La politique environnementale aux États-Unis: TRUMP VS La Planète

Assah Karl-Yann, Dassen Santiago, Hernandez Ian, Washington     

Une nouvelle gouvernance se dessine aux Etats-Unis avec l’arrivée du nouveau président, D. Trump, au pouvoir. Les idées en matière de protection de l’environnement et de politique climatique de ce dernier s’opposent sur certains points aux lignes directrices définies sous la présidence de B. Obama. L’attitude des États-Unis, vis à vis de certains traités ou certains types de dispositifs est mise en question :

  • Le Sommet de la Terre de Rio, 1992,  a reconnu que les problèmes environnementaux et de développement de plus en plus graves auxquels le monde est confronté exigent des solutions globales; La reconnaissance que les solutions à ces problèmes exigent la coopération entre les nations et entre tous les secteurs de la société et la reconnaissance que le bien-être de l’humanité dépend du bien-être de la nature.
  • Le Protocole de Kyoto, 1997, oblige les pays signataires à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Conséquemment, les émissions ont baissé.
  • La COP 21, 2015 (signé par le Président Obama), va entraîner des changements pratiques dans les villes pour réduire l’impact sur l’environnement (“Smart Cities”), va favoriser une augmentation importante des investissements pour la recherche et le développement de technologies à faibles émissions de carbone et des moyens d’accélérer leur diffusion dans les pays en voie développement.
  • Le marché du Carbone (Co2) est un système d’échange de droits d’émissions de gaz à effet de serre, de crédits carbone et de quotas carbone.
  • Clean Power Plan et Climate Action Plan (mis en place par B. Obama, considéré comme le plus grand pas réalisé par les Etats-Unis contre le réchauffement climatique), oblige la réduction de la pollution carbonique des centrales électriques et encourage l’emploi d’énergie renouvelables ( conservation des énergies fossiles (ex: le pétrole et le gaz)

Source: Image https://pixabay.com/en/pollution-global-warming-environment-2049211/

Sous la présidence de B. Obama, l’État a joué un rôle important dans la lutte contre le réchauffement climatique et d’autres questions environnementales. Tout d’abord, l’ancien président a créé trente-quatre parcs nationaux, équivalent à 2,2 millions km² d’espace protégé. En effet, cette mesure est significative la position de l’État dans la politique environnementale, mais la décision de combattre l’effet de serre et de réduire les émissions de carbone à fait  polémique. Tout d’abord, les autorités américaines ont lancé le Climate Action Plan, ou Plan d’Action Climatique, pour encourager l’utilisation d’énergies renouvelables et pour combattre l’usage des énergies fossiles. De plus, en 2015 Obama a mis en place le Clean Power Plan qui établit une limite d’émissions de carbone aux centrales électriques pour la première fois. Finalement dans la lutte contre le réchauffement climatique, les États-Unis ont signé les accords de Paris lors de la COP 21. Cela témoigne de la volonté de l’administration américaine, sous la présidence de B. Obama, de conduire globalement la lutte pour ralentir le changement climatique. En addition au combat climatique, lors de la présidence d’Obama les États-Unis ont développé l’industrie des énergies renouvelables. Favorisé par les subventions de l’État, l’énergie solaire s’est répandue à tel point qu’en 2020 jusqu’à 3,8 millions de ménages seront alimentés en électricité produite par l’énergie solaire. Finalement, l’administration Obama a cherché à réduire l’impact des énergies fossiles. Dans ce but, le Président Obama a interdit le forage dans plusieurs régions de l’Arctique, l’Atlantique et l’Alaska et son gouvernement s’est opposé à la construction de l’oléoduc  Keystone en Dakota du Nord (qui traversait une réserve « indienne »). En intervenant dans la politique environnementale, B. Obama a combattu contre le réchauffement climatique et il favorisa le développement d’énergies renouvelables en dépit des énergies fossiles.

https://pixabay.com/en/capitol-washington-political-32309/

En revanche, Donald Trump a une vision très polémique concernant le réchauffement climatique. Il a affirmé à de nombreuses reprises qu’il ne croit pas au réchauffement planétaire. Il a prétendu que ce réchauffement est une invention créée par l’Etat chinois. Le 6 novembre 2012 il a publié sur son compte Twitter “The concept of global warming was created by and for the Chinese in order to make U.S. manufacturing non-competitive.”(Le concept de réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois afin de rendre la fabrication des États-Unis moins compétitive.’’)

En outre, D.Trump a déclaré qu’il n’entendait pas respecter l’accord historique de la COP21 signé par son prédécesseur à la Maison Blanche. Myron Ebell (conseiller sur les questions d’environnement du Président D. Trump) a indiqué en janvier 2017 lors d’une conférence de presse à Londres “The U.S. will clearly change its course on climate policy. Trump has made it clear he will withdraw from the Paris Agreement. He could do it by executive order tomorrow or he could do it as part of a larger package.” (“Les États-Unis vont clairement changé de direction concernant la politique environnementale. Trump a précisé qu’il se retirerait de l’Accord de Paris. Il pourrait le faire par ses pouvoirs exécutif demain ou il pourrait le faire dans le cadre d’une action plus importante”)

Après son investiture, Le Président D. Trump a décidé de faire des choix plutôt brusques et controversés. En effet, le soir même de de son investiture, le nouveau président décide d’enlever la page concernant le réchauffement climatique sur le site de la maison blanche. Outrage, surpris et abasourdis de nombreux scientifiques on fait appel à D. Trump pour que ce dernier accepte les nombreux faits qui prouve l’existence du réchauffement climatique. Après avoir suivi la marche des nombreuses femmes, un grand nombre de scientifiques ont planifié des démonstrations en masse dans la capital du pays.

Enfin, il faut signaler que Scott Pruitt directeur de l’Agence de Protection Environnementale (APE) choisi par D. Trump pour présider l’institution, n’est pas en parfait accord avec la position du Président sur le réchauffement climatique.

Pruitt contrairement à D. Trump, ne croit pas que le réchauffement planétaire est une farce ou une invention. Il a cependant refusé de préciser si il penser que le réchauffement climatique était un problème créé par l’homme. Seulement le futur indiquera si D. Trump honorera ses promesses. Dans ce cas espérons qu’il renonce à sa promesse de ne pas respecter l’accord de la COP21 et qu’il réalise le danger dans laquelle notre planète se trouve.

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