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Dossier spécial dixième anniversaire 2009-2018

  Dix ans en Amérique : Mexique  

 

Luna TOTO-BROCCHI et Renata MAROTO, élèves de Terminale, Mexico

 

Acapulco, un paradis au bord du gouffre

La ville balnéaire mexicaine n’est plus qu’un rêve envolé. Face à la montée des violences et du crime organisé, de nombreux touristes internationaux l’ont désertée.

 

« Jesús Arenas, directeur de la police des autoroutes, exécuté devant sa femme dans un restaurant d’Acapulco », titrait le journal La Reforma, le 4 mai 2018. C’est ce type de faits-divers que l’on retrouve fréquemment dans cette station balnéaire de l’État de Guerrero. Et c’est pourtant grâce à elle que cet état va connaitre son apogée touristique en 2008 avec plus de 7 millions de visiteurs. Mais depuis dix ans, la ville s’est enfoncée dans une violence extrême entretenue par les différents clans de narcotrafiquants qui souhaitent contrôler la ville.

                                            Coucher du soleil sur la baie d’Acapulco, photo CC BY

 

Nous sommes loin de l’époque où « la perle du Pacifique » accueillait le tournage en 1947 de La Dame de Shanghai ou la lune de miel des époux Kennedy en 1953. Réservée à l’élite, la ville s’ouvre progressivement au tourisme de masse à partir des années 1960. Acapulco connait une grande expansion et apparait comme la vitrine du tourisme au Mexique. Aujourd’hui, la situation a bien changé. En 2017, Acapulco recensait 917 assassinats, soit un taux d’homicides de plus de 106 pour 100 000 habitants, ce qui lui octroie la funeste troisième place des villes les plus violentes du monde, d’après le classement de l’organisation non gouvernementale mexicaine, Consejo Ciudadano para la Seguridad Pública y la Justicia Penal (CCSPJP). En moins de dix ans la ville côtière a perdu plus de 40% de ses visiteurs, d’après les statistiques du secrétariat au tourisme du Mexique. Et ce n’est plus un tourisme international comme auparavant, en 2017, 90% des visiteurs étaient mexicains, d’après la même source. Selemen, ex-associé de la discothèque El Alebrije, nous explique qu' »il n’y a plus de sécurité et les narcos prennent tout le pouvoir, les prix baissent et la pauvreté augmente et cela se ressent fortement ». Après 30 ans de service, en 2015, son établissement réputé a dû fermer car il lui devenait impossible de poursuivre dans ces conditions.

 

La montée du crime organisé

Le Guerrero est, au côté du Morelos et de la Baja California, un des États les plus dangereux du Mexique en termes d’homicides, d’exécutions et d’enlèvements, selon une enquête de l’association mexicaine Semáforo delictivo nacional réalisée en 2018. De nombreuses ambassades étrangères, comme celles de la France ou des États-Unis, recommandent même de ne plus y aller.

On peut lire sur le site de l’ambassade française que “les disputes territoriales du crime organisé provoquent une vague de délinquance dans l’État de Guerrero. Il est recommandé d’éviter les villes d’Acapulco, Chilpancingo et Ixtapa-Zihuatanejo”. Son homologue américaine indique quant à elle, dans son dernier message en date du 25 septembre 2018 : “ Alerte à la sécurité – Les forces fédérales remplacent la police municipale à Acapulco”.

 

Comment ce lieu de vacances mondain est devenu un territoire gouverné par les narcotrafiquants?

L’État de Guerrero est sous le contrôle de deux grands cartels de la drogue : les Guerreros Unidos (les guerriers unis) et Los Rojos (les rouges). Mais à Acapulco, la situation est bien plus complexe car de nombreux cartels souhaitent en prendre le contrôle ce qui cause une augmentation des assassinats entre bandes rivales mais aussi de nombreux dommages collatéraux sur les forces de l’ordre ainsi que sur les habitants de la ville et les touristes. Si la ville au début des années 2000 faisait moins parler d’elle, c’est qu’elle était entre les mains d’un seul cartel, celui des frères Beltrán Leyva. En 2008, l’arrestation d’Alfredo Beltrán Leyva, entame la désintégration du clan et incite les clans rivaux à s’emparer de la ville.  L’arrestation huit ans plus tard de son associé El Chapo, chef du cartel de Sinaloa, accentue la situation conflictuelle entre les clans qui pensent avoir la voie libre pour s’imposer dans ce port stratégique.

 

Un combat national

Les touristes étrangers ont délaissé Acapulco et ont migré sur la côte Atlantique dans la péninsule du Yucatan pour des villes telles que Cancún,  réputée pour les fameux Spring break qu’organisent les étudiants américains au début du printemps, ou encore Playa del Carmen, Tulum et Cozumel. Les visiteurs y ont trouvé la beauté des sites, le confort, mais aussi la sécurité. Si le nombre d’homicides est moins alarmant qu’à Acapulco, les cartels mexicains commencent à menacer la zone et les crimes sont en constante augmentation. Ces villes qui connaissent actuellement un essor touristique pourraient elles aussi connaitre le même sort que la « perle du Pacifique » et voir un jour les touristes repartir vers des localités plus sûres. C’est pourquoi, tant que la corruption perdure et que les cartels disposent d’un pouvoir si conséquent au Mexique, le tourisme restera un secteur lunatique avec une faible assurance de se construire sur le long terme. Le combat est donc national et c’est d’ailleurs le principal défi qui attend Andrés Manuel López Obrador, le nouveau président mexicain, qui s’est engagé à vaincre la corruption qui s’est institutionnalisée au Mexique à tous les niveaux depuis des décennies.

Dossier spécial dixième anniversaire 2009-2018

  Dix ans en Amérique : Mexique 

 

Valentina Facey et  Marcela Sofia Florin, élèves de Terminale, Mexico

 

Au Chiapas, une culture qui cherche à se préserver

La déforestation incontrôlée menace les communautés indigènes du Chiapas qui tentent de se regrouper pour y faire face.

Situé au sud-est du Mexique, à la frontière avec le Guatemala, le Chiapas est un des États les plus pauvres du pays mais reste doté de très grandes richesses naturelles. Pour Alejandro Hernandez, coordinateur des forêts méso-américaines du Mexique, le Chiapas est le deuxième État qui dispose de la plus grande superficie forestière du pays. Deux de ses forêts les plus remarquables sont la réserve El triunfo, reconnue en 2015 par la BBC Earth comme « la forêt la plus magique du monde », et au cœur de la jungle de Lacandon, la réserve de Montes Azules, 331 200 hectares de terre maya, la biosphère la plus riche d’Amérique centrale, selon l’UNESCO. Mais ces espaces sont menacés comme l’attestent de nombreux groupes civils de la région qui dénoncent le pillage des actifs naturels de leurs terres et le harcèlement de l’armée mexicaine contre les communautés indigènes pour protéger les multinationales engagées dans des projets d’extraction des richesses naturelles.

                                  La forêt du Chiapas dans la jungle de Lacandon, photo CC BY

 

Une déforestation qui menace les communautés indigènes

Le Chiapas aurait perdu 55% de ses forêts, selon l’organisation non gouvernementale (ONG) américaine The Nature Conservancy. Pour Marco Antonio Lara Ramirez, directeur commercial de l’ONG mexicaine Ambio, c’est « entre 30.000 et 45.000 hectares de forêts qui sont déboisés chaque année ». La déforestation s’est accentuée au début des années 2000 quand le président mexicain Vincente Fox lance le plan Puebla Panama, un projet de développement censé lutter contre la pauvreté, mais qui favorisa l’exploitation des matières premières de la région en encourageant l’implantation de multinationales. Depuis, l’exploitation des terres pour l’élevage, avec plus de 6.2% des surfaces du Chiapas qui y sont consacrées, selon l’institut statistique mexicain l’INEGI, n’a cessé d’accentuer le problème de la déforestation.

 

Dans la réserve de Montes Azules, plus de quarante-cinq communautés indiennes y résident. Et pour les ethnies Chiapanèques comme les Lacandones, les Choles et les Tzeltates, les forêts ont un rôle crucial dans leur identité culturelle. La déforestation provoque ainsi le départ des ethnies vers les villes afin d’y trouver de nouvelles ressources et cet exode menace ces différentes communautés.  Ainsi, la ville de San Cristóbal de Las Casas, capitale culturelle du Chiapas, connait une croissance de sa population de plus de 4% par an, selon l’INEGI, croissance due en grande partie à l’arrivée des migrations indigènes subies, estime l’institut mexicain de statistiques. Martha, qui travaille dans l’hacienda Don Juan de la ville nous explique que « les communautés indigènes comme le peuple des Lavandins vivent en pleine forêt tropicale, une forêt devenue constitutive de leurs traditions car elle fut le seul moyen au XVIème siècle de fuir les incursions militaires et religieuses des Espagnols. » La conservation de la forêt est devenue selon elle « indispensable pour conserver le patrimoine culturel du Chiapas ».

 

Le réveil des peuples indigènes

La désignation pour la première fois d’une candidate indienne à la présidentielle de 2018, par le Conseil indigène de gouvernement du Chiapas, réunissant des représentants de 58 peuples indiens, et de  l’Armée zapatiste, montre la montée en puissance de leurs revendications. La porte-parole María de Jesús Patricio, guérisseuse traditionnelle, connue sous le nom de Marichuy, a pu ainsi lors de débats nationaux plaider la cause des peuples indigènes. La prise de la ville de San Cristóbal, lors de la révolte de l’armée zapatiste de libération nationale (EZLN) en 1994, avait constitué un sursaut des communautés indigènes et avait permis un premier pas vers la reconnaissance des richesses naturelles de leur région. En octobre 2018, des indigènes, étudiants et membres de la Coordination nationale des travailleurs de l’éducation (CNTE) ont défilé dans les villes de San Cristóbal et de Tuxtla Gutièrez pour s’opposer aux projets hydroélectriques, pétroliers et miniers qui menacent les terres et la vie sociale et culturelle du territoire. « Les gens craignent pour leur intégrité en raison de l’historique des menaces et des expulsions qui se sont produits dans la région, notamment parce que les actions de l’armée ont été caractérisées par du harcèlement, des meurtres, des incendies de maisons et des expulsions », explique Claudia Ramos, membre de l’association civile Otros Mundos, dans une interview pour le média en ligne Sin embargo.

                                   Indiens du Chenalhó au Chiapas, photo by Diego Cue / CC BY

Des projets alternatifs

Nombre d’acteurs nationaux préconisent, face à l’extraction des richesses naturelles des multinationales, de développer le secteur du tourisme pour mettre en valeur les zones forestières. Il s’agit par exemple de restaurer les haciendas et les sites archéologiques comme ceux de Palenque, Bonanpak, Yaxchilan. Le dernier projet en date, le train Maya, proposé par le nouveau président Andrés Manuel López Obrador, a pour objectif de faciliter le transit d’un site archéologique ou naturel à l’autre. Mais ces initiatives ne font pas l’unanimité. Ces modèles sont souvent critiqués par des associations locales car ils induisent des répercutions sur la biosphère et favorisent aussi l’homogénéisation de l’identité indienne-paysanne. Les réponses sont donc encore à trouver et c’est par l’association des différentes communautés indigènes et leur capacité à proposer de nouvelles voies de développement possibles que le Chiapas pourra conserver sa véritable identité.

Dossier spécial dixième anniversaire 2009-2018

   Dix ans en Amérique : Mexique 

 

Chloé Palacios et Natalia Martinez, élèves de Terminale, Mexico

 

La mort, synonyme de censure

Au Mexique, les assassinats de journalistes deviennent monnaie courante et ces crimes restent en grande majorité impunis.

 

Le lundi 15 mai 2017, à midi, Javier Valdez Cárdenas est assassiné devant les locaux de son journal Ríodoce, à Culiacán, dans l’État de Sinaloa. Il couvrait notamment la guerre de succession au sein du cartel de Sinaloa depuis l’extradition vers les États-Unis en janvier 2017  du narcotrafiquant Joaquín Guzmán, dit El Chapo. Au Mexique, la lutte contre les cartels cause la mort de deux à trois personnes par jour. Considérée comme la capitale du narcotrafic, Culiacán est l’une des villes les plus dangereuses du pays pour les journalistes qui constituent une cible privilégiée pour les narcotrafiquants.

Javier Valdez savait ce qu’il faisait et était conscient d’être en danger mais souhaitait poursuivre son travail d’investigation, relate la femme du journaliste à la suite de son assassinat. Dans Ríodoce, il racontait en détail la vie au sein du Cartel de Sinaloa, les conflits internes, les luttes de pouvoir et les rapports que les membres du clan pouvaient entretenir avec les hommes politiques. Son but tout au long de sa vie professionnelle fut d’exposer les événements qui menaçaient la vie des habitants de Culiacan. Cette lutte lui coûta finalement la sienne. Cette menace pèse aujourd’hui sur nombreux journalistes mexicains qui ne répondent pas à l’appel de l’autocensure des narcotrafiquants.

 

                                                     Javier Valdez Cárdenas devant son café préféré à Culiacan, État de Sinaloa.

 

Un métier menacé

Avec 11 journalistes tués, le Mexique est devenu en 2017 le deuxième pays, derrière la Syrie, le plus meurtrier au monde pour les journalistes, selon Reporters sans frontières qui le positionne à la 147e place de son classement mondial de la liberté de la presse. Au cours du mandat du précédent président mexicain Enrique Peña Nieto (2012-2018), plus de 1 986 agressions sur des journalistes et 43 assassinats ont été enregistrés dans le pays, selon le dernier rapport de l’organisation non gouvernementale britannique Article 19 qui souligne que très peu de cas ont été résolus. Les aspirants à la profession se font de plus en plus rares et le journalisme d’investigation tombe en déclin. Pour la photographe Jacky Muniello, qui travaille depuis de nombreuses années au cœur de la société mexicaine, “les reportages et le journalisme sont des activités qui nécessitent du courage et de la détermination. Les photographes de presse doivent être des personnes dévouées et passionnées pour réussir à témoigner sur toutes ces fusillades. »

Écrire, « une offrande pour commémorer les victimes »

Les groupes criminels exercent au Mexique une pression telle qu’il est difficile aujourd’hui de suivre l’exemple de Javier Valdez. Les journalistes risquent leur vie mais aussi celles de leurs proches. Écrire sur les narcotrafiquants  devient si dangereux que nombreux journalistes s’autocensurent ou abandonnent la profession. Dans une interview pour le quotidien numérique espagnol Público, le co-fondateur de Ríodoce, Ismaël Bójorquez, reconnait que même si son hebdomadaire publie plus facilement que ses pairs, cela ne représente que 10% de ce qu’ils savent car ils connaissent les limites et les conséquences d’un tel acte. Les menaces ne viennent pas seulement du cartel visé par l’article mais aussi des clans rivaux qui se sentent menacés par la  “publicité” que l’on peut faire à leurs adversaires dans la lutte de pouvoir pour contrôler la ville. Cependant, les journalistes de Ríodoce continuent leur travail car ils considèrent que maintenant, informer ce n’est pas seulement un engagement envers la société mexicaine, mais aussi vis à vis de Javier et des dizaines de journalistes qui sont tués chaque année au Mexique comme Miroslava Breach, le 23 mars 2017, ou Leobardo Vázquez Atzin, le 21 mars 2018. Pour Ismaël Bojórquez, chaque article publié devient alors « une offrande pour commémorer les victimes qui ne cherchaient qu’à dévoiler la vérité de ce qui se passe tous les jours dans leur ville ». Les professionnels de l’information continuent ainsi de se battre au Mexique pour que le journalisme d’investigation ne symbolise plus une nouvelle peine de mort.

 

Dossier spécial dixième anniversaire 2009-2018

  Dix ans en Amérique : Mexique 

 

Alan Jacques, élève de Terminale, Guadalajara

 

Le poids du Tourisme au Mexique

Au Mexique l’industrie du Tourisme représente  9% du PIB et  8% de la totalité des Emplois.

 

Le Mexique entre dans l’histoire.

Selon United Nations World Tourism Organization (UNWTO), en 2017 le Mexique a battu tous les records en se plaçant à la 7eme place des pays les plus visités au Monde avec un chiffre approximatif de 39 Millions de touristes internationaux juste derrière  l’Italie qui reste à la 6eme place, et la France est en tête avec 47 millions.

 

Dans le rapport de SECTUR ( Secretaría de Turismo Mexicano ), grâce aux changements d’administrations gouvernementales, les chiffres du tourisme ont connu une augmentation de 60% entre 2012 et 2017. On remarque que le tourisme depuis l’Europe vers le Mexique a augmenté de 34% dans les 5 dernières années et le volume de touristes depuis l’Amérique du Sud vers le Mexique a connu une augmentation de 97% et quant aux touristes venant d’Asie on observe une augmentation de 127%.

Cette évolution est remarquable, le Mexique possède tous les facteurs pour être dans le top 3 des pays les plus visités grâce à ses plages, sa culture gastronomique reconnue, l’histoire unique de ses “Pueblos Magicos” parmi tant d’autres centres d’intérêts. Malheureusement, les mauvaises décisions administratives ne lui ont pas toujours donné sa juste valeur.

Même si, depuis 5 ans, on observe un changement positif dans les infrastructures d’accueil car l’administration mexicaine sait que le tourisme est un marché à fort potentiel.

Avec la promesse du nouveau président élu, Andres Manuel Lopez Obrador, de ne pas donner suite au nouveau projet de l’aéroport de la ville de Mexico, le tourisme au Mexique ferait un énorme pas en arrière.

Il faudra conserver les acquis et maintenir les industries pour que le Mexique continue à attirer les visiteurs et devienne un pays phare dans ce secteur.

 

Dossier spécial dixième anniversaire 2009-2018

  Dix ans en Amérique : Mexique 

 

Lucia Amaya, élève de Terminale, Guadalajara

 

Le Mexique se diversifie dans le tourisme !

 

Quand on entend le mot “Mexique” la première chose à laquelle on pense ce sont les problèmes d’insécurité, de pauvreté et de corruption : « un pays qui n’avance pas »! Mais tout n’est pas aussi négatif! Le Mexique a progressé dans de nombreux domaines depuis 10 ans, particulièrement dans le secteur touristique.

En effet, le changement économique a été notable ces dernières années. Depuis 10 ans, le marché mexicain s’est diversifié pour ne pas dépendre uniquement des opportunités américaines. Ainsi, le secteur du tourisme a augmenté de 9,5% en 2015. On a pu observer une croissance spectaculaire de l’arrivée des visiteurs internationaux dans les principales villes comme Guadalajara et Mexico avec des chiffres de 26.6% et 17.7% respectivement selon Rodolfo Lopez Negrete, le Directeur Général de la Promoción Turística en México (CPTM). En même temps, avec l’augmentation du tourisme, plus d’emplois ont été générés. On compte que de 2008 à nos jours, la création d’emplois dans ce secteur était de 5,14% par an,  selon la Secretaria de Turismo (Sectur). C’est grâce à notre culture plurielle, à l’attractivité de nos plages et des lieux culturels que nous pouvons aujourd’hui compter sur ces attraits pour maintenir les flux financiers et la croissance de notre pays.

Ces 10 dernières années le Mexique a connu une vraie croissance économique grâce au tourisme.

 

Dossier spécial dixième anniversaire 2009-2018

  Dix ans en Amérique : Mexique 

 

Barraquet Nadine, élève de Terminale, Guadalajara

 

Recycler pour mieux vivre

 

Le 4 avril de cette année dans la ville de Mexico, un jour de pluie, quelques bouteilles, sacs et verres en plastique ont bloqué une bouche d’égout. Peu à peu, l’eau de pluie s’est accumulée dans la rue. Cela a provoqué une terrible inondation. Les voitures flottaient et les personnes paniquaient. Les hommes désespérés, essayaient de réparer ce désastre et mettre les déchets à leur place. 

Cette catastrophe aurait pu être évitée s’il y avait eu quelques bouteilles et sacs en plastique en moins dans les rues.

En 1950, 2,500 milliards d’habitants ont produit 1,5 million de tonnes de plastique. En 2017, 7 milliards d’habitants ont produit 320 millions de tonnes de plastique.

Dans la dernière décennie, le Mexique a créé plus de plastique que ce qu’il avait créé le  siècle dernier. 50% de ce matériel est jeté et termine au fond de la mer. Il n’y a pas de loi fédérale sur la responsabilité à long terme. Les entreprises ne se préoccupent pas pour récupérer le matériel contaminant qu’elles génèrent.

Greenpeace affirme qu’il y a un manque de responsabilité réel de la part des entreprises.

Pour réussir un changement, les grandes entreprises doivent prendre l’initiative d’innover et de trouver des formes plus efficaces de commercialiser leurs produits sans que les déchets ne deviennent un problème croissant.

Miguel Rivas, un membre de Greenpeace Mexique, a lancé, il y a un an, une campagne globale pour réduire l’utilisation du plastique au Mexique. Maintenant, Coca-Cola a le plus grand centre de recyclage d’Amérique: Petstar, à Guadalajara.

Au Mexique, il y a aujourd’hui, trois états; Querétaro, Veracruz et Baja California Sur, qui interdisent l’utilisation de pailles et sacs en plastique. Cinq autres états; Sonora, Durango, Nuevo León, Jalisco et CDMX sont en cours de ratification de cette loi.

 

Rivas Soutien l’idée que le recyclage n’est pas la solution, il faut consommer moins et donc jeter moins. Il dit qu’il faut changer le modèle de consommation avec des dynamiques nouvelles .

Nous pouvons tous contribuer et construire un futur favorable pour le pays. Maintenant que nous en sommes conscients, prenons les bonnes initiatives!

 

 

 

 

 

 

 

Dossier spécial dixième anniversaire 2009-2018

  Dix ans en Amérique : Colombie 

 

Santiago Lopez A., élève de Première, Bogotá

 

La Tragédie de Mocoa en 2017

 

Dans la nuit du 1er Avril 2017, Mocoa, la capitale du département de Putumayo, a subi une tragédie sans précédent. A la suite d’une avalanche, provoquée par des pluies diluviennes et au débordement des rivières (Mocoa, Mulato et Sancoyaco), la ville de Mocoa, située au confluent des trois rivières a été détruit par la force de l’eau. Au total, on a dénombré 330 morts, 76 personnes disparues et plus de 1000 victimes.

 

Au-delà de l’effroi, la catastrophe a mis en évidence l’incapacité des autorités locales de Mocoa et de Putumayo, à la prévenir. Pourtant, le 26 août 2016, l’entreprise Biomad avait publié une étude de risques, alertant des dangers liés aux phénomènes naturels sur ce site. Mais la ville est située dans une des régions les plus périphériques et les plus pauvres de Colombie. Les autorités locales sont restées très démunies, et n’ont pas obtenu l’attention suffisante du gouvernement à Bogota.

 

Cependant, le gouvernement de l’ex président Juan  Manuel Santos, a prouvé sa capacité à réagir au tragique événement, avec le déploiement de secouristes, de forces de police et de l’armée qui ont apporté une aide à la hauteur des besoins. Néanmoins, on peut regretter que les pouvoirs publics ne soient pas parvenus à prévenir cette tragédie.

Source: Rfi

Cette catastrophe a bouleversé le pays et restera sans doute l’une des pires de l’histoire de la Colombie. Le drame ayant été largement relayé par les médias du monde entier, l’aide internationale s’est rapidement mobilisée, provenant de Chine, des Émirats Arabes ou d’Espagne. Les fonds ont servi pour aider à la reconstruction de la ville et aider les victimes de Mocoa.

 

Aujourd’hui, un an après la tragédie, Mocoa poursuit ses efforts de reconstruction, mais les habitants continuent à subir le traumatisme et les pénuries. Malgré tout, les gens gardent espoir pour l’avenir de leur ville en observant les travaux de reconstruction des infrastructures, des ponts, et des aménagements pour prévenir de nouveaux phénomènes climatiques.

Dossier spécial dixième anniversaire 2009-2018

  Dix ans en Amérique : Colombie  

 

Suani Lefèvre et Pierre Pulido, élèves de Première, Bogotá

 

Expédition Antarctique

 

La première expédition colombienne en Antarctique a eu lieu en 2014, même si des initiatives remontent assez loin dans l’histoire (voir le schéma des différentes étapes). Cette expédition nous montre que la Colombie, qui a vécu 50 années de guerre civile, en conflit avec les FARC, commence à rayonner à l’échelle internationale dans le cadre scientifique et environnemental.

Ce projet mis en œuvre par l’Etat colombien montre que le pays a progressé dans les domaines technologique et scientifique durant les dernières années. Ces progrès remarquables font apparaître la Colombie comme un pays en développement avec un fort potentiel économique et scientifique. Ces actions constituent une belle vitrine pour la Colombie qui cherche à attirer des investisseurs internationaux, à tourner la page de la guerre, mais aussi d’une certaine façon, que le pays  veut prendre toute sa place dans la lutte contre le réchauffement climatique.

On peut bien se demander si de tels projets auront une visibilité suffisante à l’international pour proposer une autre vision de la Colombie que celle, très vivace, de son passé.

Dossier spécial dixième anniversaire 2009-2018

  Dix ans en Amérique : Colombie 

 

Darius Harnisch, élève de Première, Bogotá

 

La crise diplomatique “des Andes” de 2008 entre la Colombie, l’Équateur et le Venezuela

 

Le 1er mars 2008, l’armée colombienne a lancé une attaque contre les FARC , organisation révolutionnaire terroriste d’origine colombienne qui luttait contre son gouvernement, dans la région frontalière entre la Colombie et l’Équateur, et qui s’est soldée par la mort de quelques 19 guérilleros, dont le commandant en second du groupe, Raul Reyes, et un soldat colombien. L’attaque visait un camp de guérilla situé à 1,8 km à l’intérieur du territoire équatorien.

L’histoire de l’Amérique latine est profondément marquée par des conflits territoriaux entre états souverains, c’est une histoire confuse,, marquée par des guerres et la formation d’empires, comme la “Gran Colombia” de Simon Bolivar qui réunissait ces trois patries fraternelles. Aujourd’hui, il y a toujours des tensions frontalières, idéologiques, politiques et militaires entre chacun de ces trois pays aux couleurs jaune, bleue et rouge.

Le gouvernement de l’Equateur, à l’époque, représenté par Rafael Correa et son alliance avec différents partis de gauche était fortement opposé au gouvernement colombien de droite, voire de droite radicale d’Alvaro Uribe. Deux pays démocratiques malgré tout, voisins directs ou indirects de la République Bolivarienne Socialiste du Venezuela, moins démocratique et son dirigeant, Hugo Chavez.

La situation était donc déjà fortement problématique par les différentes orientations politiques des gouvernements, mais l’invasion accidentelle des soldats colombiens en territoire équatorien fut, en effet, la goutte qui a fait déborder le vase de la normalité diplomatique du voisinage colombien.

 

Dénommée “Guerre Froide des Andes” par des spécialistes européens, cette crise diplomatique représentait grossièrement une succession de disputes verbales, de malentendus, de menaces et d’exagérations entre chefs d’états. Le président colombien, Álvaro Uribe, a appelé le président équatorien Rafael Correa, comme dans un scénario de type  “téléphone rouge”, affirmant que les forces colombiennes avaient franchi la frontière au cours de combats à la poursuite des soldats de l’organisation “terroriste”, selon Uribe, des FARC (Forces Armées de Révolution Colombienne). Correa, ouvertement opposé au gouvernement d’Uribe et méprisant ses actions en tant que président de droite radicale,  a déclaré qu’il enquêterait sur les événements. Par la suite, il a accusé le président colombien de l’avoir  mal informé ou de lui avoir menti.

 

Mais pourquoi attaquer quelqu’un qui s’excuse déjà formellement auprès de vous? A part l’opposition idéologique apparente entre gouvernements des deux états, Correa avait-il d’autres motivations pour dénoncer les actes de l’armée Colombienne?

 

L’accusation était basée sur les informations fournies par l’armée équatorienne dans la zone bombardée, décrivant ce que Correa a appelé plus tard un « massacre » des soldats révolutionnaires. Selon le président équatorien, des corps vêtus de sous-vêtements ou de pyjamas auraient été retrouvés dans le camp des guérilleros, ce qui indiquait  directement qu’ils dormaient au moment du bombardement aérien (et non lors d’une attaque au sol) et qu’il n’y avait pas eu de « poursuites » comme l’avait informé le président Uribe quelques heures plus tôt.

 

Correa laissait apparaître sa rancune, mais après tout, sa motivation était justifiée,  car son pays avec clairement été attaqué, d’une certaine manière. L’armée colombienne n’avait absolument pas le droit de franchir la frontière.  Normalement, c’était un acte de guerre et une flagrante offense à l’Équateur. Cependant, si cela était  pour défendre sa propre patrie contre une organisation terroriste, les causes et effets de cette attaque colombienne devraient-ils être mis en perspective et reconsidérés par Correa?

 

Les informations autour de cette affaire sont restées confuses. Les reportages à contenu subjectif ont été influencés par les différents pays et selon leurs affiliations politiques. Tout de même, le déroulement de base est connu, ou au moins un scénario de celui-ci: les soldats colombiens ont franchi la frontière de l’Équateur. Ce qui était  une violation de la souveraineté de l’Équateur. Mais le problème n’était pas pour autant  réglé car il fallait s’interroger sur l’essence du groupe révolutionnaire qui était à l’origine de cette guerre et qui a lutté pendant 50 ans contre le gouvernement colombien. Les FARC pouvaient-ils être qualifiés de terroristes et quelles relations ce mouvement communiste entretenait-il avec le gouvernement de gauche de l’Équateur?

 

Après ses accusations et plaintes envers la Colombie, le président équatorien a alors décidé de rappeler son ambassadeur à Bogotá pour des consultations. Le gouvernement colombien a par la suite présenté ses excuses pour ses actes mais a pourtant accusé le gouvernement équatorien de servir de base arrière pour les FARC.

L’Organisation des États américains a autorisé une mission Colombie-Équateur qui proposait ses bons offices pour promouvoir le rétablissement de la confiance entre les deux gouvernements ainsi que la  prévention et la vérification de tout incident frontalier.

 

Alors que l’on pensait la crise résolue, un autre acteur fit son apparition, en la personne du président du Venezuela, Hugo Chavez. Par opportunisme, il vit dans cette affaire une occasion pour dénoncer son “ennemi idéologique”, le président de la Colombie. Hugo Chávez, a déclaré que si la Colombie lançait une opération similaire à l’intérieur des frontières du Venezuela, il la considérerait comme un casus belli, donc un acte qui causerait directement la guerre, et attaquerait en riposte la  Colombie. Dans la foulée, Chávez a envoyé dix bataillons de la garde nationale vénézuélienne à la frontière entre la Colombie et le Venezuela et a fermé son ambassade à Bogotá. Percevant une opportunité d’alliance et d’amitié avec un pays voisin, Chávez a également offert son soutien au président équatorien Correa.

 

Il faut rappeler que tout cela s’est fait en l’espace de deux jours, mais l’affaire était loin d’être finie. Les relations diplomatiques avec les voisins plus proches de la Colombie se sont donc aggravées considérablement par la suite. Mais le gouvernement colombien trouva une manière de se défendre et de retourner le débat contre l’Équateur et le Venezuela.

Lors d’une conférence de presse tenue le 3 mars 2008, le chef de la police nationale colombienne, Oscar Naranjo, a déclaré que leurs services de renseignement avaient retrouvés trois ordinateurs de Raúl Reyes contenant des informations détaillées établissant une relation étroite entre les FARC et les gouvernements de Hugo Chávez et Rafael Correa. Le chef de la police a expliqué que ces documents prouvaient que le gouvernement équatorien avait convenu avec le général des FARC, Reyes, de lui fournir un sauf-conduit sur le territoire équatorien. Il a également accusé le Venezuela d’avoir prévu de déstabiliser le gouvernement colombien et de fournir de l’uranium aux FARC pour produire une bombe.

 

Une grave crise diplomatique entre les trois gouvernements  émergea à la suite de ces évènements.
En réponse à l’attaque très audacieuse du gouvernement colombien, le gouvernement équatorien nia clairement ces affirmations, en dénonçant la méconnaissance du gouvernement colombien sur les relations entretenues avec les FARC, à visée purement humanitaires, selon lui.

Le gouvernement vénézuélien, à son tour, a rejeté les accusations en disant de manière sarcastique que, de ces ordinateurs sortirait chaque document que le gouvernement colombien jugerait nécessaire.

Lors d’une visite au Brésil, Correa essaya de convoquer la scène internationale comme juge, en faisant une comparaison avec la France. Correa souligna que le président de l’époque, Nicolas Sarkozy, était également en contact avec les FARC, sans que personne ne songe à l’accuser d’une quelconque complaisance à leur égard.

Le doute a persisté sur le véritable contenu des ordinateurs, néanmoins certaines informations auraient aidé l’armée colombienne à éliminer deux généraux des FARC.

 

En réponse à la crise, le gouvernement équatorien de Rafael Correa a décidé de mettre fin à toute relation diplomatique avec la Colombie. Il ordonna la fermeture de l’ambassade équatorienne en Colombie l’expulsion de l’ambassadeur de Colombie. L’équateur a porté plainte contre la Colombie devant les instances juridiques de l’organisation des états américains, ainsi que des familles équatoriennes, qui accusaient l’armée colombienne d’avoir assassiné des équatoriens.

 

Cet événement fut désastreux pour les relations bilatérales des deux pays. La Colombie et sa politique extérieure sont restées marquées par le scepticisme vis à vis des informations et des motivations des gouvernements alentours. Avec une relation déjà difficile avec ses voisins à l’est, le gouvernement d’Uribe subit encore la perte de confiance d’un allié historique au Sud, et cela a plombé les relations régionales pendant une dizaine d’année Ces évènements ont également eu des répercussions internes en aggravant les tensions et la guerre civile.

 

La crise diplomatique des Andes fut réglée par l’administration du président Santos, et l’année dernière, la plainte équatorienne a été retirée de la cour inter-américaine de justice. Cependant, les relations sont restées tendues entre la Colombie et le Venezuela.

Dossier spécial dixième anniversaire 2009-2018

   Dix ans en Amérique : Colombie 

 

Natalia Ortiz Betancourt, élève de Première, Bogotá

Crónica de una crisis anunciada

Chronique d’une crise annoncée

 

Selon les chiffres du service de l’immigration colombien, 935 593 Vénézuéliens sont aujourd’hui dans le pays. Cette migration en provenance du Venezuela a augmenté considérablement les dernières années de la présidence d’Hugo Chavez. A partir de 2005, 18 000 travailleurs dans le secteur pétrolier ont été licencié, et  la politique de forte  redistribution de la richesse aux pauvres, a fait que dans ces deux cas, la classe moyenne et la classe aisée ont été les plus affectées. C’est à ce moment-là que la présence de vénézuéliens en Colombie a commencé à grandir.

 

Mais aujourd’hui, la majorité des personnes touchées sont issues de la classe moyenne et la classe défavorisée: crise économique, instabilité politique, pénurie de produits de base et hyperinflation ont poussé le peuple à  migrer vers les pays voisins, provoquant une émigration massive.

L’inflation au Venezuela pourrait atteindre 1 000 000% à la fin de 2018. Un kilo de viande coûte 9 500 000 bolivars sur un marché de Caracas, alors que le salaire minimum est de 3 000 000  de bolivars, soit environ 0,89 USD.

C’est pourquoi, cette crise Vénézuélienne oblige des milliers de citoyens à partir à la recherche de nouveaux horizons et, à trouver en Colombie une première destination ou un pont pour aller s’installer dans d’autres pays. Mais à cause de cela, aujourd’hui, la Colombie souffre des conséquences tant économiques que sociales.

Le nombre de Vénézuéliens à la recherche de travail est en hausse chaque jour, de sorte que l’offre des citoyens vénézuéliens sur le marché légal ainsi qu’illégal se répercute sur la société Colombienne. L’une des premières conséquences est la détérioration des salaires des Colombiens, en particulier dans les tâches agricoles et dans les zones frontalières. Une autre conséquence de cette immigration massive est la détérioration de la sécurité des citoyens.

 

En effet, la pression sur le système de santé s’accroît. Nombre de migrants arrivent dans des conditions déplorables, souffrant de malnutrition, principalement chez les enfants. Par ailleurs, des maladies telles que le paludisme, la dengue, la tuberculose, la leishmaniose et la rougeole ont déjà fait leur apparition dans les zones frontalières du pays. Ces maladies, dont beaucoup sont épidémiques représentent un risque pour la population colombienne mais aussi, engendre une hausse des dépenses et une détérioration des services.

 

Mais même si cette immigration vénézuélienne à des conséquences sur le plan social et économique, une grande partie de la population colombienne refuse l’idée de fermer la frontière ou l’idée de renvoyer les migrants chez eux. Les colombiens se souviennent que dans un passé récent, le Venezuela avait  aussi ouvert ses portes aux migrants colombiens, aux prises avec la guerre civile et la misère. Le fait que les migrants n’aient  pas d’emplois, ni de nourriture ni des médicaments, n’est pas raison pour les marginaliser. Au contraire, un récent sondage (source: Reportero24) indique que la population souhaite majoritairement que le gouvernement colombien mette en œuvre un plan d’aide spécifique pour les vénézuéliens, et pour un tiers des sondés, un programme d’aide humanitaire. Ces deux dispositifs ont déjà été engagés par les pouvoirs publics.

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