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Brexit ou l’exit d’un Royaume-Uni divisé (4/4)

Louis G.K.Ferrand, Bogotá 

 

Des europhiles descendent dans les rues de Londres

Le samedi 20 octobre dernier, a eu lieu une manifestation monstre dans un Royaume peu enclin à ce genre de rassemblements. En effet, ce rassemblement a regroupé près de 570 000 personnes selon les diverses associations, la police londonienne n’a quant à elle pas communiqué de chiffre. Différents journalistes parlent du plus gros rassemblement dans la capitale britannique depuis la manifestation contre la guerre en Irak en 2003. A l’appel de plusieurs associations europhiles, ce demi-million de personnes manifeste un véritable coup de force en opposition au Brexit. La revendication          principale de ces manifestants est l’organisation d’un second référendum.

 

Ce mouvement de contestation du Brexit est principalement actif dans les grandes villes telles que Londres où les scores pro Européens ont été les plus élevés (près de 60 %) supérieurs aux scores écossais et même d’Irlande du Nord. Ce mouvement est très peu politisé, les seuls partis d’envergure qui soutiennent ce mouvement sont le SPN écossais, les libéraux démocrates et le DUP d’Irlande du Nord.

On trouvait dans la manifestation, des hommes politiques reconnus tels que l’actuel maire de Londres Sadiq Khan mais également certains députés. Deux ans après le référendum remporté à 52% par les pro-Brexit, les Britanniques restent divisés et le rapport de force n’a guère évolué, bien que les conséquences du Brexit restent toujours aussi floues.

                          Manifestation Pro-Européenne devant Westminster le 20 octobre 2018 à Londres

Un sondage réalisé par le site de sondage « Survation » démontre cette semaine, que 48% des britanniques seraient favorables à la tenue d’un second référendum sur l’accord de sortie de l’UE alors que 25 % y seraient hostiles.

Les différentes figures pro Europe se sont organisées dans le courant des mois de septembre à octobre. « Il est temps que nous reprenions le contrôle », a lancé à la foule le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan. « Il est clair que nous sommes les plus nombreux », a déclaré sur l’estrade la députée conservatrice pro-UE Anna Soubry. Le camp écossais pro-Euro (SNP) a également annoncé sa volonté de voter pour l’organisation d’un second référendum si la question était posée à Westminster. Il est à noter que le groupe SNP représente 35 sièges sur les 650 sièges du Parlement à Westminter.

                                      Caricature parue dans le Times, par David Simmonds

Mais les Britanniques ont voté pour « se libérer des carcans réglementaires et des normes de l’UE », et toute autre formule, telle que le maintien au sein du marché unique ou de l’union douanière, serait malvenue, juge son l’ex ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, dans une tribune publiée par le Sun.

Malgré ces manifestations europhiles, la position de Theresa May ne risque pourtant pas de changer. En effet, elle martèle à chaque fois quand la question d’un second référendum lui est posée que « Les gens ont voté ». L’idée d’un tel référendum, 2 ans après le premier a en effet gagné beaucoup de popularité ces derniers mois en Angleterre et de nombreuses figures politiques influentes ont notamment rejoint cette cause telle que l’ex Premier ministre, Tony Blair. Theresa May est déterminée à mettre en œuvre les résultats du référendum qui l’ont amené au pouvoir.

Enfin, on voit que malgré l’importante mobilisation europhile de la population londonienne, peu d’acteurs politiques d’envergure se sont réellement mobilisés pour la promotion de ce second référendum.

 

Deux ans après le référendum d’autodétermination au Royaume Uni pour connaître la volonté de ces habitants à propos de sa place au sein de l’Union Européenne, personne ne sait où le pays va et les fractures régionalistes atténuées par l’Union Européenne, ont repris de l’ampleur.  Le gouvernement conservateur qui avait anticipé cette victoire du « Out » comme une consolidation des politiques menées auparavant, a pourtant obtenu des résultats très médiocres aux élections anticipées de juin 2017, élections législatives qui ont vu une perte de 12 sièges par le parti conservateur et une augmentation de 33 sièges pour le parti travailliste. Le gouvernement de Theresa May est profondément affaibli, tiraillé entre les partis du Brexit et ceux du « Remain » au sein même du parti conservateur. David Cameron qui avait milité contre le Brexit reste un membre influent de ce Parti. Le gouvernement actuel doit aussi encaisser la pression politique exercée par un parti travailliste qui a le vent en poupe, consolidé par une victoire d’un nombre important de sièges au Parlement de Westminster.

On assiste depuis 2016 et le référendum d’autodétermination à un accroissement du nombre de crises politiques au Royaume Uni. La figure de Theresa May qui avait été portée au pouvoir dans un seul but, celui de réaliser les résultats du référendum n’est pas assez forte, selon ses adversaires, pour continuer à mener le débat entre l’Union Européenne et le Royaume Uni. Certains parlent de Theresa May comme de l’un des Premiers ministres les plus incompétents de l’histoire récente.

Néanmoins, Theresa May, très résiliente, est parvenue le dimanche 25 novembre à la signature d’un traité de Brexit avec les 27 pays de l’Union européenne. Mais son entrée en vigueur dépend encore de sa ratification par le Parlement britannique. Il s’agit sans doute de la partie la plus difficile pour Theresa May.

 

 

 

 

Brexit ou l’Exit d’un Royaume Uni divisé (3/4)

Louis G.K.Ferrand, Bogotá 

 

L’Écosse

Une autre région où les volontés d’indépendance sont très présentes est bien entendu l’Écosse. Ce projet d’indépendance est porté par le parti SNP (Parti National Écossais) majoritaire au Parlement écossais et au pouvoir en Écosse.

On peut voir dans les votes du référendum pour l’auto-détermination, une grande fracture entre la région écossaise et le reste du royaume. Les écossais ont majoritairement voté (62%) pour rester dans l’union européenne mais ce vote europhile n’a pas pu faire pencher le référendum vers une décision de rester dans l’union européenne. En effet l’Écosse, ne représente que 2 679 513 votes sur les 33 551 983 que compte au total le Royaume Uni.

 

Le Brexit pose un énorme problème et  ravive des volontés indépendantistes en Écosse car c’est une région autonome du Royaume Uni et qui possède son propre parlement. Celui-ci est majoritairement indépendantiste. Le parlement compte sur ses 129 sièges au total, 63 sièges en faveur du parti SNP profondément indépendantiste et 6 sièges sont occupés par le Parti Vert également en faveur de l’indépendance et de la décentralisation. Ce qui représente une majorité.

 

 

Manifestation pro-européenne à Édimbourg en 2017

 

Depuis le référendum de 1997 qui déboucha sur le « Scotland Act » signé en 1998, le parlement écossais est autonome par rapport au parlement britannique. Le « Scotland Act » a donné au parlement écossais, les pouvoirs législatifs auparavant dévolus au Parlement britannique. « The Scottish Parliament » peut donc voter ses propres lois. En réalité, le rôle principal de ce parlement est de décider si oui ou non, toutes les lois votées par le Parlement Britannique doivent être appliquées en Écosse. Le Parlement Britannique se réserve le droit d’amender certaines lois du Parlement Écossais, et de réduire le champ de ces domaines de compétences. C’est en quelque sorte, une liberté et autonomie conditionnelle.

Le mardi 15 mai 2018, le parlement écossais a rejeté le projet de loi britannique qui organise la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne. Il s’agit d’une première qui pourrait déboucher sur une crise constitutionnelle. Une coalition s’est ainsi formé avec comme chef de file le Parti national écossais, parti majoritaire et actuellement au pouvoir lui-même appuyé par le Parti travailliste, les Libéraux-démocrates et les Verts face au Parti Conservateur. Le Parti Conservateur est la branche écossaise du Parti Britannique favorable à Londres et contre l’indépendance de la région écossaise du Royaume Uni. Les parlementaires écossais ont donc adopté une motion par 93 voix contre 30 qui refuse de consentir au projet de loi mené par Theresa May organisant la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne.

 

Discours pro-européen de Nicola Sturgeon devant  le Parlement écossais le 13 mai 2018

 

Les principales crispations entre Londres et Édimbourg tournent autour des futures répartitions des différents pouvoirs. En effet, comme l’Écosse est une région autonome, elle doit pouvoir prétendre à une autonomie certaine. Mais dans l’amendement de la loi du Retrait qui voudrait organiser la sortie du Royaume Uni rédigée par Londres, il n’y a aucune reconnaissance de cette autonomie, autonomie actuellement respectée selon les accords signés avec l’Union Européenne. Cette répartition des différents pouvoirs entre le Parlement Anglais et les différents Parlements régionaux, n’est pas seulement accordée à l’Écosse mais aussi au pays de Galles et à l’Irlande du Nord. Cette autonomie des régions était présente dans de nombreux domaines tels que la pêche, l’agriculture, l’environnement, la justice et l’éducation. Des domaines spécifiques dans lesquels il y avait des responsabilités décentralisées. Le Parti indépendantiste écossais se plaint du non-respect du consentement du parlement écossais notamment sur la politique future des accords commerciaux dans la loi de retrait de la part du gouvernement de Theresa May.

 

Le Parlement écossais qui s’est senti dupé par le Parlement Anglais, a amendé une loi « d’urgence » qui donne au gouvernement écossais la possibilité de rester cohérent avec l’Union Européenne, malgré le Brexit . En clair, cette loi pousserait l’Écosse un peu plus vers l’indépendance. Des pouvoirs auparavant dévolus à Londres, seraient dorénavant attribués à Édimbourg. Mais pour que ce bouleversement constitutionnel puisse être effectif, il faudrait que le parlement de Westminster le valide. Or, depuis le référendum de 1997, le parlement écossais est en mesure d’émettre ces propres lois, conférent ainsi une certaine autonomie écossaise par rapport à Westminster. En ne reconnaissant pas cette loi et en refusant de l’amender, le parlement britannique pourrait ainsi causer une crise constitutionnelle.  La porte parole du parlement écossais précise que dans les négociations avec l’UE, « le Royaume-Uni veut juste nous consulter, alors que la Constitution (Écossaise) nous donne le droit au consentement. »

L’objectif de cette coalition n’est pas d’empêcher le Brexit car il a été voté, mais de défendre aux mieux les intérêts de l’Écosse, qui voit, il est vrai, un avenir plus radieux dans une aventure européenne. Les écossais ont majoritairement voté pour rester dans L’Union Européenne. Leurs principales revendications étant de rester dans le marché unique et dans l’union douanière.

Un « hard » Brexit aurait en effet des conséquences très néfastes pour l’Écosse, ils ont donc tout intérêt à négocier une transition en douceur et non à une rupture brutale. La plupart des économistes écossais sont d’accord pour chiffrer une baisse de 9% du PIB sur les prochaines décennies de l’économie régionale écossaise avec un « Hard Brexit». Mais c’est également sur le tourisme et les échanges culturels et intellectuels que les manques seront les plus grands, dénonce un député du parti Vert. Des aides ont déjà été mises en place pour pallier à la crise qui selon eux devrait avoir lieu avec le Brexit, notamment un maintien annoncé du programme qui permet aux étudiants européens de venir étudier en Écosse sans payer des frais d’inscriptions supplémentaires.

Avec une coalition puissante menée par un parti profondément indépendantiste au pouvoir, se pourrait-il que des résurgences indépendantistes liées à l’échec du référendum de 2014 puissent apparaître et devenir une menace pour un Royaume unifié ?

Brexit ou l’Exit d’un Royaume Uni divisé (2/4)

Louis G.K.Ferrand, Bogotá 

 

L’Irlande

Les plus grosses tensions se trouvent sur la frontière entre la République d’Irlande et la région d’Irlande du Nord rattachée au Royaume Uni. Ces tensions sont directement reliées à la guerre civile d’Irlande du Nord qui se serait terminée selon les différentes interprétations, en 1997 ou 2007 à la suite de la signature d’un accord de paix et de désarmement avec différents groupes non étatiques militants pour l’indépendance de l’Irlande du Royaume Uni et son rattachement à l’état d’Irlande.

 

Les tensions sont toujours présentes en Irlande du Nord, notamment d’ordre confessionnel et communautaire. En effet, on peut encore assister à des scènes dignes des troubles secouant l’état d’Israël causés par la problématique Palestinienne. On peut voir au détour d’une rue de la « capitale » de l’Irlande du Nord, Belfast, des immenses murs en béton d’une dizaine de mètres de haut… du même type que le mur séparant la bande de Gaza d’Israël. Ces murs nommés « Peace Walls », sont des murs assurant une séparation distincte des quartiers catholiques et protestants, leur destruction est programmée pour dans 10 ans. Leurs rôles étaient de protéger les différents quartiers des violences provoquées par les autres quartiers environnements.

Ces murs nommés « Peace Walls », sont des murs assurant une séparation distincte des quartiers catholiques et protestants, leur destruction est programmée pour dans 10 ans. Leurs rôles étaient de protéger les différents quartiers des violences provoquées par les autres quartiers environnements.

 

On peut comprendre que dans un tel contexte, le rétablissement d’une frontière physique impliquant des douanes et des contrôles entre l’Irlande du Nord et la république d’Irlande pourrait raviver les problématiques d’indépendance et de communautarisme. Certains groupes tels que la

« Continuity Irish Republican Army » ou bien « La Real Irish Republican Army » continuent toujours la lutte armée car ils ne sont pas signataires du Traité du Vendredi Saint, et pourraient se faire catalyseur de la reprise de la guerre civile. Différents groupes signataires de l’IRA pourraient également se réactiver.

 

Frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande :

Traduction :  Respecter le vote « rester ». Attention, s’il y a une frontière dure, cette route sera fermée à partir de Mars 2019. Communautés frontalières contre le Brexit 

 

 

 

La reprise d’une lutte plus active par les différentes mouvances de L’IRA ou du Sinn Féin favoriserait ainsi une dégradation des relations entre les différentes communautés catholiques et anglicanes qui sont soutenues par le gouvernement. De telles conditions sociétales pourraient voir une résurgence de différents groupes insurrectionnels et armés en Irlande. L’avantage principal pour le Royaume Uni et l’Irlande du Nord faisant tous deux partis de l’espace Schengen, signifiait qu’un citoyen du Royaume Uni n’avait pas besoin d’un visa pour pouvoir se rendre en Irlande du Nord, et inversement. La réussite des accords de paix du Vendredi Saint, en 1998, était notamment due à une démilitarisation de la frontière Anglo-irlandaise et que cette démilitarisation permit alors un libre échange total et effectif.

 

Si la procédure de sécession du Royaume Uni de l’Union Européenne est menée à son terme, c’est entre le nord et le sud de l’Irlande que se situera l’unique frontière terrestre entre le Royaume Uni et l’Union Européenne le 29 mars 2019. Mais, l’une des clauses les plus importantes de l’accord de paix entre les différentes mouvances de L’IRA et le gouvernement Britannique signé en 1998 était la totale liberté des personnes et des marchandises pour traverser la frontière entre les deux pays. Il n’existe plus aucune frontière physique à proprement parler entre les deux pays et le passage de la frontière se fait actuellement sans vraiment la remarquer.Un retour 20 ans en arrière est-il donc voulu par les deux camps ?

 

La première réaction des britanniques vint de Theresa May qui a appelé l’Union Européenne à revoir sa position sur la frontière entre l’Irlande du Nord et la république d’Irlande et à faire preuve de plus de souplesse. Le Royaume-Uni, l’Irlande et l’UE ont promis de ne pas matérialiser la frontière afin d’éviter tout possible retour à la violence entre le camp indépendantiste et le camp loyaliste à Londres.

 

En décembre dernier, lors d’un conseil européen, l’Union Européenne et le Royaume-Uni s’étaient mis d’accord sur l’absence de frontière entre les deux parties, un « back-stop », stratégie consistant à fournir un soutien faible ou une protection contre le pire, évidemment le pire étant  de raviver les tensions. Cette absence de frontière suggérait le maintien de l’Irlande du Nord dans le marché commun et l’union douanière européenne. Ce qui concrètement équivaudrait à l’instauration d’une frontière imaginaire au milieu de la mer d’Irlande et donc à une perte de la suprématie flagrante pour le Royaume Uni sur la région d’Irlande du Nord.

 

 

 

 

Caricature de Million comparant Theresa May à l’amiral Nelson face à l’Europe

 

 

 

 

Mais quelques mois plus tard, Theresa May, énonça lors d’un discours à Belfast le 20 Juillet dernier devant un publique de cols blancs irlandais, un changement de cap complet. Ce soudain revirement peut être associé à la conséquence d’un mois particulièrement tumultueux pour Theresa May durant lesquels deux des principaux ministres Pro Brexit de son gouvernement ont démissionné prétextant qu’avec la proposition de Theresa May de ce « back-stop » entre l’Irlande du Nord et la République, l’essence même de l’esprit du mouvement pro Brexit n’était pas respectée.

« Aucun Premier ministre britannique n’accepterait jamais (la division du Royaume Uni) » a-t-elle donc déclaré il y a deux mois devant ce parterre Irlandais. Cette déclaration a été suivie par la parution dans un livre blanc, de la proposition de Theresa May d’instaurer une zone d’union douanière commune entre l’Irlande du Nord et de l’UE. Mais cette zone de libre-échange n’est pas totale car elle ne sera valable que pour les biens. Les 25.363 milliards de Livres que représentent les exportations de biens anglais vers la république d’Irlande, pourrait être l’une des explications de cette « concession ». Il est certain que les services qui représentent près de 80 % de l’économie britannique n’entreront pas dans cette zone économique exclusive. Cet accord impliquerait également la fin de la libre circulation des individus des deux côtés de la frontière de l’île Irlandaise. La démission de deux de ses principaux ministres, celui du Brexit et celui des Affaires étrangères, a poussé Theresa May à un amendement à une loi sur le commerce qui rendrait illégale toute possibilité pour l’Irlande du Nord de se situer en dehors du territoire douanier britannique. La situation est donc actuellement bien plus encline à la résurgence de graves troubles en Irlande du Nord : Une position bien plus dure de la part de Londres.

 

La question reste donc en suspens.

Pour l’Union Européenne, on ne peut pas négocier l’installation d’une zone de libre-échange entre le Royaume Uni et l’Union sur la base d’une seule des quatre libertés, la libre circulation des biens, indépendamment de la libre circulation des services, des capitaux et des personnes. Surtout que dans le cas présent, l’unique bénéficiaire serait le Royaume Uni et la perte des trois autres libertés représenteraient des facteurs insurrectionnels très importants pour la reprise de troubles en Irlande du Nord. Michel Barnier, le négociateur européen a notamment ajouté « Pourquoi voudrait-on affaiblir le marché unique, qui est notre principal atout […] juste parce que le Royaume-Uni souhaite en sortir ? ».

 

 

Theresa May le 20 juillet 2018 à Belfast

 

 

 

 

Michel Barnier devant la Commission Européenne le 6 septembre 2018

 

 

 

 

Pour Theresa May, le pari est double en proposant ces mesures bien plus dures, celui de montrer à son parti conservateur déchiré que sa stratégie est la bonne et que son gouvernement et le Royaume Uni gardent encore le contrôle et restent maître des négociations. Theresa May a énoncé que « C’est désormais à l’UE de répondre. Pas simplement en retombant sur ses positions précédentes qui ont déjà prouvées qu’elles ne peuvent fonctionner. Mais en faisant évoluer sa position ».

Michel Barnier a souligné que « Le débat semble encore en cours au Royaume-Uni » à l’image du chaos au sein du gouvernement et que les propos de Theresa May n’auraient peut-être plus autant de valeur d’ici quelques mois. L’échéance de la sécession du Royaume Uni de l’Union Européenne est de plus en plus proche : le 29 mars 2019. Toutes les parties savent qu’un Brexit sans aucun accord conclu au préalable serait, économiquement, la pire des solutions.

 

Voilà maintenant deux ans que la voie du Brexit a remporté le referendum et que Theresa May est premier ministre. L’historien anglais, John Laughland estime que Theresa May, en grande difficulté chez elle, dans son propre parti et au gouvernement, comme face à Bruxelles, n’arrivera pas à négocier une sortie avantageuse pour son pays.

Brexit ou l’Exit d’un Royaume Uni divisé (1/4)

Louis G.K.Ferrand, Bogotá 

 

Le 11 juin 2016, un référendum mené par l’ex Premier Ministre, James Cameron a provoqué la sécession du Royaume Uni de l’Union Européenne après 39 années d’aventure commune. Le Royaume Uni avait sous le mandat de Edward Health, le 1 janvier 1973 rejoint la CEE. Mais de nombreuses dissensions ont perduré du fait que le Royaume Uni était principalement intéressé par les avantages économiques que représentaient une adhésion à cette zone économique exclusive et unique au monde. Les différentes transformations fédéralistes avec le traité de Maastricht notamment, ont suscité des interrogations auprès des Anglais. David Cameron premier ministre à l’époque avait, lors de sa campagne de réélection en 2015, obtenu des reports de vote en exprimant sa volonté de mener un référendum d’autodétermination sur la question Européenne. L’objectif était d’obtenir pour son parti, les conservateurs et avec l’aide nouvelle de L’UKIP (  ) de Nigel Farage profondément eurosceptique, une majorité au parlement et ainsi pouvoir maintenir son poste de Premier Ministre.

 

Pourtant 1 an après, la place du Royaume Uni dans l’Union Européenne, semblait nécessaire pour David Cameron, qui devient alors l’une des figures majeures de la campagne en faveur du vote In (rester). En opposition à l’opinion de David Cameron sur la question, les anglais choisirent à 51,9 pour cent des voix exprimées de quitter l’Union Européenne. Par conséquent, David Cameron, maintenu au siège de premier ministre avec la promesse de ce référendum, démissionna dans la matinée du 24 juin sur le perron du 10 Downing Street tout en regrettant le choix d’une majorité d’anglais « Je ne crois pas qu’il serait bon pour moi que je sois le capitaine qui dirige le pays vers sa destination ». Laissant trois mois à son futur successeur d’engager le processus de désengagement du Royaume Uni de L’UE, Théresa May, issue du parti Conservateur, fut désignée, seconde femme à occuper le siège de premier ministre et inscrite dans la lignée de Margaret Thatcher contre la promotion d’une Europe libre-échangiste au sein de la communauté économique européenne, 28 ans plus tard.

 

                Carte réalisée par le Figaro annonçant les résultats du référendum d’autodétermination de 2016

 

Malgré des problèmes économiques résultant d’une chute du cours de la Livre de 25 pourcents depuis janvier 2016 face à l’Euro, notamment liée aux différents acteurs qui voient dans la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne une baisse de sa croissance, c’est sur le plan politique que cette sortie pose actuellement les plus gros problèmes au gouvernement de Theresa May. Des problèmes faisant resurgir des velléités d’indépendance au Royaume Uni et le réveil d’une jeunesse étudiante europhile qui voit dans l’aventure commune avec l’union européenne un futur plus rose.

Un sommet en creux

Mariano Fernández, Lima  

Article publié dans Chaski, la revue du lycée franco péruvien de Lima

 

Le très attendu VIIIème “Cumbre de las Américas”  a eu lieu le 13 et 14 avril à la ville de Lima réunissant les 34 dirigeants des pays du continent américain (où celle-ci était l’idée). Le sommet avait le but de discuter des sujets politiques, économiques et sociaux communs à tout le continent. Le sujet plus précisément était “Gouvernance démocratique face à la corruption”.

Le continent américain a la particularité d’être à la fois uni et désuni. Il est uni géographiquement, mais il n’y a pas d’unité géopolitique entre les pays de la zone. C’est vrai qu’ils existent des organismes regroupant plusieurs pays du continent comme par exemple l’OEA ou l’Alliance du Pacifique, mais il n’y a pas une association politico-économique au niveau de l’Union Européenne où on établisse des institutions communes. Depuis 1994, les pays américains se réunissent dans la “Cumbre de las Américas”. Celle-ci serait un premier pas pour unifier le continent et assurer son développement durable. De plus, puisque Lima était le siège de l’édition du 2018, le Pérou allait recevoir beaucoup d’exposition, de reconnaissance, notamment dans la presse internationale, grâce à la participation de dirigeants importants des pays les plus puissants comme les Etats-Unies ou le Canada.

Néanmoins, le sommet ne s’est pas déroulé comme on l’espérait. Plusieurs conditions n’ont pas permis cela.

 

Un sujet ironique

 

En premier lieu, “Gouvernance démocratique face à la corruption” est un thème important à traiter dans le continent, mais est très ironique comme choix de sujet du sommet. Le fait d’inviter les dirigeants des pays de l’Amérique du Sud à discuter sur des moyens pour lutter contre la corruption, pendant que la majorité sont accusés dans l’affaire Odebrecht est paradoxale. De plus, le pays d’accueil est le Pérou, pays où les 4 derniers présidents (Kuczynski, Humala, García et Toledo) sont soupçonnés ou impliqués dans de cas de corruption et blanchiment d’argent.

 

Le professeur de relations internationales de l’Universidad Estatal de Rio de Janeiro, Paulo Velazco, dit que c’est le “paradoxe de l’Amérique Latine que nous voyons les derniers mois, ou années”. C’est le fait que “malgré l’implication d’hommes politiques importants dans des scandales de corruption, on [les pays] essaye de démontrer qu’on vit une normalité institutionnelle”.

 

   De gauche à droite:   MM Vizcarra Président du Pérou, Santos Président de Colombie, Piñera Président du Chili, Peña Nieto Président du Mexique,  et Trudeau Premier ministre du Canada

 

Le changement du président

 

En plus, c’était l’ancien président Pedro Pablo Kuczynski qui a organisé le sommet pendant son mandat. Pourtant, il n’a pas pu participer à cause de sa démission après qu’il a été accusé de corruption. C’est donc, Martin Vizcarra, institué président le 23 mars qui a présidé le sommet après seulement 3 semaines de mandat: était-il en pleine capacité et légitimité?

 

 

Des présidents absents

 

Le sommet devait aussi symboliser l’union des pays d’Amérique face aux différents problèmes existants dans la région. Mais le Pérou (à travers le Groupe de Lima qui regroupe 17 pays dont le Mexique, le Canada, le Brésil, etc) a désinvité le président du Venezuela Nicolas Maduro. Le Pérou trouve que la “rupture de l’ordre constitutionnel” en Venezuela est anti-démocratique et le fait de retirer l’invitation au président au sommet pourrait exercer une pression sur Venezuela pour améliorer sa situation. Mais d’un autre côté cette raison est totalement paradoxale selon l’analyste politique et ancien Ministre de l’Intérieur Fernando Rospigliosi, puisqu’ en 2015, lors de la “Cumbre” en Panamá, le président Evo Morales a été invité, malgré ses pratiques jugées peu démocratiques par certains. Il a été même invité au sommet de Lima.

 

Un autre président a plutôt choisi de ne pas venir au Sommet. C’est le président des Etats-Unis Donald Trump. Il s’agit du premier président des États-Unies à ne pas assister à ce sommet. Il a décidé de ne pas assister afin de continuer à superviser la situation de la Syrie depuis la Maison Blanche. Cette décision a été ressentie négativement par les présidents d’Amérique Latine, qui la considèrent comme un signe de mépris. Maduro justement a même dit que Trump voit Lima comme un “arrière-cour” et qu’il ne veut pas s’asseoir avec les présidents des pays d’Amérique du Sud puisqu’ils ne sont rien pour lui. Sa fille, Ivanka Trump et le vice-président, Mike Pence ont donc assisté à sa place. .

 

          Finalement, le président équatorien Lenín Moreno a du retourner immédiatement à son pays avant même que l’événement commence. Il a décidé cela lorsqu’il a appris que 3 journalistes de son pays avaient été enlevés et assassinés par un groupe armé.

Malgré toutes ces contraintes, le sommet a pu quand-même arriver à des conclusions. À la fin de la “Cumbre de las Américas”, les pays ont approuvé un document de compromis contre la corruption. Des mesures comme “Protéger le travail des journalistes et personnes qui investiguent des cas de corruption” ou “Renforcer la transparence des financements des campagnes électorales” ont été signés par les différents pays.

Mais on reste de toute façon avec la sensation de déception quant au déroulement de l’évènement. On peut se demander si les pays de l’Amérique arriveront un jour à véritablement s’organiser.

Une crise fratricide entre pays de l’or noir

Louis G.K. Ferrand, Bogotá   

 

Le 5 juin 2017 débutait l’une des nombreuses crises secouant aujourd’hui le Moyen Orient. Une crise démonstrative de la volonté d’expansion de la puissance de l’Arabie Saoudite par son jeune et nouveau dirigeant, le prince héritier Mohamed Ibn Salman sur les terres limitrophes de la péninsule Arabique. La victime de cette néo guerre froide est une monarchie pétrolière, frontalière et premier exportateur de gaz naturels liquéfié au monde, on parle du Qatar. L’Arabie Saoudite a ainsi coupé toute relation économique et diplomatique avec cette petite monarchie pétrolière entrainant avec lui différents pays tels que les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l’Égypte.

 

 

Cette coalition de pays avance le fait que le Qatar et son gouvernement, représenté par l’émir Tamim Ibn Hamad Al Thani soutient financièrement des groupes islamistes radicaux et surtout, lui reproche son rapprochement avec l’Iran, puissance régionale rivale de l’Arabie Saoudite. L’Iran étant pour l’Arabie Saoudite sunnite, le principal adversaire de la région en terme politique, économique mais également et surtout idéologique. Ces deux puissances régionales cherchent à être chef de file des deux branches majoritaires de l’Islam.

Le jeune dirigeant Saoudien, à l’origine de cette crise diplomatique entre l’Arabie Saoudite et le Qatar aurait cependant pu trouver des points communs avec son nouvel ennemi. En effet, l’émir de Doha a accédé aux pouvoirs de la même manière que lui, grâce à l’abdication de son père. Il est également wahhabite, mouvement politico religieux de l’Islam sunnite qui prône un retour aux sources de l’islam et qui insiste avant tout sur l’unicité absolue de Dieu.

Même si l’émir du Qatar est un peu plus libéral, du fait que les femmes ont le droit de vote aux élections municipales, ils sont tous deux de la même génération et à l’image d’une nouvelle classe de dirigeants arabes, jeunes et dynamiques, élevés à l’occidentale.

Un an et demi après cette tentative de déstabilisation politique, Riyad a tout perdu. En effet, après la fermeture des frontières et la fin des relations diplomatiques et commerciales, le régime Qatari a su rebondir sans perdre de sa stabilité, malgré quelques problèmes d’ordre pratique pour Doha telle que l’interdiction formelle à Qatar Airways de survoler le territoire saoudien. Cette interdiction créa les premiers jours une situation cocasse durant laquelle, le Qatar a dû louer une compagnie étrangère pour rapatrier les pèlerins qataris qui se trouvaient à la Mecque. Par ailleurs, les pertes du régime saoudien se soldent en millions de dollars d’exportations de nourriture notamment. Mais c’est sur le plan politique et des relations internationales que Riyad a le plus perdu, un véritable renversement de situation.

Le Volteface pratiqué par le Qatar est la parfaite illustration du proverbe, « l’ennemi de mon ennemi est mon ami ». Le principal ennemi de l’Arabie Saoudite étant l’Iran, Tamim Ibn Hamad Al Thani a donc engagé un fort rapprochement diplomatique entre son pays et la république islamique. Pour l’Iran, la situation est tout à son profit car deux ans auparavant, des relations aussi proches n’auraient pas pu être envisageables avec ce pays Sunnite frontalier de son grand ennemi idéologique et religieux.

Ce rapprochement entre les deux pays se constate premièrement par le ravitaillement alimentaire organisé pendant les premiers jours de la mise sous embargo, ravitaillement vital car la petite monarchie wahhabite n’aurait, selon certaines sources, que 17 jours d’autosuffisance alimentaire. Mais Téhéran a également ouvert son espace aérien   à la compagnie nationale Qatar Airways pour une continuité des vols commerciaux. Le président Hassan Rohani a reformulé sa volonté de renforcer les partenariats  économiques entre les deux pays et pour la presse iranienne, les secteurs agricoles, alimentaires et textiles seraient principalement concernés.

Ayatollah Ali Khamenei (leader Iranien) avec L’émir Qatari Tamim Ibn Hamad Al Thani

Mais également, fait plus étonnant, c’est la Turquie d’Erdogan qui a su devenir un partenaire indispensable et allié de poids pour le Qatar. En effet, la Turquie a installé une base militaire permanente sur le sol Qatari. L’occident, allié traditionnel du régime Saoudien pour lequel les ravitaillements de pétrole sont une nécessité, n’a pas réellement engagé de procédure diplomatique et économique envers le Qatar. Le Qatar a mené une diplomatie dit du chéquier en multipliant les gros contrats d’aviation et d’armement avec la France, le Royaume Uni, l’Italie et les États-Unis. Tamim Ibn Hamad Al Thani a également approuvé un projet de loi autorisant des investisseurs étrangers à détenir 100% des parts d’une entreprise qatari. Ainsi, la politique mise en œuvre par Riyad permet au Qatar de proposer un marché suffisamment attractif pour les pays développés, au détriment de l’Arabie Saoudite.

Le gouvernement de Trump appuyant les accusations premières de Riyad « Qatar, grand financier du Terrorisme » a, un an après, changé d’état d’esprit notamment grâce à des trésors de lobbying développés par Doha. Le 15 janvier 2018, Donald Trump a officiellement « remercié le Qatar pour son combat contre le terrorisme et toutes les forces d’extrémisme ». En réaction au blocus de l’Arabie Saoudite, un grand sentiment de patriotisme s’est développé au sein de la population Qatarie et la cote de l’émir n’a jamais été aussi haute.

La « guerre froide » déclenchée par la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite, il y a un an et demi, n’a par conséquent pas atteint les objectifs attendus par Riyad et son prince héritier Mohamed Ibn Salman à l’origine de cette crise diplomatique, assiste au renforcement de l’Iran comme puissance régionale. Le Qatar pays majoritairement sunnite dirigé par un émir wahhabite, s’est très fortement rapproché de Téhéran. L’occident et les États-Unis traditionnellement gendarmes du moyen orient, ne se sont que très peu fait entendre et depuis le début de l’année 2018, sont ouvertement en désaccord avec la politique menée par Riyad. Le patriotisme n’a jamais été aussi haut dans la péninsule Qatarie.

Malgré l’augmentation des budgets militaires des deux camps, une intervention armée Saoudienne ne semble pas envisageable. Le pays est actuellement engagé dans un conflit avec le Yémen qu’il n’arrive pas contrôler et le monde extérieur ne le permettrait pas car cela représenterait une clôture immédiate du plus grand champ gazier du monde.

Seulement, le Qatar ne peut pas vivre indéfiniment sous le coup d’un blocus économique. Un changement de la situation dépend de l’entêtement de l’Arabie Saoudite et de comment les différentes forces en puissance impliquées dans la crise, vont continuer à agir. L’annonce de Riyad le premier septembre dernier, de construire un canal sur la frontière entre les deux pays, transformant ainsi le Qatar en île, ne présage évidemment pas d’une résolution de la crise.

Rétrospective 2017-2018: Washington DC

 

 

  • Arts et spectacles
  • Économie
  • Vie politique
  • Faits de société
  • Relations internationales

 

Les élèves de la classe de 1ere ES, Lycée Rochambeau, Washington D.C. 

 

27 Janvier

Vie politique

Relations internationales

 

Travel Ban

Only six days after Donald J. Trump took office as the United States President, one of his first actions was the executive order 13769, which is also known as the Travel Ban and Trump’s Muslim Ban across the United States. This Travel Ban was issued on January 27 2017, its main purpose, according to POTUS, is “to protect the American people from terrorist attacks by foreign nationals admitted to the United States”, yet the result of this executive order on immigrants is utterly tragic. Based on several accounts from legal immigrants, the effects of this ban have proven to prevent people from entering the country on an unfounded basis or for purely racist and islamophobic reasons since the ban affects muslim and other arab countries, which goes against the very values of the United States.

 

13 février

Arts et spectacles

 

Portraits Obama Quesques

Le 13 février 2018, ont été dévoilés au public les portraits officiels de l’ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, et de son épouse Michelle Obama. Le couple a ainsi rejoint la collection des portraits présidentiels et trône désormais fièrement à la National Portrait Gallery de Washington DC. Barack et Michelle Obama ont remercié chaleureusement les signataires des toiles: deux artistes afro-américains, Kehinde Wiley pour l’ex président et Amy Sherald pour l’ancienne première dame.

Through these two portraits, the artists paid a tribute to the origins of the Obamas and to the importance of a unique presidency.

 

14 fevrier

Faits de société

 

 

School Shootings

On February 14th, 2018, 19 year old Nikolas Cruz was arrested in Coral Springs for the mass shooting at Marjory Stoneman Douglas High School in Parkland, Florida. 17 were killed, 14 were wounded, and 5 were left with life-threatening injuries. He used an AR-15 semi automatic rifle and showed no signs of having an accomplice. The shooting began outside and continued inside, where the deaths of 12 of the victims occurred. The shooting had à huge impact on the country, sparking a demand for gun control.

 

On May 18th, 2018, Santa Fe High School is, in turn, victim of a mass shooting. Within half an hour, gunman Dimitrios Pagourtzis, a 17 year old student at the school had killed 10, leaving 13 others injured. In the aftermath of the Parkland School shooting, Santa Fe’s tragic loss only exacerbated those invested in the fight against the right to bear arms and added fuel to the fire concerning the already heated debate about stricter gun control and the 2nd Amendment

 

 

14 Mars

Faits de société

 

 

National school walkout #enough

Suite aux fusillades à l’école de Parkland en floride (17 morts), les élèves ont décidé de commémorer cet événement à travers une manifestation nationale.Ils ont manifesté contre les lois de contrôles des armes à feu. Cette marche a commencé à 10h et un silence de 17 minutes a permis de rendre hommage aux victimes de cette fusillade.

Ce débat est relancé suite à une nouvelle fusillade survenue à Santa Fe, au Texas, le 18 mai 2018.

  

 

 

24 mars

Faits de société

 

Marche for our lives

 La “Marche for our Lives” est un événement qui se déroula le 24 Mars 2018 a Washington D.C et dans de nombreuses grande villes américaines en réaction à la fusillade qui a eu lieu à Parkland, Floride, dans une école et causé le décès de 17 élèves ou membre du personnel de l’école. Entre 1.5 millions et 3 millions d’Américains sont descendus dans la rue pour participer à cette marche. Cette marche a été organisée par un élève du Stoneman Douglas high School qui se situe en Floride. C’est la première fois qu’une manifestation d’une telle ampleur a lieu. De nombreux adolescents ont pris la parole pour condamner l’utilisation légale d’armes à feu aux États-Unis.

 

23 avril

Faits de Société –

Vie politique –

Économie

 

Remise en cause de la neutralité du net

En 2015, l’administration du président Obama a fait passer une loi qui visait à garantir l’égalité et l’anonymat des utilisateurs d’internet. Les fournisseurs d’accès à internet, ne pouvaient par exemple ni accélérer, ni ralentir (ou bloquer) certains types de contenus. Puis en 2018, la FCC (Federal Communications Commission) a proposé d’abroger la neutralité du net : pour le dire simplement rendre payant certains flux de données. La fin de la neutralité du net devrait, ou aurait dû intervenir le 23 avril 2018. La controverse est importante. Certains gouverneurs s’opposent à cette mesure (Kate Brown dans l’Oregon notamment), des recours ont été lancés, et 52 des 99 sénateurs ont voté contre la suppression de la neutralité du net. À suivre…

 

 

24 avril

Arts et spectacles-Vie politique

 

États-Unis: un musée d’art palestinien espère changer les mentalités

 

Dans le Connecticut, la ville de Woodbridge accueille désormais le premier musée américain dédié à l’art palestinien. Ce dernier a pour but de bousculer les idées reçus sur le peuple palestinien. Woodbridge est une commune aisée situé près de New York, bien loin des millions de visiteurs.

Le musée d’art palestinien à pour objectif de changer les mentalités et de modifier la vision négative qu’ont les Américains du peuple palestinien. Avec l’attention négative portée par les médias, certains américains ont développé une vision négative du peuple palestinien. C’est  pourquoi Faisal Saleh, homme d’affaire palestino-américain, décide de construire ce musée pour offrir aux Américains une vision d’un peuple comme un autre, pour les palestiniens.

 

8 mai

Relations internationales
Vie politique

 

8 Mai 2018: Donald Trump annonce le retrait des États-Unis de l’accord Iranien

(Donald Trump annonce sur Twitter qu’il va se prononcer sur l’accord du nucléaire iranien, la veille du retrait officiel des États-Unis

En 2015, les États-Unis signent l’accord sur le Nucléaire Iranien avec l’Iran, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, et la Chine. En échange de la levée de lourdes sanctions économiques, l’Iran promet de réduire de 98% son enrichissement d’uranium et donc de renoncer à l’arme nucléaire.

Le 8 Mai 2018, les États-Unis se retirent officiellement de cet accord qui reposait sur leur ratification pour être en mesure de fonctionner. Le président Donald Trump avait promis de sortir de cet accord, qu’il qualifie de “désastreux”, lors de sa campagne présidentielle en 2016. Il déclare ainsi le rétablissement des sanctions envers l’Iran, ce qui a créé la discorde entre les États-Unis et leurs alliés européens, et aggravé les tensions entre l’Iran et Israël.

 

Par ailleurs, cet événement illustre une tendance au retrait du gouvernement américain depuis l’élection de Donald Trump. Revenons dans le temps et intéressons-nous à trois circonstances similaires.

 

12 octobre 2017: Les États-Unis annoncent officiellement leur retrait de l’UNESCO

Les États-Unis avaient pourtant contribué à la création de l’organisation après la Deuxième Guerre Mondiale afin de promouvoir la paix à travers les sciences, l’éducation et la culture. Le retrait du gouvernement américain marque donc une rupture brutale au sein de l’organisation. Mais quelles sont les causes de cette décision pour le moins radicale ? D’après le site officiel du département d’état américain, l’unique raison du retrait est la politique “anti-Israël” de l’UNESCO.

En effet, entre 2011 et 2017, les États-Unis ont diminué leur participation financière à l’UNESCO de 80 millions de dollars par an pour illustrer leur condamnation de l’importance donnée au sein de l’organisation à la Palestine et à l’Organisation de la Libération de la Palestine (OLP), qui possède depuis 1974 un statut d’observateur aux Nations Unies. Le retrait du 12 octobre 2017 vient donc simplement clore une politique qui, depuis des années, visait à créer une rupture entre les États-Unis et l’UNESCO.

 

1er Juin 2017: Donald Trump annonce le retrait des États-Unis de la COP 21

C’était une des promesses de campagne de Donald Trump, et le 1er Juin 2017 elle est devenue réalité. En effet, le président américain a exprimé en conférence de presse sa décision immédiate de retirer les États-Unis des accords de Paris, qui avaient été ratifiés par le gouvernement d’Obama en 2015. La raison principale de ce retrait: d’après Donald Trump, les accords sur l’environnement allaient porter atteinte à l’emploi dans le pays, et notamment dans les secteurs de l’extraction de ressources fossiles. Par ailleurs, le gouvernement du président Trump est connu pour être fortement climato-sceptique. En effet, le nouveau président a par exemple choisi Scott Pruitt, climato-sceptique affirmé, pour remplir le poste de dirigeant de l’agence de l’environnement américaine.

Malgré ce retrait de la part du deuxième plus gros pollueur du monde, de nombreux autres pays signataires, dont la Chine, ont réaffirmé leur volonté de respecter les accords de la COP 21.

 

19 juin 2018 : les États-Unis annoncent leur retrait du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

L’organisation est accusée par la représentante des États-Unis à l’ONU d’avoir « Pendant trop longtemps, [protégé] les auteurs de violations des droits de l’homme et il a été un cloaque de partis pris politiques » (source Le Monde 19/06/2018)

 

La sortie des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien (en poème, extrait)

 

L’Iran, L’Afghanistan, L’Irak et le Levant

Succombent aux fleuves rouges qui y affluent et cavalent

Succombent aux germes sinistres d’une morsure infernale

Une véritable violence qui n’a rien d’innovant

 Halte au saignement

Lorsqu’une force certes totalitaire tombera

L’Hydre islamiste aux nombreuses têtes se lèvera

Un contingent immoraliste affluera

Une virulente vague vagabonde débarquera

Nous en sommes donc là

14 mai

Relations internationales

 

Le déplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem

 

                     

Le 6 décembre 2017 le président des États-Unis Donald Trump a déclaré que Jérusalem devait être considéré comme la capitale d’Israël et a  décidé de déplacer l’ambassade des États-unis de Tel Aviv à Jérusalem. Cette décision a déclenché de nombreuses violences dans la région notamment à Gaza. Le déplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem a eu lieu le 14 mai 2018.

 

 

24 mai

Relations internationales

 

États-Unis-Corée du Nord

Less than one month before the historic summit between North Korean leader, Kim Jong Un and United States president, Donald Trump, the latter has decided to pull out of this meeting. Supposedly taking place in Singapore, this encounter was meant to encourage the denuclearization of the volatile North Korean nation, as well as mitigate the amplifying tensions between both leaders, even occurring at times through the medium of twitter.

Although Kim Jong Un claimed the destruction of its nuclear sites, president Trump felt nonetheless threatened by dangerous comments and perils presented by the North Koreans. In fact, in the formal letter sent to Kim Jong Un, Trump admits in an unsettled tone his displeasure with North Korea’s public show of their nuclear capacities and assures the United States’ “massive and powerful” bombing capabilities.

 

   Source: New York Times

 

 

25 mai

Faits de société

 

Affaire Weinstein: Début du procès à New York!

C’est Ronan Farrow, correspondant de NBC News qui, en décidant de publier dans le journal The New Yorker le témoignage de 13 femmes agressées sexuellement par Harvey Weinstein, déclencha cette polémique. Celle-ci, souvent surnommée par les médias “Affaire Weinstein” a fait l’effet d’une bombe. Elle va être le point de départ d’un vaste mouvement de dénonciation d’actes relevant de harcèlement ou d’agressions à caractère sexuel, à l’encontre du producteur américain et mais aussi de beaucoup d’autres personnalités connues du “showbiz”. Au total ce sont plus de soixante-dix femmes, pour la plupart des actrices, mannequins et salariées de la Compagnie Weinstein, qui ont déclaré avoir subi des agressions de la part de Harvey Weinstein.

 

 

8-9 juin

Vie politique
Économie

 

Le 44e Sommet du G7

Du 8 au 9 juin, au Québec, les sept chefs d’États et de gouvernements des pays membres de l’organisation pour la régulation collective de leurs pays se sont rencontrés dans le cadre du G7. Le Président Trump y est apparu isolé, après avoir annoncé qu’il souhaitait mettre en place des taxes sur certaines importations, notamment celles provenant de l’Union Européenne et du Canada ; un retour au protectionnisme et à l’isolationnisme qui suscite des inquiétudes.

En plus de ces tarifs et de cet isolement, le président Trump a lancé diverses attaques verbales contre ses alliés, les critiquant pour leur traitement “injuste” de sa nation, allant aussi loin que qualifier le Canada de menace contre la sécurité nationale du pays. Au cours de ce G7 la fracture entre les États-Unis et les autres pays membres s’est révélée béante, illustrée par la photo (devenue célèbre) prise pendant le sommet : le président Trump y apparaît les bras croisés, assis, seul face aux représentants des autres pays.

 

 

12 juin

Relations internationales

 

Sommet Trump-Kim: Quel est le bilan de cet événement historique?

Le 12 juin 2018, les chefs d’État de la Corée du Nord et des États-Unis se sont rencontrés à Singapour, après de nombreuses insultes et menaces jetées l’un à l’autre, des tests d’armes nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux, et une déclaration du président Trump le 24 mai que le sommet n’aura pas lieu, le tout devant un public international inquiet.

Vu l’hostilité entre les deux pays qui date des années 1950, cette rencontre est apparue comme un fait historique, et une opportunité réduire d’un cran la tension entre les deux pays, et favoriser le rapprochement entre les deux Corées.

Ce sommet est un symbole fort ; cependant, rien de concret n’a été décidé.

Dans la déclaration conjointe de M. Kim et de M. Trump, on trouve des termes ambigües qui incluent une promesse d’avancement dans les étapes de la dénucléarisation de la Corée du Nord. La déclaration n’inclut aucun calendrier précis, ni aucun protocole particulier ; ce vide sur le plan du contenu a été remarqué par la tous les commentateurs.

On peut néanmoins noter un changement dans le comportement du président Trump : le leader américain se montrant plus souple dans l’appréciation de la situation nord-coréenne.

 

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