L’émigration mexicaine vers les États-Unis

María Garcin Z., Guadalajara 

 

La migration est indissociable de l’histoire américaine. On la considère comme le déplacement d’individus vers d’autres lieux.  Les causes de la migration n’ont pas toujours été les mêmes, la plus récurrente au Mexique, étant la pauvreté.

 

Selon l’UNICEF, en 2009 au Mexique, 44,2% de la population vivait sous le seuil de pauvreté, dont 10,5% en situation d’extrême pauvreté. La migration provenant du Mexique est la plus jeune de toute l’Amérique latine avec une moyenne d’âge de 25 ans.  Selon l’UNICEF, il existe aussi une migration de mineurs, qui représenterait environ 6.3 millions de personnes. Cela s’explique par le manque d’éducation et de santé (auquel sont exposés 34% des enfants et adolescents mexicains), et l’accès à une alimentation de base (dont 25,5% des jeunes mexicains sont privés).

Aujourd’hui, les États-Unis sont le principal pays d’accueil des migrants mexicains. Selon The Migration Policy Institute (MPI), les États-Unis comptent environ 47 millions d’immigrés, dont 58,5% sont de nationalité mexicaine. Tous espèrent atteindre “l’American Dream”, ce concept véhiculant l’idée que chaque personne, par son travail et son courage peut réussir et devenir prospère.

 

Néanmoins, quelle que soit la motivation, il n’est jamais facile de quitter son pays d’origine et d’aller s’installer ailleurs, dans une culture complètement différente, avec des règles, des valeurs, des traditions et une langue différentes. Ces milliers de personnes connaissent de grandes difficultés d’intégration qui sont souvent source de conflits sociaux au sein du pays d’accueil.

 

Un grand nombre d’américains accusent les immigrés de prendre les postes de travail qui devraient leur être destinés. Cela augmente la xénophobie et le racisme. Il est aussi fréquent que les migrants soient stigmatisés comme délinquants. Les réseaux sociaux et la télévision ont créé une mauvaise image des latino-américains. Cela rend d’autant plus difficile leur intégration au sein de leur nouveau pays. Cette stigmatisation n’existe pas seulement dans les pays d’accueil mais aussi dans les pays de transition. Des études réalisées au Chiapas et à Oaxaca par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD),  pour promouvoir la cohésion sociale, ont montré que le dénominateur commun des régions d’accueil de migrants, est l’accroissement de la violence et de la délinquance.

 

Après les élections présidentielles de 2017 aux États-Unis, le racisme envers les immigrants ou les enfants d’immigrants a augmenté. Une étude du Southern Poverty Law Center, analyse “l’effet Trump” sur l’augmentation du « bullying » dans les écoles, et révèle que plus d’un tiers des professeurs ont constaté une augmentation du racisme.

De plus, le gouvernement de Donald Trump a mis fin au statut DACA (l’Action Différée pour les Arrivées d’Enfance), un programme lancé par l’ancien président Barack Obama en 2012. Le statut protègeait  800 milles jeunes immigrés, appelés « dreamers », entrés illégalement avant l’âge de 16 ans, en leur offrant un moratoire de 2 ans avant leur expulsion et un permis de travail de 2 ans, renouvelable. Cette nouvelle mesure accroit le sentiment de rejet social des populations immigrantes.

 

Il n’est jamais facile de quitter son pays d’origine, et ce n’est seulement  que dans des conditions extrêmes que les personnes décident d’aller chercher des opportunités ailleurs. L’intégration est toujours un processus difficile pour tout le monde mais aujourd’hui les immigrés doivent faire face à un grand nombre d’obstacles qui empêchent leur intégration et donnent naissance à des conflits sociaux.

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