est connu pour être fortement climato-sceptique. En effet, le nouveau président a par exemple choisi Scott Pruitt, climato-sceptique affirmé, pour remplir le poste de dirigeant de l’agence de l’environnement américaine.

Malgré ce retrait de la part du deuxième plus gros pollueur du monde, de nombreux autres pays signataires, dont la Chine, ont réaffirmé leur volonté de respecter les accords de la COP 21.

 

19 juin 2018 : les États-Unis annoncent leur retrait du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

L’organisation est accusée par la représentante des États-Unis à l’ONU d’avoir « Pendant trop longtemps, [protégé] les auteurs de violations des droits de l’homme et il a été un cloaque de partis pris politiques » (source Le Monde 19/06/2018)

 

La sortie des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien (en poème, extrait)

 

L’Iran, L’Afghanistan, L’Irak et le Levant

Succombent aux fleuves rouges qui y affluent et cavalent

Succombent aux germes sinistres d’une morsure infernale

Une véritable violence qui n’a rien d’innovant

 Halte au saignement

Lorsqu’une force certes totalitaire tombera

L’Hydre islamiste aux nombreuses têtes se lèvera

Un contingent immoraliste affluera

Une virulente vague vagabonde débarquera

Nous en sommes donc là

14 mai

Relations internationales

 

Le déplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem

 

                     

Le 6 décembre 2017 le président des États-Unis Donald Trump a déclaré que Jérusalem devait être considéré comme la capitale d’Israël et a  décidé de déplacer l’ambassade des États-unis de Tel Aviv à Jérusalem. Cette décision a déclenché de nombreuses violences dans la région notamment à Gaza. Le déplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem a eu lieu le 14 mai 2018.

 

 

24 mai

Relations internationales

 

États-Unis-Corée du Nord

Less than one month before the historic summit between North Korean leader, Kim Jong Un and United States president, Donald Trump, the latter has decided to pull out of this meeting. Supposedly taking place in Singapore, this encounter was meant to encourage the denuclearization of the volatile North Korean nation, as well as mitigate the amplifying tensions between both leaders, even occurring at times through the medium of twitter.

Although Kim Jong Un claimed the destruction of its nuclear sites, president Trump felt nonetheless threatened by dangerous comments and perils presented by the North Koreans. In fact, in the formal letter sent to Kim Jong Un, Trump admits in an unsettled tone his displeasure with North Korea’s public show of their nuclear capacities and assures the United States’ “massive and powerful” bombing capabilities.

 

   Source: New York Times

 

 

25 mai

Faits de société

 

Affaire Weinstein: Début du procès à New York!

C’est Ronan Farrow, correspondant de NBC News qui, en décidant de publier dans le journal The New Yorker le témoignage de 13 femmes agressées sexuellement par Harvey Weinstein, déclencha cette polémique. Celle-ci, souvent surnommée par les médias “Affaire Weinstein” a fait l’effet d’une bombe. Elle va être le point de départ d’un vaste mouvement de dénonciation d’actes relevant de harcèlement ou d’agressions à caractère sexuel, à l’encontre du producteur américain et mais aussi de beaucoup d’autres personnalités connues du “showbiz”. Au total ce sont plus de soixante-dix femmes, pour la plupart des actrices, mannequins et salariées de la Compagnie Weinstein, qui ont déclaré avoir subi des agressions de la part de Harvey Weinstein.

 

 

8-9 juin

Vie politique
Économie

 

Le 44e Sommet du G7

Du 8 au 9 juin, au Québec, les sept chefs d’États et de gouvernements des pays membres de l’organisation pour la régulation collective de leurs pays se sont rencontrés dans le cadre du G7. Le Président Trump y est apparu isolé, après avoir annoncé qu’il souhaitait mettre en place des taxes sur certaines importations, notamment celles provenant de l’Union Européenne et du Canada ; un retour au protectionnisme et à l’isolationnisme qui suscite des inquiétudes.

En plus de ces tarifs et de cet isolement, le président Trump a lancé diverses attaques verbales contre ses alliés, les critiquant pour leur traitement “injuste” de sa nation, allant aussi loin que qualifier le Canada de menace contre la sécurité nationale du pays. Au cours de ce G7 la fracture entre les États-Unis et les autres pays membres s’est révélée béante, illustrée par la photo (devenue célèbre) prise pendant le sommet : le président Trump y apparaît les bras croisés, assis, seul face aux représentants des autres pays.

 

 

12 juin

Relations internationales

 

Sommet Trump-Kim: Quel est le bilan de cet événement historique?

Le 12 juin 2018, les chefs d’État de la Corée du Nord et des États-Unis se sont rencontrés à Singapour, après de nombreuses insultes et menaces jetées l’un à l’autre, des tests d’armes nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux, et une déclaration du président Trump le 24 mai que le sommet n’aura pas lieu, le tout devant un public international inquiet.

Vu l’hostilité entre les deux pays qui date des années 1950, cette rencontre est apparue comme un fait historique, et une opportunité réduire d’un cran la tension entre les deux pays, et favoriser le rapprochement entre les deux Corées.

Ce sommet est un symbole fort ; cependant, rien de concret n’a été décidé.

Dans la déclaration conjointe de M. Kim et de M. Trump, on trouve des termes ambigües qui incluent une promesse d’avancement dans les étapes de la dénucléarisation de la Corée du Nord. La déclaration n’inclut aucun calendrier précis, ni aucun protocole particulier ; ce vide sur le plan du contenu a été remarqué par la tous les commentateurs.

On peut néanmoins noter un changement dans le comportement du président Trump : le leader américain se montrant plus souple dans l’appréciation de la situation nord-coréenne.

 

EPL, le plus petit groupe de guérilleros colombiens

Louis G.K. Ferrand, Bogotá 

 

Preuve du grand nombre d’acteurs présents dans le conflit Colombien, l’EPL représente le plus petit groupe de guérilla marxiste encore actif. Qui est-il ?

 

L’EPL (Ejercito Popular de Liberación) ou armée de libération populaire en Français est aujourd’hui l’un des derniers groupes de guérilla opérant en Colombie. En effet, cette milice compte 152 combattants selon des sources gouvernementales colombiennes et elle est surtout présente dans le Département du « Norte de Santander », une région de Colombie à la frontière du Venezuela. La zone montagneuse où ce mouvement insurrectionnel est implanté s’appelle le Catatumbo, et il se trouve sur la frontière colombo-vénézuélienne ce qui représentait et représente toujours durant l’histoire du mouvement, une solution de repli pour les guérilleros. Cette milice n’est plus que le reliquat du mouvement du même nom qui fut démobilisé à hauteur de 95 % de ses effectifs en 1991. Les démobilisés ont formé le parti politique Esperanza, Paz y Libertad soit en français, Espoir, paix et liberté.

 

 

Ce nouveau parti politique actif surtout dans le département d’antioquia avait une influence importante sur le Sintraingro, qui était le syndicat des travailleurs des bananeraies. Syndicat qui regroupait près de 12 000 membres dans les années 90. En outre, le mouvement parvient à faire élire des conseillers municipaux dans toute la région productrice de bananes de Colombie. Ce qui lui conférait alors une certaine force politique.

 

A l’origine l’armée de libération populaire avait adopté une idéologie fortement marquée à gauche. Ils se revendiquent toujours aujourd’hui comme étant un groupe communiste, marxiste-léniniste mais également fait plus étonnant, comme un groupe hoxhaïste. Cette idéologie est issue de la guerre froide et précisément d’un ancien pays satellite de l’URSS, l’Albanie. Ce courant du socialisme se démarque par le fait qu’il prône une interprétation rigide du marxisme-léninisme dans sa version stalinienne et également par sa volonté de fermeture au monde extérieur. L’actuel EPN est dirigé par Bernardo Gutiérrez depuis 1991. L’on peut voir dans cela une illustration du dernier commandement du groupe qui prône un culte de la personnalité autour du dirigeant.  Il compta lors de son apogée près de 5.200 combattants ce qui lui conférait de facto la troisième place dans les plus grands groupes de guérilla en 1980 après les FARC et l’ELN. L’EPL était principalement financé par des séquestrations, des extorsions et du blanchiment d’argent, dans les régions d’Antioquia, de Caldas, de la Guajira mais surtout dans le Norte de Santander. L’armée de libération populaire fut à l’origine créée en 1965 pour combattre d’abord politiquement l’influence des grandes compagnies bananières, puis elle prit les armes à partir de 1968.

 

Les forces sécessionnistes de l’EPL qui continuèrent le combat contre le gouvernement et aussi contre les différents groupes et acteurs du secteur qu’ils soient paramilitaires ou guérillas ayant des idéologies proches, comme l’ELN, furent, en 1996, désignées comme guérillas rurales par les institutions internationales et le gouvernement de l’époque.

 

Intéressons-nous maintenant plus particulièrement à leur situation actuelle. En 2016, on assiste à un changement de cap idéologique. L’EPL s’est allié avec le groupe criminel « Los Pelusos », spécialiste dans la production de drogues. Fort de cette alliance, l’EPL a su écarter tous les autres groupes criminels dans la région du Norte de Santander et s’imposer comme le premier producteur de substances psychotiques de la zone. Une source de revenus bien rentable qui s’est vue complétée par le racket des émigrants vénézuéliens fuyant leur pays.  En 2017, l’EPL est toujours actif, principalement dans la zone du Catatumbo, zone du nord-est de la région Norte de Santander. L’armée populaire de libération a pu reprendre des zones laissées vacantes par des groupes FARC qui ont signé un traité de paix avec le gouvernement l’année dernière et déposé les armes. Selon la fondation des idées pour la paix en Colombie (FIP), l’EPL est l’un des principaux groupes armés “saboteurs de la paix” dans la région du Catatumbo et la paix n’y sera pas complète tant que l’EPL continuera ses actions, d’autant que d’après des paysans locaux, le groupe “n’acceptera jamais une capitulation”. Pourtant, un message circule actuellement dans la région du Catatumbo mentionnant la volonté des dirigeants du mouvement d’entamer des pourparlers avec le gouvernement.

L’EPL doit-il sa survie au changement de cap idéologique et à son alliance avec les groupes narcotrafiquants qu’il combattait auparavant ?

CHARLOTTESVILLE, UNE MANIFESTATION QUI DÉGÉNÈRE ET SUSCITE UNE RÉACTION DU PRÉSIDENT D. TRUMP

Yanis Caillaud, Washington DC. 

 

Yanis Caillaud, Washington, Mai 2018

 

Le 12 Août 2017, à Charlottesville (Virginia), le projet de retrait d’une statue équestre érigée à la mémoire du général confédéré “sudiste” R. Lee, dans un lieu public, a suscité la colère de certains groupes nationalistes et suprémacistes (qui croit en la supériorité de la race blanche). Ils se sont rassemblés et ont manifesté.

Une contre-manifestation a eu lieu, cette fois menée par des groupes antiracistes, et principalement de la mouvance Black Lives Matter. Des affrontements ont éclaté et une contre-manifestante a perdu la vie. Cette situation a amené le gouverneur de la Virginie a déclaré l’état d’urgence. Cet événement, a non seulement ravivé les ressorts d’une mémoire et d’oppositions fortes aux Etats-Unis :  il rappelle que la guerre de sécession (the Civil War, 1861-1865), violente et meurtrière,  continue de hanter les esprits (notamment dans les états du Sud) ; il montre aussi que le pays est parcouru par des  oppositions des clivages beaucoup plus puissants et marqués que la vie politique partisane ne le laisserait croire.

 

Les organisations impliquées dans l’événement, des groupes d’extrême droite et des organisation se réclamant du KKK (Ku Klux Klan), des groupes suprémacistes blancs aussi, ont une riche histoire d’actes extrémistes et violents dans l’histoire des Etats-Unis (ils sont notamment totalement opposés à la suppression des ouvrages de mémoire, statues, représentant des personnalités confédérées) . Il convient de rappeler que le KKK qui est né aux Etats-Unis à la fin des années 1860, groupe ouvertement raciste, et responsable de crimes contre des membres de la communauté africaine américaine, a été interdit par deux fois dans le pays. Néanmoins il continue d’exister (officieusement) à travers certains groupes qui se réclament de lui et revendiquent son héritage.

 

Charlottesville was made possible due to the First Amendment, it states that any protest, as long as they do not involve violence are justified. However the argument starts here: The argument of the right wing extremists were that they did not act violently towards counter protesters and only did so for self defense while counter protesters argue that discriminating comments are prompted to trigger violence and are a form of violence itself. For example the extremist group, KKK mentioned earlier has been outlawed These debates are further separating a country that is already in so desperate needs for unification.

 

My drawing represents the controversial response of the president leaving back to back the two sides manifesting in Charlottesville.

Le mur de la discorde

Les élèves de la classe de Première ES – Dallas International School

 

Source de division, le projet de construction du mur entre le Mexique et les États-Unis continue d’alimenter les débats.

(en attente de réponse pour l’utilisation gracieuse de l’illustration)

Pourquoi les électeurs se sont-ils focalisés sur la lutte contre l’immigration illégale lors de l’élection présidentielle de 2016 ?

Il y a environ 12 millions d’immigrants mexicains aux États-Unis, dont environ 6 millions vivent de façon illégale. Au Texas, on recense 1,68 million d’immigrants “sans-papiers” et le nombre est de plus en plus important. Ils traversent la frontière à la recherche d’une vie meilleure, souvent pour envoyer de l’argent à leur famille. Une fois là, ils sont stigmatisés parce qu’ils travaillent illégalement sans payer d’impôts. Une partie de la population américaine clame que les immigrants “sans-papiers” volent leurs emplois, mais la vérité est que sans la main-d’œuvre à bas prix que représentent ces immigrants, les entreprises seraient obligées de s’automatiser. Pour les membres des classes moyennes et supérieures, les immigrants n’ont que peu d’impact. Pour la classe populaire, l’impact est faible puisqu’on a estimé une baisse de moins de 10% sur les salaires. Cette concurrence sert d’argument principal.

Il existe une autre raison : les trafics de drogues entre le Mexique et les États-Unis. Il est difficile pour les Mexicains d’accéder aux États-Unis. On a découvert des moyens de passages de drogues comme un tunnel de 800 mètres entre Tijuana, une ville du Mexique, et San Diego en Californie. Ce tunnel contenait un ascenseur, des éclairages, des rails et des systèmes de ventilations. Les responsables ont été arrêtés et mis en prison. Les dealers mexicains sont les fournisseurs les plus importants en Amérique. Les drogues produites en Bolivie, en Colombie ou même au Pérou traversent facilement le pays.

Par exemple, “El chapo”, un chef de cartel très puissant, a été incarcéré et extradé en janvier 2017. Néanmoins, il existe encore d’autres réseaux “rivaux” tout aussi puissants. Depuis 2006 la majeure partie des chefs de cartels ont été trouvés et neutralisés. L’état américain ne peut rien faire car les fournisseurs se sont multipliés et sont de plus en plus compliqués à identifier. Auparavant les États-Unis finançaient des organisations pour trouver des trafiquants mais Donald Trump a jugé que les États-Unis ne devaient plus s’occuper de ce problème. Il souhaite protéger sa frontière.

Deux semaines avant son assermentation, Donald Trump reconnaît que le mur, qu’il s’est engagé à construire entre le Mexique et les États-Unis, devra être financé par les Américains. Cependant, il affirme à son électorat que le Mexique remboursera tous les frais, qui furent estimés en février 2018 à 21,6 milliards de dollars.

 

Mais que pense le Mexique ?

Le président Mexicain Peña Nieto répète avoir discuté de ce projet avec M. Trump et lui avoir clairement précisé que “le Mexique ne paiera jamais pour un mur”. L’idée de ce projet de 3200 kilomètres crée de nombreuses tensions entre les deux pays voisins ainsi qu’à l’intérieur même de la population des États-Unis.

 

Et que pense donc la population américaine ?

Il y a de grandes différences de mentalités. En particulier, le premier problème des supporters de M. Trump concerne la façon dont le président envisage de régler la facture. Ce mur qui devrait être agréable à regarder du côté américain est comparé à la Grande Muraille de Chine, “construite pour empêcher les invasions mongoles”. Le projet entraîne des complications pour le président américain face au Congrès qui exige un financement immédiat.

La frontière est composée de plusieurs types de territoires. Au niveau de la frontière au Texas, il y a le Rio Grande mais aussi Big Bend National Park qui s’étend des deux côtés de la frontière.

Comment l’administration Trump compte-t-elle construire le mur sur ces territoires ? Le mur couperait Big Bend en deux et séparerait la faune et la flore de leur habitat. Un mur le long d’un fleuve serait inefficace et encore plus cher.

 

La perméabilité de la frontière pourrait-elle être considérée comme une richesse plutôt que comme une menace ?

Comme nous l’avons vu précédemment le flux d’immigrants illégaux a ses inconvénients. Cependant, contrairement aux revendications du président américain, il a aussi ses avantages : les hispaniques apportent leur culture, leurs traditions, leur langue et les intègrent à la société américaine. On remarque particulièrement ce mélange de cultures dans les états proches de la frontière comme le Texas, où l’on retrouve de nombreux restaurants “tex mex” (une cuisine mexicaine avec des influences texanes) et où l’on fête le Cinco de Mayo, une fête originaire d’une région du Mexique très prisée par les Américains.

Enfin, le marché du travail est un autre exemple de contribution de la communauté hispanique à la société américaine. On constate que les emplois occupés par les hispaniques sont, de manière générale, les plus ingrats, les moins bien payés, en un mot : les emplois délaissés par les américains. Mais les immigrants n’occupent pas seulement les emplois modestes, il y a plusieurs exemples de “success story” d’immigrants hispaniques. Pour exemple : Carlos Castro, président et PDG de Todos Supermarket. Castro avait immigré illégalement du Salvador en 1979. Après avoir été déporté une première fois, il revient aux États-Unis où il fonde cette petite chaîne de supermarché qui commercialise des produits hispaniques. Bien que modeste, il s’agit d’une compagnie très prospère, plusieurs fois reconnue par la chambre de commerce. Il apparaît alors que la population hispanique et sa contribution à l’économie correspondent à une demande sur le marché de travail et entraînent une création d’emplois.

 

En conclusion, il y a plusieurs points de vue, positifs ou négatifs, sur la promesse de campagne du président Donald Trump. Le mur est, d’une part, une nécessité due au trafic de drogue et à l’immigration illégale. Mais d’autre part, en plus d’être au centre d’une discorde diplomatique, le projet serait coûteux, d’un impact majeur sur l’environnement et ne proposerait qu’une solution incomplète.

Les grandes lignes de la politique étrangère des Etats-Unis au Moyen-Orient : la diplomatie américaine vis à vis d’Israël et de la Syrie

Charles de Canecaude, Washington DC 

 

  Prix du meilleur article de l’année, décerné par The Sundial Press, le journal du campus de Sciences Po Reims

« Un article passionnant, d’autant par la connaissance factuelle des événements géo politiques des régions du Moyen Orient et des États Unis que part les nuances de l’analyse de l’auteur, et le contexte historique souligné. »

« Un article extrêmement bien recherché qui se démarque par sa finesse d’analyse : des informations complètes avec des affirmations balancées et de belles analogies. Une rédaction presque impeccable pour synthétiser un thème pas forcément évident. »

 

   Le président du conseil palestinien , Mahmoud Abbas et l’Ambassadeur de la Mission américaine à l’ONU , Nikki Haley.

 

La situation en Israël:

Le mercredi 6 décembre, Donald Trump déclare au monde entier : “Cette ville [Jérusalem] est la capitale d’Israël.” Depuis l’expression de cette idée polémique, la communauté internationale s’interroge. En effet, le 45ème président des États-Unis entend convertir ses paroles en actes puisqu’il a proposé et a affirmé son souhait de délocaliser l’Ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem. Aujourd’hui, toutes les ambassades présentes en Israël se trouvent à Tel Aviv, ce qui montre l’étendue du risque pris par D.Trump à travers ces paroles. En ce qui concerne le “timing” du Président, ce dernier a souligné le fait que contrairement à ses prédécesseurs qui avaient promis d’agir dans le sens d’Israël mais qui d’après lui n’étaient pas allés assez loin, il accomplissait cette promesse de campagne avec vigueur et ne reculerait pas devant cette “reconnaissance de la réalité”.  Or , pour la majorité de la communauté internationale, notamment à l’ONU , cette action est jugée téméraire, jusqu’au-boutiste et contraire au droit international. En effet dans ce genre de situation, la diplomatie et le compromis sont valorisés or ici le président des États-Unis rompt avec la ligne de conduite, prudente, de ses prédécesseurs, et espère apporter sa pierre au règlement de ce conflit des plus complexes. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette décision a été fraîchement accueillie, une résolution de l’ONU l’a d’ailleurs condamnée (votée par 128  pays).Au lieu du pragmatisme revendiqué par le président Trump, beaucoup de pays n’y ont vu qu’imprudence, ignorance et mépris d’une Histoire profonde et complexe. Finalement se pose la question de la légitimité d’une décision prise par un seul acteur de la scène internationale. En effet, les États-Unis sont la première puissance mondiale mais une situation stable au Moyen Orient est indispensable pour la communauté internationale et donc les décisions prises concernant cette région du monde ne peuvent pas se limiter au cavalier seul de l’Oncle Sam (cavalier seul, ou presque, la Roumanie a récemment déclaré qu’elle avait décidé également de déplacer son ambassade à Jérusalem).

                     Le président syrien Bachar Al-Assad avec le président russe Vladimir Poutine en 2015

 

La situation en Syrie:

Les événements en Syrie relèvent d’une grande délicatesse du fait des acteurs présents sur ce théâtre d’opérations. En effet, au-delà de la situation bilatérale entre les américains et les syriens se cache une complexité multilatérale avec d’un côté les puissances occidentales telles que la France et le Royaume-Uni et de l’autre le géant russe et son allié iranien. Pour pouvoir comprendre la situation, il faut expliquer le passé pour comprendre le présent. Le président actuel de la Syrie, Bachar al Assad est arrivé au pouvoir en 2000. En 2011 dans l’élan du Printemps Arabe, de nombreux syriens manifestent dans les rues pour demander la démission d’Assad or ce dernier refusa fermement tout en dénonçant un “complot occidental” visant à déstabiliser son régime.  En effet dès 2012, le président Obama avait demandé à Assad de bien vouloir “quitter sa fonction”.

Malheureusement, cette guerre civile entamée en 2011 va au-delà d’un simple combat entre le mal et le bien. En effet, dans la masse de rebelles se sont joints des organisations terroristes visant à surgir au moment de la chute d’Assad et d’installer un fief extrémiste en Syrie. Les noms les plus notoires de ces rebelles islamistes sont Al-Nusra, l’EI et Al-Qaeda et leur présence en Syrie évoque un réel danger si les insurgés venaient à triompher. C’est une des raisons pour laquelle la Russie de Poutine s’est alliée au président syrien, le dernier rempart contre l’islamisme au Moyen Orient selon lui. Ici le président russe adopte donc une position nuancée sous la forme de “les ennemis de mes ennemis sont mes amis” tandis que D.Trump semble vouloir imposer une fois de plus une politique totale sans compromis. Cette situation extrêmement complexe ou deux grandes superpuissances sont dans les camps opposés peut faire penser à un retour de la guerre froide et l’image d’une cocotte-minute prête à exploser. D’ailleurs, lors de l’attaque coordonnée américaine, française et britannique contre la Syrie la nuit du vendredi 13 avril, des intercepteurs de missiles russes ont agi et Moscou a promis que cette action militaire ne serait pas sans conséquences. Cette réponse ferme de Moscou entretient l’idée d’une entrave au droit international que le Président Trump aurait fait sienne puisqu’il n’a pas eu le feu vert de l’ONU. EN effet, ces attaques contre la Syrie avaient  officiellement pour but de condamner l’utilisation d’armes chimiques par Assad et de détruire les zones de stockages de ces armes. Or, les investigateurs internationaux devaient commencer leur enquête le jour d’après. Officiellement donc, il n’y a aucune justification de cette attaque au regard du droit international puisqu’on ne peut pas prouver qui a utilisé ces armes que ce soit les rebelles ou Bachar Al Assad ou même un partie tiers. La question se pose donc : comment les Etats-Unis peuvent-ils garder l’image de “gendarme du monde” s’ils ne respectent pas le droit international et comment peuvent-ils reprocher à certains régimes des violations de ce même droit si eux-mêmes ne le respectent pas? Encore une fois, cela démontre l’attitude draconienne du président américain qui n’a pas attendu une décision de la communauté internationale mais qui a foncé tête baissée dans une masse sensible qui est capable d’exploser à n’importe quel moment.

 

Conclusion:

Les États-Unis se réclament d’un pragmatisme politique mais qui pose question. Des décisions prises par le passé, au nom d’un tel pragmatisme, ont eu des conséquences discutables. Après le coup d’état communiste en Afghanistan en 1978, les Américains avaient voulu s’imposer et montrer leur autorité sur le monde en finançant les rebelles afghans qui agissaient sous le sigle de la contre insurrection : aujourd’hui ces rebelles sont les talibans. En 2003, le président Bush avait affirmé que Saddam Hussein, dirigeant de l’Irak, possédait des armes de destructions massives dont des armes chimiques. Les États-Unis ont envahi l’Irak, Hussein a été condamné à mort et exécuté. Or Washington et Londres ont fini par reconnaître qu’aucune de ces armes étaient sous le contrôle de Hussein. Aujourd’hui, avec du recul, nous remarquons que le retrait de Saddam Hussein du pouvoir a affaibli le rempart contre le terrorisme au Moyen Orient et la situation empire de jour en jour. En 2011, les forces alliées de l’Occident ont retiré Kadhafi du pouvoir en Libye et aujourd’hui, la Libye ne va pas bien. Bien sûr, certains peuvent affirmer et réaffirmer que ces régimes autoritaires entravent certaines libertés fondamentales de l’Homme. Or le principe même de la “bonne” politique est de choisir la meilleure solution pour le long terme même au prix du “meilleur du pire”. Aujourd’hui, nous pouvons clairement affirmer que le Moyen Orient est un foyer de conflits créé par la politique interventionniste négative de certains pays. La France par exemple, en 2003, avait vu la faille de l’idéologie américaine dans l’intervention en Irak et n’avait pas participé à cette guerre. Il est donc temps de se remettre en question et de se dire qu’une politique étrangère ne s’élabore pas en “Noir et blanc” mais avec du “gris sur gris” et que l’intervention ne doit pas se faire pour du symbolisme sans fond mais pour du symbolisme et une nécessité appuyés par une réflexion profonde.

 

Finalement, nous pouvons aborder une notion de realpolitik s’opposant à une plus grande idée de valeur et idéologie à défendre coûte que coûte. La realpolitik consiste à faire ce qui est le plus simple pour défendre ses propres intérêts et c’est ce que pratiquent les États-Unis en attaquant la Syrie car cela leur permet de maintenir une image de superpuissance interventionniste et de résistance aux Russes surtout que D.Trump, accusé de collusion avec V.Poutine lors de sa campagne présidentielle cherche à tout prix à se distancer de son homologue. Or cette realpolitik justement s’oppose à la défense des grandes libertés dont devraient se préoccuper les États-Unis avec la menace constante d’un terrorisme potentiellement croissant si Assad venait à être démis de ses fonctions.

 

Les grandes lignes de la politique étrangère des Etats-Unis au Moyen-Orient : la diplomatie américaine vis à vis d’Israël et de la Syrie 

The United States wish to show themselves as bearers of a political pragmatism which is however questionable. This is underlined by the fact that such decisions in the past coupled with this same pragmatism have had mixed consequences. After the communist putsch in Afghanistan in 1978, the americans wished to impose themselves through a show of authority by financing afghan rebels which formed insurgent contingency. Today, these rebels are the Taliban’s. In 2003, President Bush affirmed the fact that Saddam Hussein, leader of Iraq, possessed weapons of mass destruction and chemical weapons. The United States therefore invaded Iraq and Hussein was executed. However, Washington and London eventually recognised that these weapons of mass destruction never existed. Today, one may notice that Saddam Hussein disposal from power has paved the way for terrorism in the Middle East, and the situation worsens from day to day. In 2011, the allied forces of the West removed Gaddafi from power in Libya and today the country is in bad condition. Of course, many can affirm and reaffirm that these authoritarian regimes go against fundamental liberties however the quintessential form of politics is to choose the best course for the long term even if it means choosing the “best of the worst”. Today, we can undoubtedly affirm that the Middle East is a zone of conflict created by negative interventionist policies. France for example had seen the wrongness of the american intervention in Iraq in 2003 and did not participate in this war. It is therefore time to reflect on the question and tell ourselves that an exterior policy isn’t “black on white” but rather “grey on grey”, and that intervention must not be done for symbolism lacking depth but on the contrary for symbolism and a necessity constructed by a deep thinking.

 

Finally, we can touch upon the subject of realpolitik opposed to a grander idea of values and ideology to defend whatever the cost. Realpolitik consists in doing what is easier to defend one’s interests and the United States practice this by attacking Syria because this allows them to maintain an image of interventionist superpower and of resistance to the Russians considering that Trump, accused of collusion with Putin during his presidential campaign wishes to distance himself from his homologue. This realpolitik is opposed to the defense of greater ideals which the United States should take care of with the danger of a potential growth in terrorism if Assad was removed from power.

Colombie – Venezuela: crise sur la frontière

 

Louis G. K. Ferrand, Bogotá   

Une crise diplomatique, humanitaire et migratoire a lieu entre la Colombie gouvernée par le président de centre-droit Juan Manuel Santos et le Venezuela présidé par le socialiste Bolivarien Nicolás Maduro. Pour restituer le contexte, le Venezuela connaît dès l’été 2014 de graves troubles politiques depuis la baisse importante des cours du pétrole. Les Pétrodollars représentaient une manne financière dont le Venezuela ne pouvait se passer pour la viabilité de son fonctionnement car ces revenus liés à l’or noir représentaient avant la crise, 96 % de ses gains. La Colombie est quant à elle dans une période de renouveau à la suite de la signature d’un traité de paix entre le gouvernement et la principale force d’opposition, les FARC-EP. Pourtant les territoires contrôlés par les guérillas communistes sont peu à peu repris par les groupes narco trafiquants. Un problème est chassé par un autre.

 

La Colombie aspire à une place plus importante et majeure sur l’échiquier international. Elle souhaite devenir la nouvelle puissance régionale en l’Amérique latine et reste en quête d’une respectabilité internationale plus forte. Le gouvernement de Nicolás Maduro cherche quant à lui à garder sa place de puissance militaire régionale mais qui est déstabilisée par de graves troubles sociaux. Il doit parvenir à démontrer à ses citoyens que son pouvoir, certes fragilisé, a encore les moyens de répondre et si besoin de repousser les rodomontades de ses voisins.

Le réchauffement de la crise entre les deux pays est dû au communiqué du gouvernement de Nicolás Maduro daté du 19 août 2015 qui déclare la volonté des autorités vénézuéliennes de refréner l’expansion du para militarisme en Colombie. En effet, ce gouvernement de gauche a aidé les forces d’opposition marxistes luttant contre le gouvernement Colombien et qui ont des idéologies similaires. Ce n’est qu’une étape de plus dans l’escalade des tensions présentes depuis longtemps déjà. Seulement, la situation a changé depuis les années 1990 car les rôles ont été intervertis. En effet, le Venezuela qui était à l’époque un pays prospère est maintenant proche d’une guerre civile généralisée dans tout le pays. La Colombie qui était en proie à de graves troubles sociaux liés aux guérillas et groupes paramilitaires a maintenant retrouvé une stabilité et une croissance positive (2 % en 2016). Ce communiqué est la réponse du gouvernement de la république Bolivarienne qui, selon sa version, est le résultat d’une embuscade contre la force publique vénézuélienne par un groupe paramilitaire opérant dans la zone frontalière.

Cela aboutit à la mise en place de l’état d’exception dans plusieurs municipalités des États de Táchira, de Zulia, d’Apure et d’Amazonas, états limitrophes avec la Colombie. Cet état d’exception provoque des exercices militaires importants proches de la frontière et attribue des pouvoirs spéciaux aux militaires et autres forces de sécurité, y compris des groupes civils organisés afin de maintenir l’ordre et défendre le pays d’une agression extérieure. Cet état d’exception, amplifie l’état d’urgence économique et il permet au gouvernement de prendre le contrôle des sources d’approvisionnement, d’aliments et de produits de première nécessité ainsi que les sources d’énergies pour faire face à la pénurie qui frappe le pays. Cet état d’exception a aussi provoqué la fermeture de certaines portions de la frontière entre les deux pays.

Cette fermeture des frontières entre les deux pays intervient avec le départ et l’expulsion de certains des 20 000 ressortissants Colombiens résidents au Venezuela, dont plus de 85 % volontairement selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Le 27 août 2015, une rencontre est prévue au niveau du pont international Simón Bolívar reliant les deux pays mais elle n’a finalement pas lieu car le représentant de Nicolás Maduro ne permet pas au représentant Colombien de rentrer sur le territoire vénézuélien afin de traiter du sujet des migrants. Dans la foulée, Bogotá rappelle son ambassadeur au Venezuela. C’est la première fois en cinq ans de présidence que J.M. Santos décide de faire revenir son ambassadeur, alors qu’il tentait jusqu’alors de rétablir de bonnes relations entre les deux pays, relations qui étaient très tendues. Le gouvernement vénézuélien réplique en faisant de même avec son ambassadeur en poste à Bogotá.

Delcy Rodríguez, qui est l’actuelle présidente de l’Assemblée nationale du Venezuela et qui fut la ministre des Relations extérieures de 2014 à juin 2017, déclara à cette occasion que « les relations avec la Colombie vont être totalement revues en raison des agressions auxquelles fait face son peuple du fait des paramilitaires et de la guerre économique ». Une citation qui montre bien les problèmes à venir.

La frontière colombo vénézuélienne est actuellement soumise à de fortes tensions du fait que de très nombreux vénézuéliens fuient le pays en réaction à la grave crise économique et aux problèmes de violence et de corruption de l’Etat qui réduit le champs des libertés personnelles. En effet, la plupart des pouvoirs constitutionnels sont aux mains du parti de Nicolás Maduro. Le président de la république française Emmanuel Macron déplore à ce sujet, « les atteintes répétées à l’état de droit et aux droits de l’homme, il a également souligné l’inquiétude de la France face à la dégradation de la situation humanitaire au Venezuela et ses répercussions sur les pays voisins, [regrettant que] les autorités vénézuéliennes continuent à refuser toute aide internationale. »

Les chiffres illustrant ces exodes massifs sont assez impressionnants car selon Christian Krüger, directeur du service colombien des migrations, le pays compte déjà 600 000 Vénézuéliens, un chiffre qui pourrait dépasser le million d’ici à quelques mois. Officieusement, on parle de deux millions de Vénézuéliens présents en Colombie tantôt   légaux tantôt clandestins. La Colombie voit arriver plus de cent mille personnes chaque mois sur son territoire. La frontière longue de 2.219 km est bien poreuse et cela malgré les nouvelles mesures de contrôles migratoires, lesquelles comprennent le déploiement de 2000 soldats et la création d’un Groupe Spécial Migratoire (GEM), qui sera chargé d’accentuer les contrôles et de veiller aux « troubles à l’ordre public ». Ces nouvelles mesures annoncées, plus sécuritaires qu’humanitaires, vont rendre les populations qui fuient le Venezuela encore plus vulnérables, les poussant dans les mains des passeurs, et des groupes criminels. Les mesures migratoires vont également dégrader encore plus les conditions de vie des Vénézuéliens car le passage de la frontière permettait à certains de se faire soigner ou bien de ramener un peu de nourriture. Selon l’ONU, chaque semaine, cinq ou six enfants meurent de dénutrition au Venezuela.

La situation est d’autant plus délicate que le gouvernement colombien peine déjà à prendre en charge ses propres déplacés internes. La crise secouant la frontière que partage la Colombie et le Venezuela existe depuis 2015 mais les dernières réactions des deux pays vont encore cristalliser les tensions, qui ne pourront avoir que des effets négatifs sur la population vénézuélienne qui subit des conditions sanitaires et sociales de plus en plus dures.

 

Le statut DACA supprimé par l’administration Trump!

Noor-Elise Kamaruzzaman, Lycée Rochambeau, Washington DC.

 

Le 5 septembre 2017, le procureur général des États-Unis Jeff Sessions et le président Donald Trump annoncèrent que le statut DACA (« Deferred Action for Childhood Arrivals » ; en français, Action Différée pour les Arrivées d’Enfants) était en cours d’annulation. Ainsi, tout nouveau demandeur du statut est refusé et les bénéficiaires actuels ne peuvent plus le renouveler. Le Congrès américain a jusqu’au mois de mars pour se décider sur un remplacement, après quoi, si aucune solution est trouvée, la déportation de près de 800 000 individus sera ordonnée.

                                        Avec l’aimable autorisation de l’auteur

Cette annonce provoqua des vagues de surprise et de manifestations. En effet, le statut DACA fut appliqué en juin 2012 par l’administration d’Obama en réponse à la polémique concernant le traitement de l’immigration illégale (qui touche notamment les états du Texas et de la Californie). Le président Obama proposa donc ce statut aux enfants d’immigrés illégaux, leur garantissant la protection de la déportation et un permis de travail, car s’ils sont arrivés en territoire américain, ce ne fut pas de leur plein gré.

Pourquoi alors éliminer ce dispositif ? Les raisons sont multiples. L’actuel président Trump conteste beaucoup d’éléments relevant de « l’héritage » de l’administration Obama. Jeff Sessions, lors de l’annonce, déclara que les bénéficiaires du DACA sont des transgresseurs de la loi. Leur présence affecterait négativement les salaires et les emplois des citoyens américains et nuirait à l’économie américaine ; de plus, ce statut ne ferait qu’augmenter le nombre de mineurs non accompagnés arrivant aux États-Unis. Donald Trump lui-même affirme que selon la plupart des « meilleurs experts en la matière », le statut DACA est anticonstitutionnel.

Cependant, ces allégations sont discutées. La majorité des économistes maintient que le statut DACA bénéficie à l’économie américaine. En effet, le statut DACA encourage les bénéficiaires à poursuivre une éducation supérieure, leur donnant accès à des emplois plus qualifiés. De plus, on estime qu’ils sont entre  50 000 et 70 000 à avoir officiellement postulé pour obtenir un emploi. Tout ceci entraîne une augmentation de la consommation et de la demande de biens et services américaines. Point positif pour l’économie.

De plus, l’idée que les citoyens américains se fassent voler leur emploi et soient les victimes de ce système, est incertaine. Les bénéficiaires du DACA peuvent directement ou indirectement créer des emplois : par exemple, soit en créant leur propre entreprise (nécessitant ainsi de la main-d’œuvre ou des services locaux), soit en augmentant la demande de biens et de services dans le commerce (nécessitant ainsi l’augmentation de la main-d’œuvre dans ces magasins). Donc, l’impact négatif du DACA est discutable.

A présent, le président Trump se dit prêt à écouter les arguments des uns et des autres, même  les Démocrates, avant de prendre une décision et de présenter un nouveau texte ; cependant, les négociations sont bloquées, et le président requiert des conditions qui restreindraient l’immigration légale et illégale. Le sort des enfants d’immigrés illégaux reste incertain.

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