Archives de Catégorie: Société

Colombie – Venezuela: crise sur la frontière

 

Louis G. K. Ferrand, Bogotá   

Une crise diplomatique, humanitaire et migratoire a lieu entre la Colombie gouvernée par le président de centre-droit Juan Manuel Santos et le Venezuela présidé par le socialiste Bolivarien Nicolás Maduro. Pour restituer le contexte, le Venezuela connaît dès l’été 2014 de graves troubles politiques depuis la baisse importante des cours du pétrole. Les Pétrodollars représentaient une manne financière dont le Venezuela ne pouvait se passer pour la viabilité de son fonctionnement car ces revenus liés à l’or noir représentaient avant la crise, 96 % de ses gains. La Colombie est quant à elle dans une période de renouveau à la suite de la signature d’un traité de paix entre le gouvernement et la principale force d’opposition, les FARC-EP. Pourtant les territoires contrôlés par les guérillas communistes sont peu à peu repris par les groupes narco trafiquants. Un problème est chassé par un autre.

 

La Colombie aspire à une place plus importante et majeure sur l’échiquier international. Elle souhaite devenir la nouvelle puissance régionale en l’Amérique latine et reste en quête d’une respectabilité internationale plus forte. Le gouvernement de Nicolás Maduro cherche quant à lui à garder sa place de puissance militaire régionale mais qui est déstabilisée par de graves troubles sociaux. Il doit parvenir à démontrer à ses citoyens que son pouvoir, certes fragilisé, a encore les moyens de répondre et si besoin de repousser les rodomontades de ses voisins.

Le réchauffement de la crise entre les deux pays est dû au communiqué du gouvernement de Nicolás Maduro daté du 19 août 2015 qui déclare la volonté des autorités vénézuéliennes de refréner l’expansion du para militarisme en Colombie. En effet, ce gouvernement de gauche a aidé les forces d’opposition marxistes luttant contre le gouvernement Colombien et qui ont des idéologies similaires. Ce n’est qu’une étape de plus dans l’escalade des tensions présentes depuis longtemps déjà. Seulement, la situation a changé depuis les années 1990 car les rôles ont été intervertis. En effet, le Venezuela qui était à l’époque un pays prospère est maintenant proche d’une guerre civile généralisée dans tout le pays. La Colombie qui était en proie à de graves troubles sociaux liés aux guérillas et groupes paramilitaires a maintenant retrouvé une stabilité et une croissance positive (2 % en 2016). Ce communiqué est la réponse du gouvernement de la république Bolivarienne qui, selon sa version, est le résultat d’une embuscade contre la force publique vénézuélienne par un groupe paramilitaire opérant dans la zone frontalière.

Cela aboutit à la mise en place de l’état d’exception dans plusieurs municipalités des États de Táchira, de Zulia, d’Apure et d’Amazonas, états limitrophes avec la Colombie. Cet état d’exception provoque des exercices militaires importants proches de la frontière et attribue des pouvoirs spéciaux aux militaires et autres forces de sécurité, y compris des groupes civils organisés afin de maintenir l’ordre et défendre le pays d’une agression extérieure. Cet état d’exception, amplifie l’état d’urgence économique et il permet au gouvernement de prendre le contrôle des sources d’approvisionnement, d’aliments et de produits de première nécessité ainsi que les sources d’énergies pour faire face à la pénurie qui frappe le pays. Cet état d’exception a aussi provoqué la fermeture de certaines portions de la frontière entre les deux pays.

Cette fermeture des frontières entre les deux pays intervient avec le départ et l’expulsion de certains des 20 000 ressortissants Colombiens résidents au Venezuela, dont plus de 85 % volontairement selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Le 27 août 2015, une rencontre est prévue au niveau du pont international Simón Bolívar reliant les deux pays mais elle n’a finalement pas lieu car le représentant de Nicolás Maduro ne permet pas au représentant Colombien de rentrer sur le territoire vénézuélien afin de traiter du sujet des migrants. Dans la foulée, Bogotá rappelle son ambassadeur au Venezuela. C’est la première fois en cinq ans de présidence que J.M. Santos décide de faire revenir son ambassadeur, alors qu’il tentait jusqu’alors de rétablir de bonnes relations entre les deux pays, relations qui étaient très tendues. Le gouvernement vénézuélien réplique en faisant de même avec son ambassadeur en poste à Bogotá.

Delcy Rodríguez, qui est l’actuelle présidente de l’Assemblée nationale du Venezuela et qui fut la ministre des Relations extérieures de 2014 à juin 2017, déclara à cette occasion que « les relations avec la Colombie vont être totalement revues en raison des agressions auxquelles fait face son peuple du fait des paramilitaires et de la guerre économique ». Une citation qui montre bien les problèmes à venir.

La frontière colombo vénézuélienne est actuellement soumise à de fortes tensions du fait que de très nombreux vénézuéliens fuient le pays en réaction à la grave crise économique et aux problèmes de violence et de corruption de l’Etat qui réduit le champs des libertés personnelles. En effet, la plupart des pouvoirs constitutionnels sont aux mains du parti de Nicolás Maduro. Le président de la république française Emmanuel Macron déplore à ce sujet, « les atteintes répétées à l’état de droit et aux droits de l’homme, il a également souligné l’inquiétude de la France face à la dégradation de la situation humanitaire au Venezuela et ses répercussions sur les pays voisins, [regrettant que] les autorités vénézuéliennes continuent à refuser toute aide internationale. »

Les chiffres illustrant ces exodes massifs sont assez impressionnants car selon Christian Krüger, directeur du service colombien des migrations, le pays compte déjà 600 000 Vénézuéliens, un chiffre qui pourrait dépasser le million d’ici à quelques mois. Officieusement, on parle de deux millions de Vénézuéliens présents en Colombie tantôt   légaux tantôt clandestins. La Colombie voit arriver plus de cent mille personnes chaque mois sur son territoire. La frontière longue de 2.219 km est bien poreuse et cela malgré les nouvelles mesures de contrôles migratoires, lesquelles comprennent le déploiement de 2000 soldats et la création d’un Groupe Spécial Migratoire (GEM), qui sera chargé d’accentuer les contrôles et de veiller aux « troubles à l’ordre public ». Ces nouvelles mesures annoncées, plus sécuritaires qu’humanitaires, vont rendre les populations qui fuient le Venezuela encore plus vulnérables, les poussant dans les mains des passeurs, et des groupes criminels. Les mesures migratoires vont également dégrader encore plus les conditions de vie des Vénézuéliens car le passage de la frontière permettait à certains de se faire soigner ou bien de ramener un peu de nourriture. Selon l’ONU, chaque semaine, cinq ou six enfants meurent de dénutrition au Venezuela.

La situation est d’autant plus délicate que le gouvernement colombien peine déjà à prendre en charge ses propres déplacés internes. La crise secouant la frontière que partage la Colombie et le Venezuela existe depuis 2015 mais les dernières réactions des deux pays vont encore cristalliser les tensions, qui ne pourront avoir que des effets négatifs sur la population vénézuélienne qui subit des conditions sanitaires et sociales de plus en plus dures.

 

Des médicaments qui tuent ? Les États Unis frappés par la crise… des opioïdes

Carla Paris, Washington DC  

 

Les opioïdes sont de plus en plus consommés aux États-Unis. Ce phénomène alarmant a provoqué une crise d’une gravité sans précédent qui touche la grande puissance nord américaine depuis les années 2010.

 

Les opioïdes sont des substances aux effets comparables à ceux de la morphine. Issus de l’opium, ils peuvent être consommés sous forme de drogues, comme l’héroïne, ou en tant que médicaments. Classés “catégorie II” par la Department Enforcement Administration (DEA), le service de police fédéral américain chargé de la mise en application des lois sur les stupéfiants et de la lutte contre leur trafic, on leur reconnaît ainsi une forte capacité d’addiction, poussant le consommateur à augmenter les doses et leur fréquence afin de pallier le manque ressenti.

 

Aux États-Unis, les opioïdes ont causé la mort de plus de 42 000 personnes en 2016 soit environ 115 par jour d’après les données du gouvernement américain. Ils sont impliqués dans 66 % des décès liés aux surdoses de drogue et ce chiffre, 5 fois plus élevé qu’en 1999, ne cesse d’augmenter.

 

Une patiente américaine prenant un antidouleur

puissant contenant un opioïde,

The New York Times, 2017

 

 

 

 

Mais comment cette crise, qui touche aujourd’hui plus de deux millions de personnes dépendantes, a-t-elle pu voir le jour ? Comment la première puissance mondiale a t-elle pu se retrouver dans une situation si vulnérable ?

Il faut tout d’abord savoir que ces drogues peuvent être utilisées pour traiter les douleurs et sont souvent prescrites par les médecins suite à une blessure, à un accident ou encore à de graves problèmes de santé comme un cancer.

Au cours des vingt dernières années, le nombre de prescriptions médicales revendiquant l’utilisation des opioïdes a connu une hausse fulgurante. Mais pourquoi ?

Ce sont les industries pharmaceutiques et les médecins qui sont accusés d’alimenter cette crise. Réglementations, lois ou encore décisions gouvernementales, le secteur de la santé est un véritable lobby aux États Unis et exerce une grande influence sur les pouvoirs publics. Les compagnies pharmaceutiques par exemple ont investi 487 millions de dollars en trois ans dans divers financements fédéraux américains.

 

Du fait de sa puissance, le secteur de la médecine dispose donc d’une large marge de manœuvre, marge de manœuvre qui, petit à petit, de prescriptions en prescriptions, a étendu l’ombre des opioïdes sur le sol américain.

En effet, une étude publiée en 2017 par le quotidien The New York Times montre que nombre des acteurs de l’industrie pharmaceutique limitent l’accès aux antidouleurs vis-à-vis desquels le risque d’addiction est plus faible. Paradoxalement, ils prescrivent plus facilement des médicaments plus dangereux, causant alors l’incompréhension des patients.

La raison, selon les experts, est purement économique. En effet, les médicaments à base d’opioïdes sont moins coûteux comparés à d’autres remèdes, qui eux présentent  moins de risques d’addiction (ou aucun risque).

Les assurances santé des patients telles que UnitedHealthcare ou Anthem mettent alors fin à toute couverture des médicaments plus coûteux et les patients se tournent alors vers les opioïdes ou se voient prescrire des soins qui mettent en danger leur santé. Il est d’ailleurs prouvé qu’il est plus facile pour la plupart des patients américains de recevoir des opioïdes que des traitement combattant l’addiction à ces derniers !

L’influence du lobby est telle qu’en avril 2016, au pic de l’épidémie, une loi votée par le Congrès et protégeant les intérêts du secteur pharmaceutique a permis d’entraver l’action de la DEA. Cette dernière luttait en effet contre les distributeurs et les grossistes en médicaments qui alimentent depuis le début de la crise le marché noir en pilules.

 

Les conséquences de cette épidémie sont loin d’être négligeables : un grand nombre de personnes dépendante, certaines communautés décimées, nouveaux-nés présentant dès la naissance des signes d’addiction, baisse de participation au marché de l’emploi… en définitive des répercussions économiques doublées d’un fort coût social et humain.

Cette crise a pris une telle ampleur que l’actuel président américain, Donald Trump, a expressément exprimé sa volonté de combattre ce fléau. Lors de son discours devant le Congrès sur l’État de l’Union en janvier 2018, entre témoignages à fendre l’âme et harangues enflammées, il a affirmé que “son administration s’engageait à se battre contre l’épidémie des opioïdes et à aider ceux en besoin de traitement […] La lutte sera longue et difficile mais nous y arriverons.” Reste à savoir si cet optimisme sera une arme assez puissante…

 

France 24 Amérique latine s’installe à Bogotá!

Ana Castilblanco, Isabela Saldarriaga, Lycée Louis Pasteur, Bogotá  

 

France 24, chaîne d’information internationale française, a installée à Bogotá le 26 septembre dernier, son antenne en langue espagnole pour l’Amérique latine, en réalisant un investissement de 7 millions d’euros. Marie-Christine Saragosse, présidente et directrice générale du groupe France Médias Monde, était présente pour le lancement officiel de France 24 en Colombie. La chaine sera relayée par les opérateurs de téléphonie mobile Claro et ETB.

 

France 24, es una cadena francesa de actualidad internacional, la cual se instalé este 26 de septiembre su versión en lengua española para América Latina, con una inversión de 7 millones de euros con sede en Bogotá. Marie-Christine Saragosse, presidenta y directora general del grupo France Médias Monde, hace el parte del lanzamiento oficial de la oficina del canal France 24 en Colombia y de la señal, que se puede ver por los operadores Claro y ETB.

Antes de terminar este año se radicarán en el país dos medios de comunicación que tienen el objetivo de poner en la agenda mundial los temas esenciales de nuestra zona, presentados directamente desde el lugar de los hechos.

El proyecto consiste en informar a los televidentes acerca de noticias locales como  internacionales con un énfasis o punto de vista  en Francia , lo que busca France 24 es tener una sede confiable y estable en Latinoamérica aparte de México con el fin de difundir el mensaje fidedigno de la cadena francesa hacia el resto de paises de Latinoamerica.

Marie-Christine Saragosse, directora general del grupo France Médias Monde, habló de la  escogencia de Colombia en la revista Dinero ya que fue debido a la posición geográfica facilitando los viajes y los fuertes lazos de los dos países, sino a otros factores como el proceso de paz, que Bogotá sea un centro aeronáutico que permite conexiones fáciles a Centro y Suramérica, así como con Francia, y a que el derecho social y empresarial son similares al francés. A esto suma la semejanza de los derechos sociales y sus instituciones comerciales entre Francia y Colombia que respetan la libertad de información.

 

La cadena asegurará el ingreso a 3,5 millones de hogares de 12 países en América Latina, dijo Saragosse. Francia 24 en español, ha dado lugar a la creación de empleo directo para los colombianos. Si bien nos hemos centrado en el reclutamiento en toda la región, gran parte del equipo (periodistas, editores, técnicos) proviene de aquí. Pero también hemos tenido la oportunidad de generar varios empleos indirectos, especialmente a través de nuestro proveedor colombiano de servicios técnicos, con la adecuación estructural y técnica de nuestra nueva sede.

Su principal desafío ahora, es alcanzar las audiencias latinoamericanas y de habla hispana en todo el mundo. Para ello, desde su lanzamiento, France 24 en español será transmitido en 7 millones de hogares latinoamericanos de televisión en 12 países; y  para ampliar esta cobertura,harán negociaciones muy adelantadas con nuevos operadores nacionales y panamericanos.

 

Ya era hora! La instalación de France 24 es un acto simbólico del proceso de paz que nos abre a las puertas a nuevos flujos de comunicación internacional y marca la importancia que gana poco a poco Latinoamerica en un contexto de mundialización .

Colombie : refuge temporaire face à la crise vénézuélienne

Isabela Borrero, Natalia Cardenas et Maria Canala Perea, Bogotá    

 

Le Venezuela traverse de difficultés politiques, économiques et sociales ces dernières années qui ont atteint aujourd’hui le stade de la crise humanitaire. Les pénuries d’éléments de base et l’érosion du système démocratique ont provoqué l’exode de sa population en dehors de ses frontières et la Colombie est devenue le principal refuge avec plus de 470 000 migrants.

 

Pour faire face à cette situation dans le pays voisin, la Colombie assume depuis quelques années une posture solidaire avec les vénézuéliens en délivrant un permis spécial pour ceux qui traversent la frontière à la recherche de meilleures conditions de vie. Selon l’Organisation Internationale pour les migrations (OIM), en 2015, 606 281 personnes ont quitté le Venezuela et ce chiffre a augmenté de 8,82% en 2017. Au moins 340 000 personnes sont arrivées jusqu’au début de 2017, rien que pour la Colombie !

 

Actuellement, selon Migración Colombia, 455.000 citoyens vénézuéliens ont déjà demandé la carte de mobilité frontalière (TMF).  52% de ces citoyens accèdent à notre pays pour acheter des médicaments ou aliments et on estime que 100 000 à 140 000 citoyens vénézuéliens supplémentaires sont entrés illégalement.

L’actuel président vénézuélien Nicolas Maduro nie l’existence d’une migration de vénézuéliens vers la Colombie. Au contraire, il affirme que des millions de colombiens demandent à entrer dans son pays : “le problème de la migration de réfugiés colombiens  vers le Venezuela est grave, c’est quotidien, et des millions”. La négation des faits témoigne de l’aveuglement de Maduro face à la réalité de son pays en crise, crise qu’il considère passagère, dans un contexte de succès acquis dès la Révolution Bolivarienne d’Hugo Chavez.

D’autre part, cet exode entraine des conflits et débats en Colombie qui ne se trouve pas dans une situation économique suffisamment favorable pour accueillir autant d’étrangers. Ces migrants ont pris le marché du petit commerce, ce qui  accroit la concurrence sur le marché du travail national en plus de l’accroissement des charges pour l’Etat, avec le versement d’aides financières spéciales, dans les zones frontalières.

 

Sources:

Las cifras del adiós: la migración venezolana se dispara en todo el continente

http://www.semana.com/nacion/articulo/crisis-en-venezuela-cada-vez-mas-migracion-en-frontera-con-colombia/482976

 

Colombia: resguardo temporal frente a la crisis venezolana

 

Venezuela vive dificultades políticas, económicas y sociales durante los últimos años que han escalado hasta la crisis humanitaria. La falta de insumos básicos y degradación de la democracia ha generado un éxodo de venezolanos fuera de sus fronteras y Colombia se ha convertido en un refugio para más de 470 000 inmigrantes.

 

Para hacer frente a esta situación en el vecino país, Colombia viene mostrando su solidaridad expidiendo un permiso especial de permanencia para quienes atraviesan la frontera buscando mejores condiciones de vida. Según la Organización Internacional para las Migraciones (OIM), para el 2015 habían salido de Venezuela 606.281 personas y esta cifra ha aumentado 8,82% para el 2017. Solo a Colombia han llegado más de 340.000 para principio de 2017.

A la fecha, según Migración Colombia 455.000 ciudadanos venezolanos han tramitado la Tarjeta de movilidad fronteriza (TMF). El 52% de estos ingresan a nuestro país a comprar medicinas o alimentos y estima que por pasos no autorizados han ingresado entre 100.000 y 140 000 ciudadanos venezolanos.

El actual presidente de Venezuela Nicolás Maduro, niega la migración de venezolanos a Colombia y por el contrario afirma que millones de colombianos piden entrar a su país: “Es muy grave el problema de la migración de los refugiados colombianos hacia Venezuela, eso es diario, son miles y miles”. La negación de este hecho demuestra la distancia que Maduro mantiene con la realidad de su país situación que considera temporal en un contexto de éxito de la Revolución Bolivariana iniciada desde la elección de Hugo Chávez en 1999.

Por otro lado este éxodo genera roces en una Colombia en un contexto económico complejo ya que los menos calificados están tomando trabajos en pequeños comercios por lo que no favorisa a priori el mercado laboral nacional además de tener que recibir ayuda estatal especialmente en las zonas fronterizas.

 

Combien coûte un prisonnier aux États-Unis?

Mathieu Prat, Lycée Rochambeau, Washington DC. 

D’après le Bureau des Statistiques Judiciaires, 2.20 millions d’adultes étaient incarcérés dans les prisons fédérales et d’états aux États-Unis en 2013. Le pays représente 5% de la population mondiale, mais 20% de la population carcérale mondiale. De plus, 4 751 400 adultes sont en liberté conditionnelle. Ce nombre astronomique pose la question du coût d’un tel système, et aussi des raisons d’un recours si fréquent à l’incarcération…

 

D’après le Registre Fédéral Américain en 2015, chaque prisonnier dans une institution fédérale coûte 31.997.65$ par an, soit 87.61$ par jour. On peut alors estimer qu’environ 80 milliards de dollars sont dépensés chaque année pour l’entretien des prisonniers ! (Rapport: Increases in Spending on Corrections Far Outpace Education, Département de l’éducation Américaine).

Mais, cela ne représente qu’une partie du coût global, car il faut aussi payer les salaires des gardiens de prison, les prix administratifs, les prix de construction et de rénovation…

Mais, il faudrait tenir compte d’une autre dimension du système carcéral américain.

Les prisons aux États-Unis génèrent des recettes, des revenus, pour le gouvernement et pour l’économie, notamment à travers les activités de production réalisées par les prisonniers  ; le “marché de la sécurité” représente aussi un chiffre d’affaires élevé : il s’agit par exemple de la production de portes sécurisées, de bracelets GPS, et tous les produits et services liés à la sécurité dans les unités carcérales et à la surveillance des prisonniers ; c’est une vraie économie liée à l’univers carcéral qui s’est développée aux États-Unis. On peut aussi citer la taxe imposée sur les prisonniers pendant la durée de leur incarcération. En Floride, par exemple, chaque jour passé en prison fédérale peut coûter 50$ au prisonnier. Cet impôt sera prélevé si un juge le décide ou si le prisonnier choisit d’intenter un procès contre le département de la Justice sans obtenir gain de cause.

 

Mais dans de nombreux États, les entreprises utilisent les prisonniers comme de la main-d’œuvre. Au moins 37 États ont légalisé le travail des prisonniers pour des firmes privées. Boeing, IBM, Motorola, Microsoft, AT&T, Dell et d’autres sociétés encore y ont recours. Entre 1980 et 1994, la richesse créée par la main-d’œuvre incarcérée serait passée de  $392 million par an à $1.31 milliards. Les avantages liés à l’utilisation des prisonniers sont évidents : ponctualité et faible coût, car la plupart au salaire minimum fédéral, et parfois en dessous, comme au Colorado, où ils perçoivent $2 de l’heure (Centre de recherche de globalization, Vicky Pelaez, 2016).

Mais cependant, l’administration actuelle estime que budget global alloué au système pénitentiaire est trop élevé. C’est pourquoi le président Donald Trump, veut réduire ses coûts : en 2018, $700 millions d’économie sont prévues notamment dans le cadre du “State Criminal Alien Assistance Program”, qui couvrent les frais d’emprisonnements d’immigrés clandestins…

Hundreds of DC students protest for DREAM act and push for DACA rights

Eléonore Vareille, Lycée Rochambeau, Washington  

 

Prix du meilleur article de l’année décerné par The Sundial Press, le journal du campus de Sciences Po Reims

“Only a month after the students’ protests mentioned, the article really depicts the global and social dimensions of the suppression of the DACA. In addition, the author smoothly succeeds in giving her point of view, reinforced by the use of the interview”

“The author gives a clear contextualization of the issue the article is centered on. The delicateness and freshness of the issue are depicted by the interview to a protester, which embodies the United States’ current political struggle. Good topic presented in an interesting format.”

 

In response to President Donald Trump’s denial upon the Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA), which put an end to Obama’s program protecting undocumented immigrants from deportation, hundreds of high school and college students across the US walked out of school to protest their frustration. On Thursday November 9th, DC students from public and private schools marched towards the Senate office building and quickly invaded the place. The event, organized by the pro-immigration group United We Dream, gathered more than 1000 individuals to pressure and call for Congress to pass the a clean DREAM Act by December, which would grant an estimated 800 000 immigrants, brought illegally to the US as children, to stay in the country with a legal status.

Students came out from all backgrounds, religions and ethnicities, showing their diversity and support for their compeers suffering an identity crisis. Simultaneously chanting slogans and holding signs, the passionate voices of the protestors captivated a throng of passerbys. Unfortunately, the demonstrators did not particularly magnetize the Senate, a part of the legislative branch of the government and responsible for the creation of new laws, as they had hoped. However, they were particularly noticed by members of the democratic party, which strongly encourages the citizenship of Dreamers (those protected by the DACA). Both parties agree on the importance of the DACA program but wish to implement it to different extents.

By the end of the protest, police officers intervened and arrested certain students that consecutively refused to stop chanting, causing further protestation. Students believe theses actions were drastic and unnecessary, as the protesters were solely holding signs and expressing their opinion, and detain freedom of speech to communicate their disagreement. They furtherly argued that this mishandling characterized the police force actions only directed towards the state and not the people. As the masses started to dissuade, students continued their rally towards the US Capitol building, to call out house speaker Paul Ryan, indecisive about the DACA fix.

Marco Darvish, a junior attending the School Without Walls and a participant of the protest shares his experience with us:

  1. What pushed you to come out to the protest last Thursday?

“I have several friends and people in my life who are here on DACA so it was really important for me to go and stand in unity with/for everybody this affected because I’ve seen firsthand what Trump’s actions have done to people and families and the fear he has instilled in them. Aside from just having a more profound understanding of how the recession affects people, I went out just because I believe in the principle that no single person is more important or has more value than another. Pieces of paper do not define worth or status as a human being.”

     2. What emotions did you feel throughout the process? Did these emotions progressively alter or transition between one another?

“Anger was definitely there even if it wasn’t the most prominent. For a big portion of it though it was a lot of pride and hope just because of how big this event was and how loud we were as people which was what made this super special. Towards the end of the march, we stood outside of the Capitol and people got in front of the entire crowd and publicly shared about their life in America on DACA and how the rescission is really impacting their life. Sharing their personal stories, fears, worries, anger and even love for this country was so incredibly powerful and I think everybody cried because it was all so real and it really instilled the idea of how devoted people are to this country despite how horrible they are treated. It’s safe to say emotions were very high but it was the perfect amalgamation because we finished the day feeling happy, hopeful and accomplished about what we had done.”

 

      3.How do you feel after the event? Do you think the student-lead intervention was effective?

“Despite how “effective” the march was, I feel that it’s incredibly important because it gave a glimpse of hope and a notion that there are people who stand and support to people this has affected. In this time of trouble, it is a key that immigrants on DACA are aware that there are people who understand their hardships and value their presence in and love for this country and that we will do whatever in our power to make sure that they will not be treated as inferior or less important than anybody else in America.”

 

Synthèse (en Français) :

Après l’abandon du programme du DACA décidé par le président Donald Trump, celui-ci met fin au programme d’Obama protégeant des immigrants sans-papiers de la déportation. Deux mois après ces événements, des centaines de lycéens et d’étudiants universitaires à travers les Etats-Unis ont protesté et participé à plusieures marches de manifestation.

 

Le Jeudi 9 novembre, à Washington DC, la capitale du pays, des étudiants d’écoles publiques et privées ont envahi le bâtiment abritant le Sénat et ont scandé divers chants afin de manifester leur désaccord à l’égard de la remise en cause du DACA, et ont encouragé un meilleure protection pour ces immigrants. Ces étudiants on témoigné de leur inquiétude vis-à-vis du risque d’expulsion pouvant frapper certaines populations.

Vers la fin de la protestation, des policiers sont intervenus au plus grand mécontentement des manifestants.

Sources:

https://www.washingtonian.com/2017/11/09/dc-high-school-students-take-senate-office-building-daca-protest/

https://www.huffingtonpost.com/entry/daca-rally-senate-students-clean-dream-act_us_5a04c54ae4b01d21c83d7b40

http://www.washingtonexaminer.com/high-schoolers-pack-senate-office-building-to-push-for-daca-fix/article/2640185

https://theintercept.com/2017/11/09/dreamers-dream-act-protest-daca-immigration/

http://www.newsweek.com/daca-dreamers-immigration-protest-senate-706985

 

All photograph credits: Lily Steck, Junior at Washington International School

 

AFFAIRE WEINSTEIN, LES CONSÉQUENCES D’UNE RÉVÉLATION QUI A BOULEVERSÉ L’AMÉRIQUE

 

Thomas Cardoze, Lycée Rochambeau, Washington   

Retour sur une affaire qui a véritablement transformé l’Amérique à jamais!

 Depuis le 5 octobre 2017, hollywood vit dans le chaos. En effet, les accusations faites par deux journalistes du New York Times ont ébranlé un des studios de cinéma les plus importants d’Hollywood. Ces deux journalistes ont révélé et porté des accusations sur le producteur américain Harvey Weinstein. L’homme, âgé de 65 ans, a été victime d’accusations très importantes. Au début,  seule une dizaine de femmes avaient porté plainte contre Mr. Weinstein  pour harcèlement sexuel et viol.

En conséquence Harvey Weinstein a été renvoyé de l’entreprise productrice de film “The Weinstein Company”.

Cet homme, véritable cador du cinéma hollywoodien, avait notamment récolté 341 nominations aux Oscars, et plus de 81 statuettes. Cette affaire, lourde de conséquences pour son image de marque, va fortement handicaper “The Weinstein Company”. Le producteur a déjà demandé une aide financière à un milliardaire américain, également ami de Donald Trump, Tom Barack.

Cette affaire a également lancé une vague de protestation contre les harceleurs sexuels. En France, beaucoup de femmes ont déposé plainte contre le harcèlement sexuel au travail et un véritable mouvement social, entraîné par le #balancetonporc sur twitter,  à vu le jour. Suite à cela, un jury de l’émission “la France a un incroyable talent”, Gilbert Rozon, a lui aussi vu plusieurs femmes déposer plainte contre lui pour harcèlement sexuel.

Aux Etats-Unis encore, l’acteur et véritable star de la série “House of Cards”, Kevin Spacey, a été accusé de harcèlement sexuel par environ quinze femmes. La plateforme Netflix a annoncé que le personnage ferait sa dernière apparition cette saison dans la série. Les pertes économiques pour la série sont donc considérables car l’acteur y jouait le rôle principal. De plus, il a joué un rôle important dans le film “Tout l’argent du monde” qui doit sortir en décembre prochain. Toutes les scènes où l’acteur était présent vont donc être rejouées, et la aussi, les pertes économiques vont être considérables même si en contre partie cela a fait une certaine “promotion’”involontaire au film.

Cet événement qui ne touchait à la base qu’un homme a entrainé dans sa chute l’entreprise qu’il a créé ainsi que sa réputation. Un véritable élan populaire a démarré, et plusieurs femmes se sont exprimées sur le sujet : Le top model Naomie Campbell a déclaré qu’elle soutenait les femmes sur la question. La première dame francaise, Brigitte Macron, a dit qu’elle était contente de l’évolution de la parole des femmes sur le sujet. Le président de la république, Emmanuel Macron, a lui déclaré qu’il jugeait honteuses ses affaires de harcèlement sexuel.

Il est important de rappeler que chaque jour de nouvelles affaires ou plaintes surgissent. Peu importe, si oui ou non, ces hommes seront jugés coupables, un chose est sûre, le comportement des hommes dans la société à l’égard des femmes va changer. L’époque où les femmes se taisaient est donc bien révolue.

LE QUÉBEC, ENTRE TERRORISME ET ISLAMOPHOBIE

Emma Massucci-Templier, Axelle Ouédraogo, Montréal   

 

Le Canada, le Québec n’oubliera jamais la nuit du 29 janvier 2017. En effet, l’attentat de Québec a suscité de nombreuses réactions. La médiatisation colossale de cette attaque ne doit pas faire oublier les autres attentats qu’a connu la région par le passé. La nuit du 29 janvier vient alors renforcer l’idée que le Québec n’a pas été et n’est pas à l’abri de tous dangers.

Historique des attentats

Attentats Faits
La crise d’Octobre (1970) Le Front de libération du Québec (FLQ) enlève l’attaché commercial de la Grande-Bretagne, James Richard Cross, et le ministre québécois Pierre Laporte. Ce dernier est retrouvé mort dans le coffre d’une voiture.
La fusillade à l’Assemblée nationale (1984) Un caporal, Denis Lortie, lourdement armé, fait irruption à l’Assemblée nationale, tirant plusieurs rafales de mitraillette qui feront 3 morts et 13 blessés.
L’explosion du vol 182 d’Air India (1985) Une bombe placée dans la soute à bagages fait exploser le vol 182 d’Air India, qui devait assurer la liaison Montréal-Londres-New Delhi.
La tuerie à Polytechnique (1989) Marc Lépine entre dans des salles de classe de l’École polytechnique de Montréal, tue et blesse 14 femmes.
L’attentat au Métropolis (2012) Richard Henri Bain tire sur deux techniciens du Métropolis de Montréal. Un d’entre eux, meurt et l’autre est grièvement blessé.
L’attentat à Saint-Jean-sur-Richelieu (2014) Martin Couture-Rouleau tue un militaire et en blesse un autre en fonçant sur eux avec sa voiture, à Saint-Jean-sur-Richelieu.
L’attentat à Québec (2017) Alexandre Bissonnette ouvre le feu sur des fidèles réunis pour prier au rez-de-chaussée dans une mosquée.

Bilan: 6 morts, 5 blesses graves, 17 orphelins

Origine des victimes: Algérie, Tunisie,  Maroc, Guinée

L’attentat de janvier à Québec, un acte révélateur d’une islamophobie grandissante

Le Canada, à la réputation de terre d’accueil pour l’étranger, où règne la tolérance, l’inclusion et l’égalité, n’est en réalité pas irréprochable. Le racisme et la méfiance envers l’Islam et les musulmans existent bel et bien au Canada, comme partout en Occident, et cet acte terroriste n’est que le reflet de cette réalité.

« La discrimination, cela va dans tous les sens. L’inclusion va dans tous les sens. On favorise la mixité de l’habitation autant pour les communautés culturelles que pour les religions. C’est fondamental pour nous. » S’exprimait Philippe Couillard lors de la Conférence des Nations unies ayant eu lieu en 2016. Pourtant aujourd’hui, les musulmans représentent une minorité des plus stigmatisée au Québec. En effet, en 2009, une étude rendue publique par M. Arcand a montré que les Maghrébins établis au Québec depuis cinq ans ou moins ont un taux de chômage dépassant 33%, quatre fois plus que le reste de la population.

Peut-on parler d’une montée de l’islamophobie ? Selon une étude réalisée par la maison CROP, dont la mission est de comprendre les citoyens et les consommateurs québécois avec de groupes de discussions et des sondages d’opinion, et publié par Radio Canada, 56% des québécois pensent que les musulmans sont mal intégrés à la société canadienne. De plus, 57% des québécois surestiment le nombre de musulmans au sein de la population canadienne, qui n’est que de 3,2% en réalité. Par rapport au port du voile : 62% de la population vivant au Québec estiment qu’il s’agit d’un signe de soumission et une majeure partie pense qu’il devrait être interdit pour les éducateurs, les personnes d’autorité ou encore les employés du service public. Avant l’attentat de Québec, 57% des canadiens étaient inquiets quant à la sécurité du pays en présence des musulmans. De plus, 68% étaient défavorables à la présence de mosquées dans son quartier. Après l’attentat, 50% de la population du Québec ne pensent pas être dérangées si ces évènements causaient une baisse de l’immigration musulmane. Enfin, 32% sont d’accord avec l’idée qu’il faudrait interdire l’immigration musulmane au Canada, ce qui représente plus d’un tiers de la population.

« On a peur [que l’immigrant] impose sa différence. Et qu’en imposant sa différence, il change notre société », paroles énoncées par Alain Ciguère, de CROP. En effet, la société québécoise a été forgée par le mouvement de laïcisation qui a eu lieu lors de la « Révolution tranquille », dans les années 1960. Cette identité québécoise est de plus en plus importante au sein des partis nationalistes, qui n’hésitent pas à critiquer le multiculturalisme canadien, qui, selon eux, est la cause de la diffusion de la religion musulmane.

Le Canada et sa lutte antiterroriste.

Immédiatement dans les heures qui ont suivi la nuit du 29 janvier, le gouvernement a pris des mesures pour renforcer la sécurité dans l’ensemble des mosquées de la province québécoise. Aussi, le 23 mars, la motion M-103 énoncée par la députée Iqra Khalid a été adoptée à Ottawa. Cette motion condamne formellement l’islamophobie.

Dès le début des années 2000, bien avant les évènements de Québec,  le gouvernement canadien était conscient que le Canada n’était pas immunisé contre toutes menaces d’origine terroriste. En effet, on peut lire sur le site du gouvernement national « le Canada n’est pas à l’abri du terrorisme. De nombreux groupes extrémistes internationaux et nationaux sont présents au Canada ». Le pays s’est alors engagé dans la prise de mesures antiterroristes. Ainsi, dès les attentats du 11 septembre, le Canada a promptement réagi dans le but de renforcer la sécurité. Plus de 7 milliards de dollars ont été investis pour sécuriser le territoire. Le pays montre sa volonté de lutte antiterroriste en étant à la tête du Groupe d’Action contre le Terrorisme (GACT). Le GACT est une institution qui a été créée en 2003 dans l’esprit d’appuyer le Comité contre le terrorisme (CCT) du Conseil de sécurité de l’ONU. Cet organisme met en place un « plan d’action pour établir une volonté et une capacité politique en vue de lutter contre le terrorisme « .

Par ailleurs, même si le Canada a montré sa vulnérabilité face à certains attentats, il y a eu des cas où sa capacité à réagir en matière de lutte antiterroriste a été démontrée. Il y a deux ans, la police arrêtait deux étudiants pour avoir fabriqué et possédé une bombe artisanale dans le but de « commettre un attentat ». Récemment, lors de l’alerte à la bombe à l’université de Concordia, les services de sécurité se sont déployés efficacement dans le secteur à la recherche d’une bombe, qui n’a jamais existé. L’opération s’est terminée par l’arrestation du suspect Hisham Saadi qui a dû répondre à trois chefs d’accusations dont l’une étant « l’incitation à craindre un attentat terroriste ».

LE QUÉBEC FACE A L’IMMIGRATION

Emma Massucci—Templier, Montréal          mai 2017

 

Quel modèle pour le Québec: le multiculturalisme canadien ou bien l’interculturalisme québécois?

Le Québec est très souvent vu comme un Eldorado, une province où l’immigration est forcément liée à l’intégration, et où le quotidien connaît automatiquement une amélioration. C’est cet espoir qui a poussé 49 024 étrangers à s’installer au Québec au cours de l’année 2015, une majorité venant de France, de Chine, d’Iran, de Syrie, d’Algérie ou bien encore du Maroc.

Avec la récente élection du 45ème Président des États-Unis, Donald Trump, connu pour son repli nationaliste incarné par le slogan « America First » et plus spécialement par l’instauration de son décret anti-migration, le Canada connaît une hausse sans précédent du nombre d’immigrés états-uniens.

Quel sort est réservé à ces nombreux immigrants, venant des États-Unis mais aussi du monde entier, en arrivant au Québec ?

Il est vrai que les québécois ont toujours été ouverts à l’immigration, avec notamment en 2007 48% des Québécois qui pensent que leur province devrait continuer à accueillir 45 000 personnes par an. Cependant, le multiculturalisme, pour lequel le Canada est devenu attractif pour les étrangers, énoncé par Charles Taylor, n’est pas toujours valable au Québec. En effet, les 90 000 adhérents au Parti Québécois qui soutiennent l’indépendance du Québec montrent qu’il existe un fossé entre le Québec et le reste du Canada.

 

Les principales raisons de ce désir de détachement sont exposées par le Bloc Québécois, parti prônant lui aussi l’indépendance du Québec: « Pour que le Québec se gouverne lui-même, selon ses principes et ses valeurs », « pour établir des politiques qui reflètent les valeurs du Québec », « pour établir des politiques économiques en fonction de nos intérêts »… Mais quelles sont ces valeurs, qui séparent le Québec du Canada?

 

Le multiculturalisme canadien est apparu dans les années 60, il s’agit d’un modèle de gestion de la diversité ethnoculturelle des nouveaux arrivants, basé sur la reconnaissance du bilinguisme, des droits des autochtones et le respect des droits de tous les Canadiens, sans distinction fondée sur l’origine, la langue ou la religion. Ce système est très attrayant pour les étrangers, comme le montre les données publiées par Statistiques Canada qui stipulent qu’en 2011, le Canada comptait au total environ 6 775 800 personnes immigrées, soit 20,6% de la population totale. Des études réalisées par General Social Survey (GSS) et Canadian Community Health Survey (CCHS) ont montré que la plupart des groupes d’immigrants vivant au Canada ont un niveau de vie plus satisfaisant que les populations vivant dans leur pays d’origine avec, parmi 43 groupes d’immigrants, 38 d’entre eux qui ont une satisfaction de vie qui dépasse celui des populations vivant dans leurs pays d’origines de plus de 0,5 points (sur une échelle du niveau de vie le plus insatisfaisant au plus satisfaisant). Cette satisfaction peut être expliquée par le fait que, comme publié par The Washington Post, le Canada est un des pays connaissant le moins de racisme, tandis qu’il occupe le deuxième rang parmi tous les pays au chapitre de la tolérance et de l’inclusion.

 

Pourtant, le Québec désire s’éloigner de ce système pour diverses raisons. Il dénonce une mosaïque ethnoculturelle canadienne, où le multiculturalisme est néfaste tandis que les différentes et nombreuses ethnies vivant au Canada ne se perçoivent pas comme faisant partie de la même nation, qu’ils vivent sur un même territoire, mais ne peuvent véritablement « vivre ensemble » à cause de la barrière des valeurs et des cultures, qui les divisent et qui contribue au profilage racial. Le profilage racial se définit comme un comportement discriminatoire réel ou perçu de la part d’une autorité à l’égard d’un groupe d’individus en fonction de leur origine ethnique, nationale ou encore religieuse. Le profilage racial au Québec a pris de l’ampleur en 2003 et représente un vrai handicap pour la province aujourd’hui tandis que, par exemple en 2014 la Cour d’appel du Québec a confirmé un cas de profilage racial alors que quatre « africains » ont été victimes de discrimination dans un bar de Terrebonne ou encore en 2015 lorsqu’un immigrant a été interpelé par des agents de la Sécurité publique de Trois-Rivières qui l’ont questionné sur son identité et sa présence dans la ville sans motif apparent.

 

Aujourd’hui, les immigrants arrivants au Québec souffrent de nombreuses inégalités. Au niveau de l’embauche, bien que la discrimination à l’embauche soit interdite en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne, les discriminations sont bien réelles. En novembre 2012, l’Institut de Recherche et d’Informations Socio-économiques (IRIS) a prouvé ce fait, bien que l’étude publiée sur leur site internet ait été supprimée depuis. Selon l’IRIS, plus de la moitié des personnes arrivées au pays dans les cinq années précédentes occupaient un emploi pour lequel elles étaient surqualifiées. De plus, le taux de chômage des immigrants au Québec est presque le double de celui des personnes nées au Québec, et dans le cas des diplômés universitaires, le taux de chômage des immigrants détenteurs d’un baccalauréat est trois fois plus élevé que celui d’un natif. Par ailleurs, malgré leur niveau d’étude, les immigrants gagnent moins bien leur vie que les natifs, avec un revenu représentant en moyenne 82,9% de celui des personnes n’ayant pas immigré.

 

Les femmes sont d’autant plus touchées par ce type de discriminations tandis que 46% d’entre elles se trouvent en situation de surqualification, et qu’elles disposent d’un revenu moyen qui représente 90% de celui des femmes natives et 60% de celui des hommes nés au Québec.

 

Le multiculturalisme canadien se différencie quelque peu de l’interculturalisme québécois, que souhaite mettre en place le parti indépendantiste québécois pour remédier aux failles du système actuel. Celui-ci est basé sur la langue française comme langue publique commune et favorise les rapports entre les minorités ethnoculturelles et la culture de la majorité française tout en invitant les groupes minoritaires à conserver leur héritage, à manifester leur présence et leurs propres valeurs. Le Québec montre là sa volonté de construire une société égalitaire et inclusive, de façon à pouvoir vivre ensemble et en harmonie.

 

Les statistiques, elles, nous racontent une autre histoire.

 

En effet, cette politique est contradictoire avec le sondage réalisé par la maison CROP et publié par Radio Canada. Il a été montré que 26% de la population québécoise pensent que le fait d’avoir un nombre croissant d’ethnies et de nationalités différentes fait du Canada un moins bon endroit où vivre, cette proportion est réduite de cinq points de pourcentages chez les canadiens. De plus, 67% des québécois sont d’accord avec l’idée que les immigrants devraient mettre de côté leur culture et adopter la culture canadienne, ce qui contredit les principes fondamentaux de l’interculturalisme et du multiculturalisme.

 

De plus, le Bloc Québécois souhaite se détacher du système canadien pour « accueillir et inclure pleinement les nouveaux arrivants », mais les statistiques nous prouvent là encore le contraire tandis que 32% de la population québécoise pensent qu’il faudrait interdire l’immigration musulmane, et 42% trouvent que l’accueil de 40000 réfugiés syriens au Canada a été une mauvaise décision. Ce n’est pas tout. En 2012, la mise en place de la nouvelle politique du gouvernement du Québec par Philippe Couillard, « Ensemble, nous sommes le Québec », va là encore à l’encontre des principes de l’interculturalisme tandis qu’elle s’appuie sur trois idées principales : mieux sélectionner, mieux intégrer et mieux vivre ensemble. Face à quoi, Julia Posca, auteure du rapport de l’IRIS, réagit : « la nouvelle politique en matière d’immigration, de participation et d’inclusion promet d’arrimer l’immigration aux besoins des entreprises, mais ne peut garantir qu’elle réduira les inégalités entre personnes natives et personnes immigrantes. »

 

Où se trouve donc le Québec? Dans le multiculturalisme canadien? L’interculturalisme québécois? Ou bien l’interculturalisme québécois ne serait-il qu’une façade pour restreindre l’immigration et l’intégration dans un Québec de moins en moins accueillant? 

 

EL IMPACTO DEL FÚTBOL EN LA SOCIEDAD MODERNA

Carlos F. Melo, Bogotá 

El fútbol, en el mundo moderno, se ha convertido en el centro de atención de la mayoría de las personas. La gran parte de sus acciones y/o pensamientos giran en torno al balón. Pero, ¿hasta qué punto el fútbol se ha convertido en parte de la vida de las personas, notablemente en Sudamérica?

Por una parte, el fútbol puede, solamente, representar una distracción para quién lo ve. Esta distracción puede ser representada de diferentes formas. Una de ellas es la distracción a los problemas  que puede tener la persona en cuestión. Además, puede distraerse de los acontecimientos que están ocurriendo en su país.

 

Por otra parte, este deporte influye en las creencias de las personas, se puede convertir en un misticismo, tanto para jóvenes, como para adultos. Es capaz de eliminar las barreras del racismo, es capaz de borrar las fronteras. Se puede decir que es un factor de igualdad social. Además, el fútbol tiene una tal influencia que es capaz de cambiar los hábitos de las personas. Éstas pueden dejar de fumar, pueden llegar a ser más responsables, ya que este deporte los absorbe de lleno. De igual manera, puede afianzar ciertos valores como el de trabajo en equipo, competitividad, entre otros.

 

De igual manera, el fútbol mueve masas. Hay una gran movilización de personas para ver un simple partido. Se anticipa que para el 21 de abril del año en curso, más de 400 millones de personas verán el cruce entre el Real Madrid y el Fútbol Club Barcelona. Igualmente, en el 2014 hubo un gran aforo para la final del mundial de Brasil.

Sin embargo, el impacto del fútbol es tan grande que puede llevar a acontecimientos no tan buenos para la sociedad. Uno de ellos es la violencia. Esto se ve reflejado en diversos eventos que dan lugar a la confrontación entre grupos (llamados “Barras Bravas”) solo por defender el honor de la camiseta que llevan puesta. Dichas barras se han convertido en un obstáculo para el espectáculo deportivo. En efecto, en Colombia, se ha implementado una clase de ley que prohíbe el contacto directo entre los equipos profesionales y estos grupos bélicos. Esto da a entender que cualquier cosa que sea subsidiada por el equipo a las barras, como pasajes de bus para hacer que estos grupos vean al equipo en otra ciudad o incluso una boleta para el propio estadio, tendrán una sanción significativa. Aparte de esto, las autoridades también ponen en marcha sanciones a integrantes de dichas barras, las cuales pueden ser desde una fuerte multa hasta, incluso, la cárcel.

El fútbol se ha venido convirtiendo en una actividad que puede llegar a sobrepasar los límites deportivos para convertirse en formador de identidades colectivas. De igual manera, el fútbol se presenta como un espectáculo que puede llegar a satisfacer las necesidades de ocio de la población. Esta satisfacción es tan importante y tiene un gran impacto social que puede llegar a ser malo.

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